Et si l’homme n’était plus un mouton…

Et si l’homme n’était plus un mouton.
La santé dans tous ces états

Erick Dietrich & Angélique Veillard
Éditions Alexandra de Saint-Prix

Sommaire

Angélique Veillard et le docteur Erick Dietrich ont mis en commun leur expérience pour mener une investigation sur le monde de la censure, de la thérapie et de la diabolisation qui l’entoure. Ils vont montrer que les thérapies ne sont pas là pour « guérir », qu’il n’existe pas de « baguette magique ». Ils vont remettre en cause l’influence mystifiée du passé, de la société et de ses lois « folles » sur la santé des êtres humains, dans une Europe où la répression et l’utilisation de la peur est le point central de nos nouvelles démocraties. Au fil des pages, en décryptant l’influence du passé, l’impact des médias et des normes socioculturelles sur l’être humain, les symptômes et leurs origines, les auteurs vous amèneront à comprendre la folie du monde qui vous entoure et en quoi celle-ci peut s’avérer nuisible pour la santé.

Après une comédie osant remettre en cause le petit monde des thérapeutes et autres marchands de rêves, Angélique Veillard et Erick Dietrich vont vous aider à découvrir que nul ne détient la vérité et l’art de guérir mais qu’il vous est possible de comprendre et percer les mystères de votre mal-être et surtout de trouver la clé pour tenter d’atteindre le bonheur et l’harmonie. Un fabuleux point de départ pour se réconcilier avec soi. Dans cet ouvrage, les auteurs exhortent chacun de nous à devenir « dissident » pour que l’homme ne soit plus un mouton pour l’homme !

Un extrait

« L’homme doit se découvrir pour se comprendre, se poser à distance de lui-même et s’étudier. »

« Depuis des années, une répression morale et psychique s’est sournoisement installée. Au nom des bonnes moeurs, de la morale, du protectionnisme d’État ou du politiquement correct, notre liberté de pensée, de parole et d’opinion est de plus en plus asservie. »

Les auteurs

Angélique Veillard est sexothérapeute, thérapeute analyste & psychosomatoanalyste (thérapies multiréférentielles, psychanalytiques et corporelles). Elle est directrice, formatrice et superviseuse de l’École Francophone de Thérapies et de Coaching. Elle est diplômée en sexologie clinique et en sexothérapie. Elle est née le 23 février 1975, est connue depuis des années pour ses recherches et ses nombreuses publications, dont un livre sur l’inceste L’Interdit Universel, du Mythe à la Réalité, l’Inceste dans tous ses états en 2013.

Connue également pour ses collaborations dans le livre Un Divan dans la Tête du Dr Dietrich, au Québec en 2011 et dans la comédie Nous avons Dieu en Thérapie coécrite avec le Dr Erick Dietrich, aussi en 2011.

Angélique Veillard est membre de Psycho-Ressources:
https://www.psycho-ressources.com/sexologue/paris/angelique-veillard.html

Le Docteur Erick Dietrich est un thérapeute avant-gardiste né le 18 mai 1955 à Alger. Il est diplômé de la faculté de médecine de Lille, lauréat de l’institut de sexologie de Paris, diplômé de l’université de Rennes en sexologie clinique, directeur de recherche et d’enseignement au département de l’École Francophone de Thérapies et de Coaching. Sexologue et psychothérapeute agréé par l’ARS, il a aussi été formé au Centre International des Sciences Criminelles et Pénales.
Il est moniteur de plongée et médecin fédéral, skipper et a écrit de nombreux ouvrages.

Erick Dietrich  est membre de Psycho-Ressources:
https://www.psycho-ressources.com/erick-dietrich.html


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L’homme est né pour trahir son destin. (Paolo Coelho)

image-nuages-crica-libBiographie

Paulo Coelho est né à Rio de Janeiro, d’un père ingénieur appartenant à la classe moyenne brésilienne. Il fréquente l’école jésuite de San Ignacio. Ses parents le veulent ingénieur, Paulo aime le théâtre. Quand il annonce à sa mère qu’il souhaite devenir écrivain, sa mère lui répond : « Mon chéri, ton père est un ingénieur. C’est un homme raisonnable et logique avec une vision très nette du monde. Sais-tu exactement ce qu’est un écrivain ? ». Après quelques recherches, Paulo découvre qu’un écrivain « porte toujours des lunettes et ne se coiffe jamais » et a le devoir « de ne jamais être compris par sa génération ».

Les livres de Coelho sont des romans à tendance philosophique abordant la spiritualité, à la manière d’un vaste conte. Une spiritualité syncrétique, qui méconnaît les orthodoxies, empruntant à des traditions très diverses, et parfois contradictoires : religions, courants philosophiques, mysticisme, spiritisme, méditation, surnaturel, ésotérisme, etc. Le style fluide et direct, aisé à traduire, et la trame simple des récits ont permis à Coelho de toucher un très vaste lectorat, dans toutes les cultures.

Extrait de Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Paulo_Coelho

Sa plus grande oeuvre: L’Alchimiste

L’Alchimiste est un conte philosophique de Paulo Coelho paru en 1988. La traduction française, signée Jean Orecchioni, a été publiée en 1994.

La légende qui est à la source de cet ouvrage est celle du fondateur d’une synagogue de Cracovie : Isaac Jakubowicz. Le roman est basé sur une nouvelle de Jorge Luis Borges, Le Conte des deux rêveurs.

Le héros de ce court roman est un jeune berger espagnol, Santiago. Lors d’un voyage qui le conduit d’Andalousie aux Pyramides d’Égypte, en passant par Tanger et le désert du Sahara, il découvre sa « légende personnelle » grâce à l’aide d’un roi et d’un alchimiste.

Cette légende personnelle est le projet particulier et favorable dont nous sommes tous porteurs et dont l’accomplissement dépend de notre capacité à retrouver nos envies profondes : « Si vous écoutez votre cœur, vous savez précisément ce que vous avez à faire sur terre. Enfant, nous avons tous su. Mais parce que nous avons peur d’être désappointé, peur de ne pas réussir à réaliser notre rêve, nous n’écoutons plus notre cœur. Ceci dit, il est normal de nous éloigner à un moment ou à un autre de notre « Légende Personnelle ». Ce n’est pas grave car, à plusieurs reprises, la vie nous donne la possibilité de recoller à cette trajectoire idéale1. »

L’Alchimiste, qui a fait connaître Paulo Coelho du grand public, au Brésil puis en Europe, est devenu un bestseller mondial vendu à plus de 65 millions d’exemplaires, en 56 langues.

Extrait de Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/L’Alchimiste

Quelques citations

Quand un homme marche vers son destion, il est bien souvent forcé de changer de direction.

Le bonheur est quelque chose qui se multiplie quand il se divise.

Les rêves donnent du travail.

En ce moment, beaucoup de gens ont renoncé à vivre. Ils ne s’ennuient pas, ils ne pleurent pas, ils se contentent d’attendre que le temps passe. Ils n’ont pas accepté les défis de la vie et elle ne les défie plus.

Quand on veut une chose, tout l’Univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve.

J’ai appris depuis longtemps que, pour soigner mes blessures, je devais avoir le courage de les regarder en face.

On ne peut se fier à un homme si l’on ne connaît pas la maison qu’il habite.

Qu’est-ce qu’un prophète ? C’est un homme qui écoute encore les voix qu’il entendait lorsqu’il était enfant et qui croit toujours en elles.

Même la plus grande sagesse peut être occultée par l’éclat de la vanité.

Dieu peut tout. S’il se limitait à faire ce que nous appelons le Bien, nous ne pourrions pas le nommer Tout-Puissant.

L’homme a rarement le pouvoir de prendre une décision.

Toutes les batailles de la vie nous enseignent quelque chose, même celles que nous perdons.

La peur va jusqu’où commence l’inévitable ; dès lors, elle n’a plus de sens.

Tout le monde peut écrire ce qu’il veut ; mais personne ne parvient à se souvenir de choses qui n’ont jamais existé.

L’homme est né pour trahir son destin.

Un homme doit choisir. En cela réside sa force : le pouvoir de ses décisions.

Les hommes rêvent du retour plus que du départ.

Lorsque l’on tarde pour la cueillette, les fruits pourrissent. Mais quand on repousse les problèmes, ils ne cessent de croître.

Une quête commence toujours par la chance du débutant. Et s’achève toujours par l’épreuve du conquérant.

Tout homme a le droit de douter de sa tâche et d’y faillir de temps en temps. La seule chose qu’il ne puisse faire, c’est l’oublier.

Tout le monde est faible devant la souffrance.

La meilleure manière de connaître et de détruire un ennemi, c’est de feindre de devenir son ami.

Le courage est la peur qui fait ses prières.

Personne ne peut fuir son coeur. C’est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu’il dit.

Ce qui noie quelqu’un, ce n’est pas le plongeon, mais le fait de rester sous l’eau.

Seule l’explosion intérieure permet de briller.

Un peu de folie est nécessaire pour faire un pas de plus.

La coupe des souffrances n’a pas la même taille pour tout le monde.

Quand on ne peut revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure façon d’aller de l’avant.

Le futur a été créé pour être changé.

L’heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil.

Si tu ne veux pas t’attirer d’ennuis, partage toujours la responsabilité.

La folie, c’est l’incapacité de communiquer ses idées.

Avez-vous jamais rencontré quelqu’un qui se soit demandé pourquoi les aiguilles d’une horloge tournent dans un sens, et non dans le sens contraire ?

La conscience de la mort nous incite à vivre davantage.

Les gens ont toujours tendance à vouloir aider les autres, uniquement pour se sentir meilleurs qu’ils ne sont en réalité.

Rien dans ce monde n’arrive par hasard.

La seule utilité réelle de la cravate, c’est qu’on la retire, sitôt rentré chez soi, pour se donner l’impression d’être libéré de quelque chose, mais on ne sait pas de quoi.

Nous sommes tous fous d’une façon ou d’une autre.

L’être humain ne s’offre le luxe d’être fou que lorsque les conditions sont favorables.


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Exemples d’intégration transgénérationnelle

Exemples d’intégration transgénérationnelle
Ouvrage collectif multidisciplinaire

Par Thierry Gaillard et coll. 

Ce livre innove dans la littérature « psy ». Pour la première fois, des spécialistes reconnus, venus de multiples écoles, partagent leurs expériences thérapeutiques autour du « transgénérationnel ». Ils présentent chacun une ou plusieurs thérapies où la prise en compte du transgénérationnel fut déterminante. Ces exemples permettent au grand public de se familiariser avec cette approche, et aux professionnels d’entrer dans le vif du sujet : l’apport du transgénérationnel en thérapie. 
 
Un nombre croissant d’écoles thérapeutiques reconnaissent, aujourd’hui, l’importance de ce qui se transmet entre les générations : le « transgénérationnel ». En effet, les problèmes non résolus que nous héritons inconsciemment de nos aïeux ont une influence parfois déterminante sur nos propres vies.

Cet ouvrage va à l’essentiel : le travail thérapeutique. Au-delà de leurs différences, les thérapeutes attentifs aux dynamiques transgénérationnelles partagent un même esprit de recherche qui vise à distinguer la forme du fond, à décrypter, derrière les apparences, ces histoires non terminées qui se rejouent sur plusieurs générations. Le travail thérapeutique permet d’intégrer ces héritages que nos parents auront, parfois aussi, eux-mêmes reçus de leurs aïeux. En plus de libérer le présent de ce passé qui l’encombre, ce genre de travail conduit à une meilleure connaissance de soi.

Les exemples de thérapie présentés dans cet ouvrage permettront au grand public de se familiariser avec le « transgénérationnel ». Les professionnels de la branche trouveront, pour leur part, de nouvelles et précieuses références ainsi qu’un éventail multidisciplinaire enrichissant.

Les auteurs

Elisabeth Darchis est spécialisée en psychanalyse familiale périnatale, enseignante aux Universités de Paris X Ouest Nanterre et Paris VII Diderot.
Salomon Sellam est médecin, psychothérapeute psycho-somaticien.
Florentina Keller est consultante, psychogénéalogiste et coach.
Pierre Ramaut est psychanalyste transgénérationnel.
Juliette Allais est psycho-praticienne spécialisée en analyse transgénérationnelle et jungienne.
Frédéric Godart est psychanalyste.
Thierry Gaillard est psychanalyste et consultant.

(148 pages , Ecodition 2104 , ISBN 978-2-940540-08-2)

Tous les détails:
http://www.ecodition.net/livre/exemples-dintegration-transgenerationnelle/

EXTRAIT

À notre naissance, chacun de nous rencontre un monde bien particulier, avec ses caractéristiques du moment, matérielles, psychologiques, familiales et culturelles. À cet instant, nous nous inscrivons dans une histoire commencée longtemps avant nous et qui se poursuivra bien au-delà de notre propre vie.

Comme le dit un proverbe chinois, « une génération plante des arbres à l’ombre desquels une autre génération se repose ». Mais si nos ancêtres nous transmettent le bénéfice de leurs efforts, ils nous laissent également le soin d’achever les tâches qu’ils n’auront pas terminées ainsi que les problèmes qu’ils n’auront pas résolus. Nous recevons en effet aussi l’envers de la médaille, un lot d’histoires inachevées et de vécus non intégrés susceptibles de conditionner nos propres destinées. Et, à moins d’être les enfants d’une lignée de parents parfaits, épanouis sur tous les plans, et dans une société qui ne serait pas moins parfaite, nous héritons tous, à la naissance, des histoires non terminées que nos aïeux auront refoulées, déniées, ou encore oubliées. Les analyses transgénérationnelles portent sur ces héritages, conscients et inconscients, pour les intégrer et en tirer le meilleur parti.

L’émergence du « transgénérationnel » dans divers courants thérapeutiques contemporains, ainsi qu’en épigénétique, laisse entendre qu’il existe un dénominateur commun indépendant de ce qui différencie ces disciplines. Or les phénomènes transgénérationnels et leurs lois étaient déjà connus dans l’antiquité et nous en avons de nombreux témoignages historiques. La mise en évidence du transgénérationnel n’est donc pas une découverte contemporaine. Il s’agit plutôt d’une redécouverte que d’une avancée inédite à mettre au crédit des sciences modernes. Le « transgénérationnel » n’est pas une de ces nouveautés qui ne dure que le temps d’une mode et dont on pourrait faire l’économie. Cette fois il s’agit d’autre chose, appelée à s’approfondir, permettant de résoudre quantité de difficultés dont les causes étaient jusqu’ici incomprises.

L’héritage des Anciens

Pour nous approcher d’un dénominateur commun, et donc de l’essentiel, il est utile d’élargir nos références et d’avoir une perspective multidisciplinaire. Derrière les différences qui caractérisent les écoles thérapeutiques nous retrouvons des connaissances ancestrales communes. Que pourraient-elles nous apprendre qui nous éviterait de tout devoir recommencer ? Nos ancêtres ne nous ont-ils pas laissé des enseignements que nous pourrions nous réapproprier ? La psychothérapie et la psychologie (dont l’étymologie signifie « science de l’âme »), seraient-elles les seules disciplines qui n’auraient presque plus de liens explicites avec les sagesses anciennes et les savoirs traditionnels ? Il serait peut-être temps de reconsidérer cet héritage à sa juste valeur. Face aux milliers d’années d’histoire des mathématiques, de l’astronomie, de la physique, de la médecine, de la philosophie, peut-on vraiment limiter la psychologie à son petit siècle d’existence académique et « scientifique » ? Au-delà des résistances de l’égo, l’expérience thérapeutique, l’interprétation de l’inconscient, la mythanalyse, la Daseinanalyse et les analyses transgénérationnelles, nous invitent à renouer avec l’histoire oubliée d’une science de la psyché qui remonte à la nuit des temps.

Pour introduire cet ouvrage collectif multidisciplinaire, quoi de plus indiqué que de rappeler ces anciennes références (traditionnelles). Le recul qu’offre la perspective historique nous ouvre l’horizon pour mieux apprécier la diversité des langages qui se réfèrent au transgénérationnel. Au-delà des différences dans les approches contemporaines, ces références ancestrales proposent encore d’autres discours et d’autres manières de distinguer la forme du fond. Elles nous aident à comprendre les phénomènes transgénérationnels, leurs importances et les règles auxquelles ils obéissent.

Déjà les premières traditions chamaniques sacralisaient le rapport aux origines, aux forces de la nature, et cultivaient la filiation clanique et le rapport aux ancêtres. Dans la Bible nous trouvons de nombreux passages qui mentionnent la transmission d’héritages transgénérationnels. Dans le livre de Job (8.8) l’on peut lire : « Interroge ceux des générations passées, sois attentif à l’expérience de leurs pères. Car nous sommes d’hier, et nous ne savons rien. » Une métaphore connue évoque cette loi de la vie selon laquelle les enfants héritent des conséquences des actions de leurs parents : « les pères ont mangé des raisins verts et les dents des fils en ont été agacées ». Dans l’Illiade de Homère nous trouvons aussi des références à ces héritages transgénérationnels qui semblaient être bien présents dans la conscience collective. Et par exemple, les anciens Grecs parlaient d’une até pour désigner la malédiction qui frappe les héritiers dont les aïeux se seraient mal conduits.

D’anciennes traditions égyptiennes et des textes sacrés font référence à ces lois portant sur les transmissions transgénérationnelles, et, plus généralement, sur l’importance des liens de filiation aux aïeux et aux lieux d’origine. À l’époque, chaque personne était référée à sa filiation et à ses ancêtres dont l’histoire permettait d’identifier la lignée, la ville ou la région d’origine. Cette mémoire avait une fonction préventive pour les nouvelles générations, conscientes de leurs héritages. Celui qui a fait siennes ses origines, qui connaît l’histoire de ses ancêtres, pose sur le monde un regard plus lucide.

Le rapport aux origines

Dans l’antiquité la connaissance de soi était indissociable de la connaissance de ses origines, jusqu’à remonter vers une source de vie originelle, celle divine ou celle du « Big Bang » comme le diraient les scientifiques d’aujourd’hui. N’oublions pas que si nous sommes les enfants de nos parents, et qu’eux-mêmes furent les enfants de leurs parents, nous sommes surtout, et avant tout, les enfants de la vie elle-même – quel que soit le langage employé pour en rendre compte, scientifique, spirituel ou encore mythologique avec ses références au ciel-père et à la terre-mère. En intégrant nos héritages transgénérationnels nous nous rapprochons de nos origines, c’est-à-dire des forces vitales qui s’en dégagent. Dans une telle perspective, de « reconnexion » avec ces forces de vie originaires (auxquelles le chamanisme d’aujourd’hui continue à se référer), le travail d’intégration transgénérationnelle apparaît aussi comme un développement personnel, en tant que soi authentique, ou, autrement dit, en tant que sujet pour reprendre un terme consacré en psychanalyse. »

Thierry Gaillard est membre de Psycho-Ressources:
https://www.psycho-ressources.com/thierry-gaillard.html

Tous les détails sur l’ouvrage:
http://www.ecodition.net/livre/exemples-dintegration-transgenerationnelle/


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Le pratico-pratique de la Catharsis glaudienne

Le pratico-pratique de la
Catharsis glaudienne

Qu’est-ce que la Catharsis glaudienne et d’où cela vient-il ?

La Catharsis glaudienne est une approche et même, une thérapie des profondeurs qui retourne dans ce qui a été vécu précédemment pour libérer ce qui est enfermé et qui est enfermé jusqu’à parfois l’occultation.

C’est-à-dire le fait d’avoir rayé de la mémoire consciente un événement ou une partie d’événement ou les émotions liées à la mémoire consciente. Et cette douleur enfermée continue à agir en nous, surtout si des événements de la vie de même résonance les réactive.

L’occultation, c’est la même chose que le refoulement ?

Non c’est une couche plus profonde, c’est vraiment rayé de la mémoire consciente. Cette approche est née en 1978 et c’est peut-être il y a un an ou deux – puisque l’approche elle, est née sur le plan clinique purement, créée par Albert Glaude – et ce n’est qu’il y a un an ou deux que j’ai pris connaissance des travaux de la psychiatre Muriel Salmona qui confirme au niveau scientifique qu’il y a l’amygdale qui contient – donc un élément du cerveau – qui contient la mémoire douloureuse enfermée et qui fait que cela ne peut pas passer vers l’hippocampe qui traite la mémoire autobiographique. Et donc toutes ces douleurs, ces affects douloureux qui n’ont pas été traités, continuent à agir en nous. Et donc la Catharsis glaudienne, du nom de Glaude, qui a été le découvreur de la Catharsis avec la découverte du Tunnel. Après, il a mis évidemment au point la méthode plus en détails.

Et donc l’occultation, c’est donc un niveau plus profond que le refoulement, mais en même temps, le fait d’occulter comme de refouler, c’est un processus de protection de soi, de défense qui est très positif quand même ?

Oui et même de survie, ce qui permet, parce que la première occultation survient quand on est petit, quand on est enfant, ça permet de ne pas être dans un déséquilibre psychique important.

Et donc si à ce moment là c’est utile, plus tard dans notre vie, c’est pas forcément utile et en plus, ça peut-être des tonnes de symptômes dans notre vie ?

Exactement, ce que évidemment si c’est utile, il y a des décisions pathétiques qui peuvent être prises. Je me souviens d’une petite fille qui avait été abusée, que j’ai rencontrée en consultation et qui disait : « Plus tard, je n’aurai pas d’enfant ». Nous avons été soulagés de pouvoir travailler cela avec elle directement. Elle n’avait pas occulté et elle avait eu un entourage qui avait de l’écoute pour elle.

Nicole Lecocq-François, interview réalisée par Benoît Dumont, Guide du Mieux-Etre (Belgique).
Sur You Tube : http://www.youtube.com/watch?v=v1fuL-w8HVQ

DEUXIEME SEQUENCE :
Concrètement, comment se passe le travail ?

Concrètement, la personne qui me consulte a forcément des symptômes, des choses qui ne vont pas et donc là focalisation est mise là-dessus et nous allons faire une évaluation pour vérifier si c’est bien la Catharsis glaudienne qui est indiquée. Dans cette évaluation, il n’y a pas d’analyse, il n’y a pas de jugement, il n’y a pas d’interprétation. On part de ce qui est là. C’est vraiment une question de connexion. Et donc, après un temps de face à face, elle va aller au divan pour pouvoir être connectée avec le corps, parce que évidemment quand j’occulte, ce n’est pas mon rationnel, ce n’est pas ma pensée qui fait cela. Cela se fait en moi, c’est dans mon corps. Et par le corps, nous allons retrouver les sensations et les connecter avec ce qui s’est passé « avant » et qui est à l’origine des problèmes. C’est le corps qui est vraiment le grand moyen d’accompagner la personne, en connexion, moment après moment, là où elle est, sans jamais d’analyse et d’exercice quel qu’il soit. Et aussi le Tunnel, qui est ce symbole que chacun peut voir et qui est le transfert au fond de tout ce qui est douloureux. C’est un peu la cartographie de la souffrance enfouie, si je puis dire.

D’accord, c’est un peu comme un accompagnement de ce que je vis, en quoi ? en orientant vers une période de ma vie, ou ?

En n’orientant pas, c’est un accompagnement d’un processus, parce que ce que nous avons vécu de douloureux, nous avons besoin de le ressortir. Et c’est parce que ce n’est pas ressorti que cela reste douloureux. Et donc, c’est permettre à la personne de le ressortir en revivant ce qui a été. Alors, nous avons évidemment ce postulat que les symptômes et les réactions étant très forts dans les « mal-être » de la vie, il y a du passé derrière. Et nous proposons au subconscient de faire le lien avec ce passé. Et nous laissons émerger. Et nous ne savons évidemment pas du tout à l’avance ce qui va sortir.

Est-ce qu’on peut imaginer que ce ne soit pas judicieux pour le subconscient de la personne de libérer une expérience traumatisante ?

On peut l’imaginer. Maintenant, ce qui nous montre que le subconscient veut le sortir, c’est qu’il envoie le symptôme de cette manière-là. Le symptôme, c’est au fond le début d’une régression, mais qui n’aboutit pas, parce qu’on analyse, que l’on donne une médication pour empêcher les manifestations et on ne va pas au bout du processus. Le subconscient, il ne faut jamais l’oublier, c’est qu’il a un rôle magistral de protection : il est capable de faire occulter la personne c’est bien de la protection. Mais on ne peut pas demeurer dans une situation confortable toute une vie, du moins quand ce qu’on a vécu est réactivé, sans que cela ne doive ressortir. Et c’est le subconscient qui au fond initie que cela ressorte. Et on ne va jamais ressortir quelque chose qu’on ne peut pas intégrer parce que sinon cela ne sort pas. Le système de protection continue à être efficace, on ne force pas, c’est simplement si cela peut se faire, cela se fera.

Nicole Lecocq-François, interview réalisée par Benoît Dumont, Guide du Mieux-Etre (Belgique).
Sur You Tube : http://www.youtube.com/watch?v=E-oZxogXZ-Y

Nicole Lecocq-François est membre de Psycho-Ressources:
https://www.psycho-ressources.com/psychotherapeute/tilff-liege/nicole-lecocq-francois.html


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Favoriser le coping par l’EMT: un exemple clinique éloquent

Favoriser le coping par l’EMT: un exemple clinique éloquent
Stéphane Migneault, psychologue

Dans ma pratique de la psychothérapie brève, j’ai pu constater à maintes reprises l’utilité de l’EMT (Eye Movement Technique) du Dr Friedberg. L’exemple clinique ci-dessous montre de façon éloquente comment elle suscite le coping, et ce, avec une intervention minimale de la part du thérapeute.

Je reçus un jour en consultation Manon, une femme de 45 ans au physique délicat. Elle était en arrêt de travail depuis plusieurs années en raison de la fibromyalgie et d’autres problèmes de santé chroniques. Lors d’une des séances de psychothérapie, elle me fit part d’un tracas : sa mère, vivant dans une autre ville, allait venir passer quatre jours chez elle. Ma cliente, ayant peu d’énergie, appréhendait cette visite, car sa mère était habituellement déplaisante : celle-ci critiquait sans la gêne la décoration et se permettait de regarder dans les armoires. J’offris à Manon de travailler sur ses appréhensions avec la méthode EMT. Elle me faisait confiance et accepta que nous utilisions cette technique.

Je cernai d’abord avec elle la situation qu’elle appréhendait. Nous la formulâmes ainsi : « Ma mère sera peut-être déplaisante pendant son séjour chez nous. » Ce scénario négatif générait en elle principalement de la tristesse d’une intensité modérée (5/10). Sur le plan physique, elle observait une boule dans son ventre.

Je demandai à ma cliente de se concentrer les yeux fermés sur son scénario négatif associé à sa mère. J’amorçai ensuite une première série de tapotements en alternance sur ses genoux (tapping). Pendant cette série de tapping de trois minutes, elle vit sa mère fouiller et passer des commentaires… Elle se vit ensuite dire à sa mère : « Arrête de faire ça! Arrête de dire ça! » Puis, elle s’imagina secouer sa mère. La boule dans son ventre s’était déplacée dans le haut du ventre. La tristesse s’intensifia un peu (6/10).

J’exécutai une deuxième série de tapping. Plusieurs solutions vinrent alors à l’esprit de ma cliente : 1) effectuer une mise au point avec sa mère dès qu’elle sera désagréable; 2) demander à sa sœur de prendre leur mère deux jours sur les quatre jours prévus; 3) méditer au lever, comme à l’habitude, et avertir sa mère qu’elle a besoin de ce moment pour elle; 4) dire à sa mère d’apporter des mots croisés (le passe-temps favori de celle-ci). Madame prit conscience que sa mère était moins désagréable quand son copain était présent. La tristesse, au terme de la deuxième série, avait diminué (3/10).

J’entamai une troisième série de tapping. D’autres solutions vinrent à l’esprit de ma cliente : 1) sortir de la maison avec sa mère (ex. : faire des marches à leur rythme ou aller à la bibliothèque); 2) regarder des photographies ensemble, activité qu’elles aimaient toutes les deux. Une image mentale étonna ma cliente : elle se voyait souriante en présence de sa mère. Elle imagina ensuite son copain lui dire avec bienveillance : « Va te reposer; je vais tenir compagnie à ta mère ». La tristesse du départ avait complètement disparu (0/10). La cliente ressentait une très légère anxiété (1/10).

J’exécutai une quatrième et dernière série de tapping. Manon se vit répondre aux commentaires déplaisants de sa mère. Elle savait maintenant comment s’y prendre. La tristesse, l’anxiété et la boule dans le ventre s’étaient complètement dissipées. Manon ressentait un soulagement.

Je demandai à Manon de me faire part des changements survenus en elle pendant la séance. La visite de sa mère lui semblait désormais moins catastrophique qu’au début; un sentiment de confiance s’était installé : « Ça va bien aller avec ma mère. Le mieux, c’est de prendre ça au fur et à mesure ». Ma cliente repartit de la séance calme et en paix.

Utile dans quels autres cas?

Les indications de l’EMT sont nombreuses. Elle peut être utilisée pour aider les clients à gérer :
– le stress avant une opération chirurgicale
– la culpabilité d’avoir rompu ou à l’idée de rompre
– la colère par rapport au comportement d’une personne (patron, collègue, etc.)
– l’anxiété à l’idée de devoir parler en public
– la peur de ne pas dormir
– le stress lié à une perte d’emploi ou à un retour au travail
– la culpabilité d’être en arrêt de travail
– l’anxiété avant un examen
– les craintes associées à la grossesse ou à l’accouchement
– les douleurs
– etc.

L’EMT : une technique dérivée de l’EMDR

L’EMT, développée par le Dr F. Friedberg, ressemble beaucoup à l’EMDR en raison de l’utilisation de stimulations bilatérales (ex. : mouvements oculaires rapides, tapotements en alternance sur les genoux). Toutefois, en EMT, on privilégie les stimulations tactiles bilatérales; aussi, chaque série de stimulations tactiles dure plus longtemps : trois minutes (au lieu d’une trentaine de secondes). Le protocole de l’EMT est plutôt simple; par contre, il n’a pas été conçu pour le traitement de souvenirs post-traumatiques.

Comment maîtriser cet outil de thérapie brève?

Depuis 2010, j’enseigne l’EMT à des professionnels de la santé mentale des quatre coins du Québec. À ce jour, près de 500 thérapeutes du Québec ont appris à utiliser cet outil. La formation a été reconnue par l’Ordre des psychologues du Québec en octobre 2012.
Je donne la formation quelques fois par année. Pour connaître les prochaines dates, consultez le www.stephanemigneault.com ou le www.psycho-ressources.com/stephane-migneault.html.

En guise de conclusion

L’EMT est un outil d’intervention permettant de susciter en peu de temps des changements sur les plans émotionnel, cognitif et kinesthésique. Elle facilite la découverte de solutions et favorise un plus grand sentiment d’efficacité personnelle. Je souhaite que l’EMT fasse partie du coffre à outils de plus en plus de psychothérapeutes désireux d’offrir à leurs clients et clientes des méthodes d’intervention rapides et respectueuses de leurs potentialités.

Quelques mots sur Stéphane Migneault

À titre de psychologue, Stéphane Migneault pratique la psychothérapie en bureau privé à Québec. Pour aider ses clients en contexte de thérapie brève, il emploie des techniques telles que l’EMT (eye movement technique), l’hypnose et l’IMO (intégration par les mouvements oculaires). En plus de pratiquer la psychothérapie, il enseigne l’EMT à des professionnels de la santé mentale des quatre coins du Québec. À ce jour, près de 500 thérapeutes ont suivi la formation. Stéphane Migneault est aussi assistant de Danie Beaulieu, Ph. D., lors de formations sur l’IMO. Depuis 2008, il supervise des professionnels dans l’utilisation de cette technique. Sur demande, il donne des conférences destinées au grand public. Enfin, il donne en entreprises des conférences liées à la santé psychologique.

Stéphane Migneault est membre de Psycho-Ressources:
https://www.psycho-ressources.com/stephane-migneault.html


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Formation à la Psycho – Sexologie Appliquée (FPSA) – Y. Dallaire + Iv Psalti.

Nouvelles avancées en thérapie conjugale et sexuelle pour aider les couples à être plus heureux !

La Formation en Psycho – Sexologie Appliquée (FPSA) réunit deux formations de 60 heures en une :

1. Une formation en thérapie conjugale selon l’Approche Psycho – Sexuelle Appliquée aux Couples (APSAC de 8 modules) développée et supervisée par Yvon Dallaire.

2. Une Formation en Sexologie Clinique (FSC de 8 modules) développée et supervisée par le sexologue clinicien belge et auteur Iv Psalti, Ph.D, Docteur en Sciences Biomédicales et professeur à l’ULB et l’ULC.?

Les participant(e)s peuvent prendre soit les deux formations (FPSA de 16 modules, total de 120 heures), soit l’une ou l’autre de ces deux formations (chacune comprenant 8 modules de 7,5 heures), soit un seul ou plusieurs modules suivant leurs besoins de formation ou de perfectionnement.?
Cette formation est disponible à Bruxelles, Lausanne, Lyon, Montréal et Paris. Elle est aussi disponible sur demande. Vous en trouverez la présentation à http://optionsante.com/FPSA.pdf. Cette formation est réservée exclusivement aux professionnels de la relation d’aide et mène à une attestation.

Yvon Dallaire, Auteur, Conférencier et Éditeur

Membre de l’Ordre des Psychologues du Québec, Canada
https://www.psycho-ressources.com/yvon-dallaire.html


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Séminaire: Anthropologie, Psychanalyse… (25 nov. 2014, Paris)

L’Association française des Anthropologues (A.F.A) a le plaisir de vous inviter à participer à son séminaire :

ANTHROPOLOGIE, PSYCHANALYSE ET POLITIQUE REGARDS SUR LES TERRAINS

Accueilli à la Maison SUGER
En partenariat avec le CRPMS
ENTREE LIBRE

Séminaire de l’Association Française des Antrhopologues
Le mardi 25 novembre 2014 de 11H à 13H à la MAISON SUGER

16-18 rue SUGER 75006 PARIS (Métro Saint-Michel)
Centre International de recherches et d’accueil de chercheurs de haut niveau, Maison des Sciences de l’Homme : http://www.fmsh.fr/fr/c/241 l’A.F.A.

Recevra Olivier Douville autour de son nouveau livre
« Les figures de l’Autre. Pour une anthropologie clinique »

Proposé par Olivier Douville, Psychanalyste.
https://www.psycho-ressources.com/olivier-douville.html


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Formation: La sexualité est-elle toujours un acte d’amour ? (15 nov. 2014, Montréal)

La sexualité est-elle toujours un acte d’amour ? Fonctions complétive et défensive de la sexualité.

Formation organisée par l’Institut canadien de sexoanalyse

Formatrice: Katia Fournier, Sexologue clinicienne

 

RÉSUMÉ

La sexualité est-elle toujours un acte d’amour? Si l’on considère que l’expression érotique cherche à la fois à combler des besoins psychoaffectifs tout en remplissant des fonctions d’assurer sa propre survie psychique en apportant des solutions que seul cet état modifié de conscience peut procurer, elle dit quelque chose sur l’amour. Elle est une recherche de réparation et en cela, peu importe le chemin sinueux qu’elle emprunte, même la haine pourrait-on dire, elle parle du besoin d’aimer et de se sentir aimé; de la douleur de s’être senti mal aimé sous laquelle le besoin d’amour est toujours criant.

OBJECTIFS DE LA FORMATION

1. Se familiariser avec la nature conflictuelle de l’érotisme
2. Comprendre les fonctions complétive et défensive de la sexualité
3. Améliorer sa compréhension de la dynamique érotique et des troubles de la vie sexuelle
4. Parfaire ses habiletés d’intervention pour aider les patients à dénouer des difficultés sexuelles

THÈMES ABORDÉS

– Éléments de la théorie sexoanalytique touchant les fonctions de la sexualité
– Érotisme et vie psychique : traumas, conflits et solutions
– Outils cliniques pour dénouer des difficultés sexuelles

KATIA FOURNIER, détient une maîtrise en sexologie clinique de l’Université du Québec à Montréal et cumule 14 années d’expérience en cabinet privé dans l’accompagnement thérapeutique d’individus et de couples souffrant de difficultés sexuelles. Outre sa pratique en cabinet privé au Centre sexologique de l’Estuaire qu’elle a co-fondé, elle forme et supervise des professionnels (psychothérapeutes et médecins) au Québec et en Europe depuis 2006. Elle supervise également des stagiaires de l’UQÀM. Elle fût directrice et rédactrice en chef de la Revue internationale de sexoanalyse (revue.sexoanalyse.com) de 2005 à 2010 et elle publie chaque année des réflexions sur la sexualité et l’érotisme sous forme d’articles ou de communications orales.

DATE : 15 novembre 2014 (durée 6 heures)
Lieu : Montréal – UQAM local à venir

INFOS ET INSCRIPTION
À QUI S’ADRESSE CETTE FORMATION

Cette formation s’adresse à tout professionnel offrant des services thérapeutiques et souhaitant accompagner des patients vivant des difficultés sexuelles.
TARIFS
• 175$ non-membre
• 150$ membre
• 125$ étudiant

DATE LIMITE D’INSCRIPTION
1 novembre 2014

INFOS ET INSCRIPTION
Contacter : Isabelle Le Goff
Téléphone : 514-386-3548

Cette formation sera reconnue par l’OPQ

Institut Canadien de Sexoanalyse
L’Institut Canadien de Sexoanalyse (ICS) est un organisme à but non lucratif, fondé officiellement en 2001. Il représente les professionnels œuvrant dans le domaine de la sexothérapie et utilisant l’approche sexoanalytique dans leur pratique clinique.
http://www.institutsexoanalyse.com


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L’EMT, un outil stratégique en thérapie brève

Beaucoup de psychothérapeutes sont appelés à travailler dans une perspective à court terme. En effet, le nombre de séances auquel ont droit les clients est souvent restreint (ex. : CLSC, PAE) ou bien le budget des clients se trouve limité.

Dans de tels contextes, les thérapeutes ont alors avantage à maîtriser des techniques de thérapie brève. Je me propose de vous en faire découvrir une des plus utiles : l’EMT (Eye Movement Technique) du psychologue états-unien Fred Friedberg, Ph. D.

Qu’est-ce que l’EMT?
Il s’agit d’une technique de psychothérapie simple et efficace qui permet de gérer les émotions négatives au moyen notamment de stimulations bilatérales semblables à celles utilisées en EMDR (p. ex. : tapotements en alternance sur les genoux, mouvements oculaires rapides). Une séance, rarement plus, suffit pour gérer la ou les émotions négatives associées à une situation présente ou future de nature non traumatique. Vu la simplicité de la technique, les thérapeutes peuvent l’enseigner progressivement à leurs clients afin que ces derniers puissent l’utiliser de façon autonome en dehors des consultations.

L’EMT : utile dans quels cas?
L’EMT peut être utilisée, par exemple, pour gérer :

  • le stress avant une opération chirurgicale
  • la culpabilité d’avoir rompu ou à l’idée de rompre
  • la colère par rapport au comportement d’une personne (patron, collègue, etc.)
  • l’anxiété à l’idée de devoir parler en public
  • la peur de ne pas dormir
  • le stress lié à une perte d’emploi ou à un retour au travail
  • l’anxiété avant un examen
  • etc.

L’EMT n’a pas été conçue pour le traitement des souvenirs traumatiques et des symptômes post-traumatiques tels que les flashbacks.

Un exemple clinique : Martine et sa peur de mourir sur la table d’opération
Il y a quelques années, une de mes clientes, Martine, m’annonça qu’elle se ferait enlever une pierre au foie bientôt. Elle me confia ceci : « Je sais que c’est irrationnel, mais j’ai peur de mourir sur la table d’opération. » Comme nous ne pouvions nous revoir d’ici à l’opération, je lui proposai l’EMT comme méthode d’intervention. Malgré l’aspect avant-gardiste de la technique, la cliente se montra disposée à l’essayer.

Je procédai donc à une séance d’EMT. Au cours de l’exercice, le stress de Martine passa progressivement de 10 à 8/10, puis de 8 à 6/10, et de 6 à 1/10. En outre, des pensées rationnelles et optimistes surgirent de sa psyché : « Ça me dit que je ne mourrai pas sur la table d’opération », « Je ne suis pas la première opérée pour une pierre au foie… C’est juste une pierre, c’n’est pas plus grave que ça… », « Je serai bien entourée par une équipe médicale ». En aucun temps je ne lui suggérai ces cognitions. Au total, une trentaine de minutes suffirent.

Quelques jours après l’opération, je fis un suivi téléphonique. Martine affirma ne pas avoir été préoccupée par l’opération après notre rendez-vous. Elle ajouta ceci : « J’ai été stressée seulement quelques minutes avant l’opération, mais pas au point de paniquer ». Je ne pus que me réjouir avec elle de l’efficacité de l’EMT.

Les effets de l’EMT?
Comme le montre l’exemple clinique, l’EMT permet de réduire l’intensité des émotions négatives, mais aussi de susciter l’émergence de cognitions réalistes et nuancées. Dans d’autres cas, les clients trouvent souvent des solutions adaptées au problème abordé.

Comment maîtriser cet outil avant-gardiste?
Depuis 2010, j’enseigne l’EMT à des professionnels de la santé mentale des quatre coins du Québec. La formation a été reconnue par l’Ordre des psychologues du Québec en octobre 2012. Je donne la formation quelques fois par année dans quelques villes du Québec (et bientôt en Europe!). Pour connaître les dates et les villes, consultez le www.psycho-ressources.com/stephane-migneault.html ou le www.stephanemigneault.com.

En guise de conclusion
L’EMT est un outil d’intervention simple permettant de gérer efficacement les émotions négatives. Pour ces raisons, l’EMT continuera sans doute de susciter un intérêt croissant chez les psychothérapeutes désireux d’offrir à leurs clients un catalyseur de changement.

Stéphane Migneault
Psychothérapeute, conférencier, superviseur et formateur
Consultation à Québec
984, boulevard Pie-XII, Québec, Québec, Canada, G1W 4N1
https://www.psycho-ressources.com/stephane-migneault.html


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L’amour, une alchimie

Rien n’est plus difficile que l’amour. Rien n’est plus complexe que la vie à deux. Pourtant, les couples heureux existent. Ce sont ceux qui ont réussi à surmonter les nombreuses illusions, les fausses croyances et ont appris à avoir des attentes réalistes. Décryptage.
Par Barbara Witkowska

Le Vif (N°40 / 3 octobre 2014)
http://www.levif.be

« Qu’il est difficile d’aimer« , chante le Québécois Gilles Vigneault. Ce n’est pas l’avis d’Yvon Dallaire, québécois lui aussi, conférencier, auteur de 25 livres sur les relations hommes-femmes dont quelques bestsellers.

A l’écoute des couples aux prises avec des problèmes parfois impossibles à résoudre, il a une expérience conjugale de plus de quarante ans. Ce chantre de l’amour heureux et grand spécialiste de la vie affective et sexuelle du couple donnera, ces 6 et 7 octobre, deux conférences à Bruxelles (1). Teintées d’humour, de légèreté et de bon sens afin de dédramatiser les difficultés conjugales, en somme tout à fait normales et faisant partie intégrante de la vie.

Barbara Witkowska : Nous vivons à l’époque de « Me, Myself and I ». L’amour entre un homme et une femme a-t-il encore sa place dans ce contexte ?

Yvon Dallaire : Actuellement, à cause justement d’une société très égocentrée et narcissique dont les membres démissionnent à la première difficulté, plus de 50% des couples (mariés ou non) divorcent, dont la moitié avant la cinquième année de cohabitation. On estime qu’environ 30% se résignent et s’endurent pendant des décennies. Il ne reste donc qu’un maigre 20% de couples heureux à long terme, la plupart du temps. Mais ce 20% constitue une preuve que le couple est encore possible et que l’amour peut durer au-delà du temps, des conflits inévitables et des problèmes insolubles.

B.W. : L’un de vos confrères, le psychologue québécois Guy Corneau, dit que « vivre en couple n’est pas une obligation ».

Y.D. : Ce n’est pas une obligation et des célibataires peuvent très bien être heureux à long terme. Mais disons que vivre à deux, c’est mieux et rend la vie plus facile. La preuve: les gens heureux en couple, ayant une sexualité satisfaisante, vivent de 7 à 9 ans plus longtemps que les gens malheureux en couple ou célibataires.

B.W. : Pour aimer l’autre, il faut d’abord s’aimer soi-même. Pourquoi tant de gens ne s’aiment-ils pas?

Y.D. : Effectivement, un grand psy a dit un jour: « Aime ton prochain comme toi-même. » La meilleure façon d’être malheureux, c’est d’avoir des attentes irréalistes ou infantiles: croire que l’on peut tout avoir sans faire d’efforts. Or, l’estime et l’amour de soi se développent à la sueur de notre front. C’est en accomplissant des choses, en atteignant des objectifs réalistes qu’on s’épanouit. Je ne me rappelle plus qui a dit un jour: « Les gens se préoccupent de leur bonheur alors que le bonheur, c’est d’être occupé à faire des choses intéressantes, agréables et conformes à ses attentes. »

B.W. : Aujourd’hui, beaucoup de gens hésitent à se lancer dans une relation amoureuse par peur d’engagement ou d’être rejeté. D’où vient cette angoisse?

Y.D. : Plus la peur d’être rejeté et plus la peur de l’intimité sont élevées, plus les gens auront peur de s’engager. Les hommes et les femmes qui ont confiance en eux et ne craignent pas l’intimité forment des couples engagés à long terme. Evidemment, si l’on vous a trompé ou si vous avez vécu des expériences d’abandon lors de votre enfance, il se peut que vos deux peurs (rejet et intimité) soient exacerbées. Mais si vos parents vous ont fait confiance, vous ont donné des responsabilités tout en vous exprimant leur affection, vous serez plus centré et aurez plus confiance en vous… et en l’autre.

B.W. : La communication est très importante dans un couple. Pourquoi, à l’ère de la communication, les femmes et les hommes communiquent-ils si mal?

Y.D. : On accorde beaucoup trop d’importance à la communication, surtout les femmes, lesquelles croient que communication = compréhension. La communication peut être à la fois source d’amour ou de mésentente, surtout si on l’utilise pour prouver à l’autre que : « J’ai raison, tu as tort », que l’on vise le consensus à tout prix et que le contenu est plutôt « merdique ». Contrairement à beaucoup de mes collègues psy (qui pratiquent la CNV ou communication non violente), mon expertise des couples heureux m’a démontré qu’ils s’envoient cinq à dix fois plus de compliments que de reproches. Ce n’est pas le « Tu » qui tue la communication, c’est ce qui vient après: une critique ou un compliment.

B.W. : Rares sont les couples qui expriment leur amour selon le même langage, dites-vous. Quel est-il?

Y.D. : Selon Gary Chapman, conseiller conjugal américain, il y a cinq langues d’amour : les paroles valorisantes, les services rendus, le contact physique (dont la sexualité), les cadeaux et les moments privilégiés où nous sommes sur la même longueur d’onde. Rares sont les couples où les deux parlent la même langue d’amour. D’où la nécessité de devenir bilingue pour être heureux à long terme. Et même lorsque les deux parlent la même langue, ils ont des accents (accent québécois versus accent belge). Par exemple, si le langage est celui des cadeaux, l’un peut préférer des cadeaux personnels et l’autre des cadeaux utiles.

B.W. : Pour faire durer l’amour, il faut avoir des attentes réalistes. Lesquelles?

Y.D. : Accepter l’autre tel qu’il est. Se mettre d’accord pour vivre avec des désaccords. Apprendre à désamorcer. Arrêter de chercher l’utopiste « âme soeur ». Accepter d’être in-compris. Cesser de chercher la fusion passionnelle. Trouver des routines agréables et en changer régulièrement…

B.W. : D’autres conseils pour que l’amour ne faiblisse pas?

Y.D. : Passer au moins cinq heures en tête-à-tête par semaine pour entretenir nos beaux souvenirs et préparer des projets d’avenir à court (un an), moyen (cinq ans) et long terme (retraite).

B.W. : A Bruxelles, vous allez également parler de la survie d’une famille recomposée. Quels sont les principaux « dangers »?

Y.D. : Aux six sources de conflits insolubles des premiers couples (argent, enfant, belle-famille, partage des tâches ménagères, invasion du travail dans la vie privée et sexualité), il faut ajouter deux nouvelles sources qui font que le taux de divorce des familles recomposées est de 15 à 25% plus élevé: l’envahissement des « ex » et la résistance des enfants de chacun à la venue d’un « étranger ».

B.W. : Pourquoi certaines familles recomposées connaissent-elles moins de problèmes que d’autres?

Y.D. : Comme pour les premières familles, c’est parce que les partenaires se sont très bien entendus, même au-delà de leurs désaccords, sur les principes éducatifs communs à mettre en pratique, dont toujours appuyer l’autre dans sa façon d’intervenir auprès des enfants, y compris des siens. Donc, chaque nouveau conjoint doit donner un certain pouvoir à l’autre sur ses propres enfants. Les enfants ont comme devise « diviser pour régner ». Donc, être solidaires devant les enfants, les siens et ceux de l’autre.

B.W. : Nous sommes tous à la recherche de nouvelles manières de vivre en couple et en famille. Y parviendrons-nous tout seul ou devra-t-on se faire aider par des psys?

Y.D. : A l’amour et à la bonne foi, absolument nécessaires pour la réussite d’un couple, il faut ajouter les connaissances des petites différences « homme-femme » et des dynamiques conjugales plus ou moins conscientes. Il faut aussi faire les efforts nécessaires pour arrêter de faire ce qui ne fonctionne pas. Par exemple : donner des conseils non sollicités, pour les femmes, ou arrêter de croire que l’on peut acheter la paix, pour les hommes. En dernier lieu, il faut faire les efforts nécessaires pour mettre en pratique ce qui fonctionne: complimenter, jouer ensemble, être toujours positif, exprimer ses besoins et non ses frustrations ou ses émotions désagréables, faire des projets…

B.W. : Votre mot de conclusion?

Y.D. : Pour être heureux en couple, il faut mettre les quatre cavaliers de l’Apocalypse à la porte: la critique, la défensive, la fuite et le mépris. (B.W.)

Par Barbara Witkowska
Le Vif (N°40 / 3 octobre 2014)
http://www.levif.be
(Reproduction autorisée)


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