Café sagesse et philosophie, Montréal

Café sagesse et philosophie
Annonce : Causeries autour de différents thèmes des domaines de la sagesse et de la philosophie.

Prochain sujet

Le bonheur
Malgré des siècles de quêtes, le bonheur reste mystérieux. Malgré toutes les philosophies, la spiritualité et la psychologie, il échappe encore aux êtres humains.
Qu’est-ce que le bonheur? Existe-t-il? Si oui, comment y accéder? Est-il réalisable ou n’est-ce qu’un idéal abstrait ou inaccessible?
L’atteint-on par l’amour et l’amitié, par la sécurité matérielle? Est-ce une question de connaissance, de compréhension ou d’intelligence?

Description
Discussions où tous sont invités : amoureux de la connaissance, curieux, intellectuels, profanes, croyants, athées, créateurs, contemplateurs, érudits, simples observateurs… La sagesse est en tous, permettons son expression spontanée!
Nous échangeons sur des sujets touchant la vie intérieure et la relation aux autres et au monde. Ensemble, nous observons ce monde et sa création, la condition humaine, la souffrance des uns, la liberté des autres, le besoin d’amour, de sécurité et d’épanouissement en chacun.

Déroulement
À partir de sujets que je propose, une discussion démarre où nous pouvons partager nos points de vue, opinions, visions et pensées. Au début de la rencontre, je prononce une courte introduction, puis, par des questions qui interpellent les participants et suscitent l’intérêt et la réflexion, le dialogue peut prendre forme. Je dirige l’entretien en apportant mes propres réflexions, en répondant aux questions qui me sont adressées et en orientant la causerie vers les nouveaux sujets émergents.

Modalités
Places limitées à 12 personnes.
Veuillez réserver votre place ici  : www.meetup.com/Cafe-sagesse-et-philosophie
…ou en me contactant. Pour permettre aux personnes intéressées de participer, veuillez honorer votre réservation. Merci!
Les frais de participation sont de 3$. Pour avoir un accès gratuit à la salle, les participants sont invités à se servir au buffet du restaurant.

Date et lieu
Jeudi 5 décembre 2013 à 19h00
Au restaurant Le Commensal, 1720 rue St-Denis, Montréal (métro Berri-UQAM)
La Salle Verte est à l’étage du bas, à droite, au fond.

Informations et réservation
Alain Colpron
info@alaincolpron.com
– https://www.psycho-ressources.com/praticien-relation-daide/montreal/alain-colpron.html


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Ladakh… Itinérance indienne et voyage intérieur

Ladakh
Itinérance indienne… Un voyage intérieur… dans la magie de l’instant présent
Du 12 au 29 juillet 2014

Dans la région du monde où se concentrent le plus de monuments bouddhiques, de monastère en monastère,
à la rencontre de notre Bouddha intérieur…

Il est des lieux initiatiques et magiques chargés des mémoires de vies passées.
L’immensité et la beauté des paysages, les plus grands monastères du Ladakh et la force d’une tradition millénaire toujours vivante confèrent à ces hautes terres himalayennes une ambiance indéfinissable et une aura magique.

Une vie simple où seules les valeurs essentielles ont cours qui visent la sérénité : celles de l’accueil ou du plaisir d’échanger un sourire en se croisant sur un sentier et celles enseignées par Bouddha…

 

Ce voyage est un ressourcement dans la magie d’un quotidien où le naturel et l’immatériel font partie de notre environnement. C’est la qualité de cette Présence qui se développe au fil du temps, au fil des rencontres. Lieu d’étonnement et d’éveil où chaque pierre, chaque regard, chaque murmure nous étonne.

Au fil des siècles, la culture tibétaine a trouvé un espace propice à son épanouissement.
Il y a du mystique partout. Bien au-delà de toutes nos croyances ou appartenance religieuse, nous vivons une véritable expérience intérieure.

Francine Baraban est une aventurière, passionnée par l’aventure humaine et par la rencontre avec l’inconnu. Ses voyages sont dits *initiatiques, du latin ‘’initium’’ qui signifie commencement. C’est une initiation à de nouvelles découvertes, un processus d’éveil qui va transformer notre être par une aspiration à la connaissance et une volonté à donner un sens à sa vie. C’est une expérience individuelle et collective pour que chaque personne, dans une profonde connaissance de soi, trouve en elle sa voie, sa spiritualité *, c’est-à-dire qu’elle trouve en elle les moyens pour donner du sens à la vie, à sa vie, et vivre des moments dans un état d’être qui ne peut être enfermé, endoctriné ou cloîtré dans un temple.

Cela peut être en observant les superbes paysages himalayens ou en visitant un monastère, en méditant à 4000 m d’altitude, en échangeant quelques mots avec une femme qui lave son linge dans la rivière, en savourant un plat préparé avec soin, ou comme le dit le Dalaï Lama, en épluchant des pommes de terre…
Ces voyages sont initiés dans un état d’esprit, une ouverture permanente sur les autres et le monde. Un état d’être qui ne se repose pas sur des idées préconçues, des dogmes sclérosants mais qui tend toujours vers la découverte de l’inconnu, découverte de soi, des autres et de l’univers.
L’expérience de Francine Baraban, fait qu’elle a développé une habileté pour accompagner la personne et le groupe, à partir de ce qui se passe ici et maintenant, en favorisant un contact authentique avec les autres et un « ajustement créateur » à l’environnement.

Qu’est-ce que la spiritualité ?

 *La spiritualité du latin spiritus, esprit, c’est la connaissance de soi par la recherche personnelle de chaque instant, une attention permanente à soi, ses pensées, ses actes et surtout leur compréhension qui déclenchera en nous l’évolution vers la sagesse, la sérénité et l’amour inconditionnel.

Mathieu Ricard :
« Je peux apprendre à exercer mon sens du jugement, pour distinguer ce qui me tourmente et ce qui m’apporte la paix, et donc mieux me connaître. On sent une certaine prise de conscience. L’immense soif de confort matériel qui habite les Occidentaux a atteint une limite. On se rend compte que ce n’est pas ça le bonheur – d’où un certain désarroi, car l’essentiel des vies occidentales est bien tourné vers le confort, qui fait négliger aux gens beaucoup d’autres aspects de la vie. Les Occidentaux redécouvrent aujourd’hui que le bonheur, seule une recherche intérieure peut l’apporter. Cette quête intérieure peut s’inscrire dans une religion, mais pas nécessairement. »

D’un point de vue théologique, la spiritualité est ce qui concerne la vie spirituelle, par opposition à ce qui est matériel. Elle est fondée sur la croyance à l’existence d’une réalité de l’esprit de nature différente de celle du corps, c’est-à-dire de la réalité matérielle de la vie. Dans ce sens-là, il peut y avoir spiritualité sans religion, car ni les dogmes, ni les rites, ni le caractère organisé de cette dernière ne lui sont nécessaires. Au sens philosophique la spiritualité désigne la qualité de ce qui est de l’ordre de l’esprit.

L’être humain fonctionne selon un principe de dualité : chaud-froid, bonheur-malheur, amour-haine, grand-petit, etc… Ce que les bouddhistes appellent le « SAMSARA ». Ce système ne peut pas apporter une paix permanente à l’être humain, tout simplement parce que la dualité ne le permet pas, la paix n’est qu’un état de non guerre dans ce système. La seule façon d’en sortir est de mettre fin à la séparation et à la dualité.

La connaissance de soi parait être la voie royale pour accéder à l’unité. A l’entrée du temple de Delphes, il est inscrit « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les Dieux ». On peut arriver à l’unité grâce à ce que Krishnamurti appelle une « vision pénétrante » de nous-même. La recherche spirituelle n’est pas une fuite du réel, elle ne sert pas à éviter ses blessures. C’est tout le contraire, la connaissance de soi passe par la conscience et la mise à jour des douleurs refoulées.
Dans l’état de réalisation spirituelle, il n’y a plus de division à l’intérieur de moi et entre moi et l’extérieur.

Une libération du passé et du conditionnement : je vois le monde totalement neuf à chaque instant, ce qui me ramène à la parole de Jésus « et vous serez comme des petits enfants ». Un petit enfant voit le monde tel qu’il est sans jugement ni conditionnement. Une absence de jugement et donc de culpabilité sur soi-même et sur les autres. La notion de bien et de mal n’a pas lieu d’être dans cet état. Un accès à la « Connaissance » La Connaissance n’est pas le savoir, ni la perception, il s’agit d’une compréhension totale de la vie qui ne passe pas par l’intellectuel et qui ne peut pas être mis en mots. Un état de joie permanente, il s’agit d’une joie qui n’a pas d’opposé, elle n’a pas de cause. C’est « la joie d’être ».

 » L’amour est notre véritable essence. L’amour ne connaît pas de frontières de caste, de religion, de race ou de nationalité. Nous sommes tous des perles enfilées sur le même fil de l’amour.  » – Amma

La roue de la vie

Ce voyage est original, puisqu’il relie les dimensions:

–  physique, la marche en altitude permet d’affiner nos sensations corporelles et, portés par l’énergie du groupe et par la philosophie bouddhiste, ainsi que par l’immensité himalayenne nous trouvons ou re-trouvons la « forme » et la plénitude de nos facultés.

– psychique avec un travail d’exploration de notre être intérieur et une réflexion en groupe accompagné par une animatrice où chaque personne explore sa présence à l’univers, aux autres et à elle-même.

– spirituelle en lien avec la sagesse millénaire du bouddhisme et la découverte de lieux magnifiques et sacrés et l’ouverture aux grandes questions sur le sens de la vie.

Alliant le savoir-être au savoir-faire dans une écoute et une ouverture du coeur, le quotidien, l’émotionnel et le spirituel s’unifient et toutes les dimensions de notre être sont reliées.

Pour les détails, n’hésitez pas à communiquer avec:
Francine Baraban, Psychothérapeute, Formatrice
Voyage initiatique Petit Tibet: du 12 au 29 juillet 2014
https://www.psycho-ressources.com/francine-baraban.html


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Le lotus: symbole du bouddhisme tibétain

Le lotus – Un des 8 signes auspicieux du bouddhisme tibétain

Le lotus représente la possibilité pour tout être humain de parvenir à l’état de Bouddha quelles que soient les conditions de vie, tout comme la fleur de lotus poussant dans un étang boueux.

Le fait que le lotus soit en même temps fleur et fruit symbolise la simultanéité de la cause et de l’effet au sein de l’existence.

La fleur de lotus est l’un des symboles les plus anciens et aspire à la plus grande pureté, c’est la seule plante aquatique pouvant émerger de la noirceur de la vase pour s’épanouir et se dresser hors de l’eau pour donner une fleur d’une beauté incroyable. C’est justement dans cette impureté qu’est la profondeur des eaux saumâtres, qu’elle va puiser son élégance et sa beauté pour être enfin attirée par la lumière, la nuit elle se referme et sombre sous la surface de l’eau, à l’aube elle sort et s’ouvre à nouveau.
Symbole de pureté absolue et de l’Eveil, emblème de l’élévation spirituelle, le lotus a la particularité de prendre racine dans la vase ou la boue, sa tige baignant dans l’eau tandis que sa fleur s’épanouit majestueusement sur l’eau. Intact face à l’impureté, le lotus symbolise la pureté du cœur et de l’esprit.

Le lotus représente l’élévation de l’âme, d’abord purement matérialiste au travers de ses racines, puis goutant l’expérience de l’eau au travers de sa tige, pour enfin parvenir à l’illumination et l’éveil au travers de sa fleur.
Les bouddhistes tibétains voient au travers du Lotus la véritable nature des Etres, la tige étant le samsara (cycles des vies et morts), la fleur symbolisant la paix et la sérénité.
Le lotus rose incarne le Bouddha Historique Sakyamouni.

Francine Baraban, Psychothérapeute, Formatrice
Voyage initiatique Petit Tibet: du 12 au 29 juillet 2014
https://www.psycho-ressources.com/francine-baraban.html


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Formation Sexoanalyse – Janvier 2014, Montréal

PROGRAMME FORMATION EN SEXOANALYSE
(180 HEURES)
Offert par l’Institut canadien de sexoanalyse

*Il reste deux places disponibles pour les 18 et 19 janv. 2014

Quoi: La sexoanalyse comme théorie et approche clinique offre un savoir spécifique sur le fonctionnement érotique et ses liens avec la vie psychique. En sexoanalyse, le sexuel concerne les faits liés à la genralité (féminité/masculinité), au rapport à l’Autre et à l’autre sexe ainsi que ceux de la vie érotique. Cette formation permettra aux participants d’approfondir leurs connaissances sur les forces conscientes et inconscientes qui animent la vie érotique et de développer des habiletés d’intervention spécifiques en lien avec le matériel sexuel : évaluation d’une difficulté sexuelle, anamnèse, travail de liaisons sur les sphères du sexuel en lien avec le symptôme et la demande présentée par le client, outils d’analyse des fantasmes et des rêves sexuels.
Le programme est accrédité par l’OPQ (RP00503-13).

Pour qui: Tout praticien (psychologue, sexologue, médecin, travailleur social, infirmier, psychothérapeute, etc.) intervenant auprès d’une clientèle présentant des difficultés sexuelles.

Formatrices pour la première année:
Joanne Lépine M.A et Katia Fournier M.A. sont psychothérapeutes et sexoanalystes seniors. Elles sont récipiendaires du prix Stoller de l’Institut International de Sexoanalyse. Elles possèdent une vaste expérience clinique des troubles sexuels. Actives auprès des professionnels qui oeuvrent dans le domaine de la santé mentale, elles sont reconnues comme formatrices et conférencières tant au national qu’à l’international.

Date de la prochaine formation:
Les 18 et 19 janvier 2014.
Date limite d’inscription : 3 janvier 2014.

Coûts et inscription:
Les informations sur les coûts de la formation et le formulaire d’inscription sont disponibles sur le lien suivant :
http://www.institutsexoanalyse.com/formation.html

Pour toute information:
Isabelle LeGoff, coordonnatrice du programme
450-963-0751
institutcanadiendesexoanalyse@hotmail.ca


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Citations de Richard Bach, Pilote et Écrivain

Citations: Richard Bach – Écrivain et pilote américain

Note biographique:
Richard Bach se dit descendant de Johann Sebastian Bach, rien de moins… Il étudie à l’université de Californie avant de devenir écrivain. Pilote réserviste pour l’United States Air Force, il se passionne toute sa vie pour l’aviation qui marque intimement son œuvre, depuis ses premiers écrits, portant directement sur l’aviation, jusqu’aux plus récents, où le vol devient une métaphore philosophique complexe. Bach a eu un énorme succès avec Jonathan Livingston le goéland (1970). Il s’agit là, sans nul doute, de son oeuvre la plus célèbre.

CITATIONS

« Il n’y a pas de problème assez énorme pour qu’on ne puisse pas le fuir. » Extrait de Illusions

« Nous sommes tous des imposteurs dans l’ensemble de ce monde, nous prétendons tous être quelque chose que nous ne sommes pas. » Extrait de Illusions

« Comme on mets peu de temps à s’habituer aux miracles. »

« Ne t’écarte pas des futurs possibles avant d’être certain que tu n’as rien à apprendre d’eux. » Extrait de Illusions

« Responsable signifie capable de répondre, c’est à dire capable de répondre de la manière dont on choisi de vivre.  » Extrait de Illusions

« Il n’est jamais problème qui n’ait un cadeau pour toi entre ses mains. Tu cherches des problèmes parce que tu as besoin de leurs cadeaux.  » Extrait de Illusions

« Plus j’ai envie que quelque chose soit fait, et moins j’appelle ça du travail.  » Extrait de Illusions

« Ta seule obligation en n’importe quelle vie est d’être vrai envers toi-même.  » Extrait de Illusions

« Le goéland qui voit le plus loin vole le plus haut.  » Extrait de Jonathan Livingstone le goéland

« Rien n’est miraculeux. Si l’on apprend ce que sait le magicien, il n’y a plus de magie.  » Extrait de Le messie récalcitrant

« Le paradis n’est pas un espace et ce n’est pas non plus une durée dans le temps. Le paradis c’est simplement d’être soi-même parfait.  » Extrait de Jonathan Livingstone le goéland

« Ca marche toujours lorsqu’on sait ce qu’on fait.  » Extrait de Jonathan Livingstone le goéland

« Ce que je veux, c’est savoir ce qu’il m’est possible et ce qu’il ne m’est pas possible de faire. » Extrait de Jonathan Livingstone le goéland

« Nous sommes libres d’aller où bon nous semble et d’être ce que nous sommes. » Extrait de Jonathan Livingstone le goéland

« Découvrez ce que vous aimeriez faire et faites tout votre possible pour y parvenir. » Extrait de la préface de Jonathan Livingstone le goéland

« Voici un test pour savoir si oui ou non vous avez rempli votre mission sur cette terre. Si vous êtes en vie, non.  »

« Pour pouvoir voler vous devez croire à l’invisible.  »

« Un avion symbolise la liberté, la joie, la possibilité de comprendre. Ces symboles sont éternels. » Extrait de Nothing

« Le monde est notre cahier d’écolier, sur ses pages nous faisons nos exercices. »

« Votre corps, d’une extrémité d’aile à l’autre, n’existe que dans votre pensée, qui lui donne une forme palpable. » Extrait de Jonathan Livingstone le goéland

Richard Bach – écrivain et pilote américain


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Quel oral êtes-vous ?

La période archaïque qui comprend les stades oral et anal s’étend de la naissance à la fin de la première partie du stade anal (2 ans environ). Le stade oral désigne la période durant laquelle les besoins de l’enfant sont comblés par voie orale. Elle intervient en général jusqu’à l’âge de deux ans, mais ses conséquences peuvent vous accompagner tout au long de votre vie (exemple dans le vampirisme).

Quel oral êtes-vous ?

– Si votre mère a répondu trop vite à vos besoins : (mère anxieuse, surprotectrice), vous n’avez même pas eu le temps d’exprimer votre besoin. Adulte, vous avez du mal à avoir des désirs.

– Si votre mère a répondu trop tardivement, voire pas du tout à vos besoins : quand vous ressentiez le manque (générateur d’angoisse), vous avez crié, et si la réponse ne venait pas, vous avez ragé. La rage est un sentiment violent et destructeur, sans espoir, qui se met en place face à l’impuissance à obtenir la satisfaction de ses désirs. Fatigué et épuisé, vous rentrez ensuite dans le marasme. Dans ce troisième cas, cela donne des adultes sous-énergétisés, très fatigués, et porteurs du sentiment qu’ils n’y arriveront jamais.

– Si vos besoins sont satisfaits tardivement, sans aller jusqu’à la rage : vous êtes de type oral. Votre tempérament passif, très dépendant de l’autre, avide, est difficile à satisfaire car ce n’est jamais assez ou assez bien. Vous avez des difficultés de contact et ne supportez pas les frustrations. Vos conduites comportementales sont orientées vers la surconsommation et la toxicomanie.

À cet égard, nous vous mettons en garde contre des idées reçues, les toxicomanes ne sont pas forcément ceux que vous croyez. Héroïnomanes, cocaïnomanes et fumeurs de haschisch, sont en effet les premiers à être montrés du doigt ! Toujours est-il que les plus grands toxicos en nombre et en consommation sont :

  • les fumeurs (ils alimentent l’industrie du tabac et l’État grâce aux taxes) ;
  • les alcooliques (ils font vivre l’artisanat, l’industrie et l’État grâce aux taxes) ;
  • les drogués aux médicaments (ils profitent à l’industrie médico-pharmaceutique) ;
  • les nouveaux drogués de la consommation, les surendettés (ils soutiennent la société de consommation) ;
  • les drogués du sexe (la nymphomane et l’obsédé) et/ou les drogués de l’amour ;
  • les kleptomanes, les mythomanes…

Nous trouvons aussi, issus de cette période : la jalousie, la possessivité, le vampirisme, le cannibalisme.

Si vous mélangez cette “quête orale” insatisfaite à la recherche de l’autre idéal, vous comprendrez que vous resterez toujours insatisfait. Vous cachez toujours votre état dépressif, voire mélancolique, dont vous êtes pleinement conscient. Vous compensez à travers la nourriture, l’alcool, le tabac ou tout autre substitut – y compris sexuel en prenant des amants ou des maîtresses – capable de vous donner un plaisir au niveau oral. Très sensible à la trahison, votre jalousie est liée à votre peur de perdre l’objet d’amour, ainsi le fantasme “que l’autre est toujours en partance” se met en place. Ce fantasme, source d’angoisse et d’anxiété, revient de façon constante et entraîne des attitudes compensatrices et le vampirisme sera pour vous un excellent moyen de vous nourrir de l’autre.

Extrait du texte: Des vampires aux pervers narcissiques.
https://www.psycho-ressources.com/bibli/vampires-pervers-narcissiques.html
Docteur Erick Dietrich – Paris, France
https://www.psycho-ressources.com/erick-dietrich.html


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Supervision clinique, Montréal (Outremont), Ca.

Comme thérapeute il vous est sans doute arrivé d’éprouver un sentiment…

  • D’impuissance devant des impasses thérapeutiques
  • De doute quant à vos habiletés cliniques
  • D’échec face à un abandon de traitement ou à un suicide

Vous aimeriez avoir la possibilité de réfléchir sur votre façon…

  • D’établir et de maintenir le cadre thérapeutique
  • De poser un diagnostic clinique et de travailler les défenses
  • De conserver votre neutralité et votre empathie

Cadre
Cette supervision vous offre un espace de réflexion et d’intégration sécuritaire qui vous permettra de développer une meilleure conscience de vous en interaction avec un patient et d’adopter une position réflexive.

Modalités
La réflexion portera sur les enjeux relationnels du patient, son organisation interne et l’incidence des affects sur l’activation des dyades dans la relation patient/thérapeute, au cours d’une séance.

Superviseur
Bernard Couët est psychologue et psychothérapeute psychanalytique, en pratique clinique depuis plus de 30 ans. D’abord formé en Gestalt, il s’est ensuite tourné vers l’approche psychodynamique et s’est spécialisé dans les troubles psychosomatiques. Il a récemment complété une formation sur la psychothérapie des troubles de personnalité, focalisée sur le transfert et la relation d’objet (TFP), donnée par le groupe du docteur Otto Kernberg, M.D. du «Collège Médical de Weill de l’Université Cornell». Il a été supervisé par les docteurs Frank E. Yeomans, M.D., Ph.D. et Lina Normandin, Ph.D.

Pour plus d’informations :
Bernard Couët, M.Ps. psychologue
https://www.psycho-ressources.com/psychologue/outremont/bernard-couet.html


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Atelier – Le Monde des Émotions

L’objectif de cet atelier est de démystifier le rôle de vos émotions et de reconnaître leur importance dans vos vies.  Toutes nos émotions sont importantes, car elles ont un message à nous apporter.

Je vous parlerai de la joie; la peine; le colère; la peur et aussi de la culpabilité. Après la théorie, vous serez invités à vivre des mouvements d’éveil corporel MLC, afin d’entrer à l’écoute de vos émotions.

Le corps étant un lieu d’accueil de vos émotions!  Une visualisation vous sera proposée.

Samedi le 14 décembre 9h30 à 12h00 tarif: 65$
Si désiré, l’atelier peut se vivre en individuel.
La durée sera alors de 2h00 et le tarif de 80$.
Info: Clinique de Relation d’Aide Psychologique de Verchères.
Info: Brigitte St-Martin 450-583-5477 bsmtra@videotron.ca
Verchères, Québec, Canada.

Brigitte St-Martin, Clinique de Relation d’Aide Psychologique de Verchères
https://www.psycho-ressources.com/brigitte-st-martin.html


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ÉmoTrance : comment transformer vos émotions et votre vie

ÉmoTrance :
Comment transformer vos émotions et votre vie

Gisèle Bourgoin et Caroline Beauchamp
Éditions Nouvelle conscience.

SOMMAIRE:
Ce livre propose un outil simple et efficace  pour gérer le stress et les émotions.
– Une méthode éprouvée et accessible.
– ÉmoTrance a fait ses preuves auprès de milliers de personnes dans le monde.
– Pour la première fois disponible en français.
– À la portée de tous, y compris des enfants.

LES AUTEURS:
Un livre écrit par des auteures expérimentées et engagées.

Gisèle Bourgoin
Forte de son expérience comme  psychologue durant 27 ans, Gisèle Bourgoin se consacre aujourd’hui à faire connaître ÉmoTrance. Depuis 2008, elle anime des ateliers de formation et offre de l’accompagnement individuel. Elle affirme sans ambages qu’ « ÉmoTrance permet d’éviter des mois, sinon des années, de thérapie ! »

Caroline Beauchamp
Auteure, éditrice et naturothérapeute, Caroline Beauchamp œuvre à éveiller la conscience humaine. Son expérience de praticienne ÉmoTrance l’a menée à constater la puissance, l’efficacité et la profondeur de cette technique.

DÉTAILS:
Version numérique :   ISBN 978-2-924341-02-5 (PDF)
Version reliée (papier) : ISBN 978-2-924341-00-1
Version numérique PDF : $9.99 + taxes (Appl. Qué/Can)
Version reliée : $14.95 + frais de livraison
Public cible : Grand public – Genre : Mieux-être
Format : 6 x 9 – Nombre de pages : 88 – Parution : sept. 2013

POUR COMMANDER:
http://www.emotrancequebec.com/boutique.html

ÉmoTrance: Les principes de base et la techniques.
https://aws.psycho-ressources.com/blog/emotrance/


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Et si la sexualité était la réponse…

« – J’ai une bonne nouvelle, murmura-relle avec un fou rire inattendu. Nous devons réapprendre à faire l’amour !
– Je suis d’accord ! dit-il en se laissant gagner par sa bonne humeur. On commence quand ? »

L’ultime alliance

Elle ne répondit pas tout de suite, cherchant la meilleure façon de s’expliquer. Tout en fourrageant dans ses cheveux avec une douceur nouvelle, elle lui demanda d’imaginer un homme des cavernes frappant avec un os sur une carapace de tortue, pour produire un son. En modifiant la force et le rythme du battement, il découvre qu’il peut obtenir des effets différents. Il ignore que son activité s’appellera un jour de la musique et que son jeu préfigure le Sacre du printemps, parce qu’il est incapable de prévoir les apports successifs des générations qui lui succéderont au cours de l’histoire. Par contre, sa descendance immédiate héritera des connaissances qu’il a acquises pendant sa vie et, sur cette fondation, ajoutera de nouvelles pierres à l’édifice du savoir. Sans ce progrès par accumulation, l’homme serait condamné à recommencer indéfiniment le cycle de l’apprentissage. Cette loi de l’évolution s’était vérifiée dans toutes les sphères de l’activité humaine,  à l’exception d’une seule.

– Faire l’amour ? dit Jacques avec émotion. Je comprends ton idée mais tout de même, les moeurs ont évolué depuis ton batteur de Cro-Magnon !

– Les moeurs, bien sûr ! Les fréquentations, les rôles à l’intérieur de la famille, nos connaissances sur les fonctions sexuelles, tout ça, oui bien sûr ! Mais je te parle d’autre chose, Jacques, qui est la disposition de l’être humain à la jouissance amoureuse ! Mes parents m’ont donné une éducation très libérale, et mes questions sur la sexualité ont toujours reçu des réponses sans détour. Alors pourquoi je n’ai jamais réussi à me figurer la réalité de leur accouplement, dans le secret de leur chambre à coucher ? Tu hoches la tête, c’était la même chose pour toi ! La vérité est que personne ne nous a enseigné à faire l’amour…

– C’est vrai, mais je ne vois toujours pas où tu veux en venir.

– Quand tu m’as prise tantôt, je me suis sentie aussi ignorante qu’une couventine au siècle dernier, aussi démunie qu’une vierge au temps des Croisades! Mon esprit savait tout de l’homme, mais mon corps ne connaissait rien de toi. La jouissance amoureuse est pour chacun de nous une terre inconnue : nous n’héritons pas des cartes dressées par les générations qui nous ont précédés… Nous sommes depuis des millénaires les pionniers d’un continent qui n’a jamais été exploré plus loin que les rives !

– Et que vois-tu au coeur du continent ?

– J’entrevois une mutation de l’Amour, comparable à celle d’un battement en poème symphonique ! Tu me trouves exaltée ? Attends la suite ! Nous savions ces choses, toi et moi, mais avant ce soir je ne m’étais jamais interrogée sur les raisons de cette malédiction qui frappe la sexualité humaine et qui l’empêche d’évoluer vers sa métamorphose.

– Et qu’est-ce que tu as découvert ?

– Que Dieu n’aime pas être dérangé !

Elle eut à nouveau ce rire silencieux, dont la propriété singulière était d’ajouter un grain de folie dans ses propos, sans rien soustraire de leur sérieux. Puis elle l’embrassa à pleine bouche avec une gourmandise provocante, vite récompensée. Elle se demandait s’il n’y avait pas mieux à faire que de poursuivre cette conversation en abordant le sujet d’une autre manière.

– Attends, dit-il, je veux savoir !

Elle se coucha sur le dos, gardant pour seul contact sa main dans la sienne, et il fut troublé autant par ce qu’elle lui disait que par les harmoniques de son chuchotement dans le noir. Il l’avait toujours soupçonnée de contrefaire ce timbre voilé et légèrement rauque et il pensait, déconcerté : Elle a ôté son masque, elle a retiré ses vêtements et s’est donnée à moi. Elle continue à me dissimuler sa voix. Pourquoi ?

Elle lui demanda de l’accompagner, le détour en valait la peine. Après avoir mangé du fruit défendu, Adam et Ève avaient eu honte de leur nudité. Dieu les avait vêtus de peaux et chassés du jardin d’Éden en disant à la femme qu’elle enfanterait dorénavant dans la douleur. Pour qui cette honte, et pourquoi cette punition ? Depuis les origines de l’humanité, et dans la plupart des religions, la sexualité de l’homme et de la femme – la femme surtout – était soumise à un carcan de normes et d’interdits qui n’avaient pas d’équivalents dans les autres activités de l’espèce. Les cérémonies initiatiques de la puberté, douloureuses et sanglantes, la circoncision et l’excision, les innombrables pratiques répressives et humiliantes – M. Léonard aurait pu en citer un plein catalogue ! La supériorité masculine de l’homme suffisait-elle à expliquer l’asservissement de la femme au long des siècles, l’infériorité de sa condition dans toutes les cultures et sous les cieux ?

– Bien sûr que non ! dit Jacques. Je me suis souvent interrogé sur cette relation trouble entre violence et sexualité. Mais ce que j’ai du mal à saisir, c’est que ce discrédit dont tu parles a été jeté sur la fonction même dont dépend la reproduction de l’espèce… Sommes-nous à ce point suicidaires ?

– Je n’ai déjoué ce dilemme, dit-elle, que lorsque j’ai compris que la véritable raison d’être des tabous sexuels n’était pas d’empêcher l’accouplement, mais de contraindre le plaisir!

– Mais enfin, pourquoi ? C’est vraiment frustrant ! Je n’ai pas de peine à suivre ton raisonnement à mesure que tu le développes, mais je suis incapable d’en prévoir la prochaine étape… Je ne suis pas sûr d’être à la hauteur, Katja !

– Ne dis pas ça ! murmura-t-elle en lui serrant la main avec force. Si tu savais ! Ne le dis jamais non plus ! Sinon, je vais me taire par peur de te perdre – et si je me tais, c’est moi que j’abandonne ! Et puis, la vraie force de l’intelligence n’est pas de comprendre les choses compliquées, mais de les dépouiller de ce qui les empêche d’être simples.

– Parle-moi encore de la contrainte du plaisir ! dit-il avec un sourire dans la voix.

– Lip service only ! répliqua-t-elle sur le même ton. C’est une observation banale qui m’a mis la puce à l’oreille. De tout temps, les tabous sexuels ont été particulièrement rigides pour ceux qui côtoient de près le religieux et le divin. Je me suis souvenue des vestales qui entretenaient le feu sacré et devaient rester vierges sous peine d’être enterrées vivantes, j’ai pensé au voeu de chasteté des nonnes, au célibat des prêtres, à la mortification des mystiques, et j’en suis venue à me demander si quelque chose, dans la sexualité humaine ne représentait pas une menace pour Dieu.

– Tu te rends compte que tu parles beaucoup de Dieu pour une agnostique ?

– Je parle de Lui en attendant de trouver mieux !

– Et quelle serait cette menace ? dit-il

– As-tu déjà vu des photographies de ces temples hindous, avec leurs sculptures de couples enlacés dans mille et une postures érotiques ?

C’était l’explication : le but de la jouissance amoureuse n’était pas la satisfaction charnelle, mais l’extase mystique ! Ce que l’accouplement réalisait au plan biologique par la procréation, pourquoi ne l’accomplirait-il pas au plan spirituel, par l’orgasme ? On voyait généralement la spiritualité comme une élévation de l’esprit affranchi de la matière. Et si elle était au contraire la fusion totale de l’esprit et de la chair ? Le mythe du paradis terrestre serait alors celui de l’achèvement de cette synergie amoureuse, qui permettait à Adam et à Ève de contempler la face de Dieu.

– Je veux bien, mais ils en ont été chassés ! dit Jacques. Pourquoi ? Et où est la menace ?

– Ne me demande pas pourquoi, j’en ai l’intuition, c’est tout ! La sexualité humaine est à la fois la clé et le verrou, la voie royale et l’impasse… Par leur existence même, toutes les religions postulent que l’Être suprême approuve le culte que lui vouent ses créatures, et les efforts qu’elles font pour s’approcher de lui. Et si le contraire était vrai ? Dieu n’est peut-être pas intéressé à établir un contact avec nous ! Il nous confine au tam-tam sexuel pour nous tenir à distance…

* * *

Lorsque j’ai lu ce texte (tiré du roman de Pierre Billon, L’ultime alliance,publié aux Éditions du Seuil) pour la première fois, je suis resté songeur un très long moment.  Et j’ai relu le texte. En fait, j’ai lu et relu ce texte à de multiples reprises au cours des 15 dernières années, parce qu’il stimulait ma réflexion sur la relation existant entre la sexualité et la spiritualité.  Pour cet article, j’ai eu le goût de vous le présenter et de vous faire part de ces réflexions. Il est très différent de mes autres articles et j’ai eu plaisir à l’écrire ainsi. J’espère que vous aurez plaisir à le lire.

Dans notre religion catholique, la sexualité s’oppose à la spiritualité. À preuve, les porte-paroles de Dieu doivent faire vœu de chasteté. De plus, la sexualité est souvent présentée comme l’autoroute directe pour aller en enfer ; les plus âgés des lecteurs se rappellent certainement avoir vu dans leur enfance des « portraits » de l’enfer où tout le monde est nu et où les organes génitaux des démons (évidemment,  tous des mâles) étaient surdimensionnés.  À l’inverse, les illustrations représentant le ciel y montrent les élu(e)s sans sexe, tous et toutes habillés d’une grande robe blanche, symbole de la pureté. L’essentiel du message : la spiritualité transcende la sexualité. « Nous, prêtres, connaissons le chemin pour accéder au ciel et sommes prêts à vous l’enseigner.

Les baby-boomers, suite à la découverte de la pilule, se sont révoltés contre cette présentation du plaisir sexuel par leurs parents et leurs dirigeants. Ils ont donné naissance au mouvement hippie, dont le slogan était « Faites l’amour, et non la guerre ! » Et tous de partir dans une recherche effrénée du plaisir sexuel sans entrave, sans culpabilité, sans engagement autre que « vivre et laisser vivre ». La nature s’est chargée de ramener l’humain à l’ordre en faisant des infections transmises sexuellement et du sida une épidémie. Le divorce est même devenu la norme lorsque l’engagement conjugal demandait un certain effort, effort s’opposant au plaisir. Ces baby-boomers (pas tous heureusement) sont devenus des êtres égoïstes, pour ne pas dire égocentriques. « Me, Myself and I » est une philosophie de vie qui perdure encore dans nos sociétés de loisirs, en réaction aux normes rigides du début du XXe siècle. Mais se développent aussi les désillusions, le désenchantement et le désabusement d’une sexualité et d’une vie de couple basées exclusivement sur la recherche de plaisirs, de droits et de privilèges. La grande permissivité sexuelle, dépourvue de spiritualité et d’engagement, n’a pas tenu ses promesses.

Certains sont allés chercher du côté de l’Orient un nouveau sens à leur sexualité. L’époque du Nouvel Âge. La sexualité tantrique et la philosophie orientale avec ses différents chakras fut mise sur le devant de la scène et le demeure encore dans de nombreux milieux. J’ai participé au début mars 2003 à un congrès tenu à Rolles, en Suisse romande, congrès intitulé « Tendresse, Sensualité et Sexualité ». Une animatrice remplie de bonne foi est venue nous expliquer que l’énergie du chakra sexuel devait « monter » vers le chakra du cœur et prendre son plein épanouissement dans l’extase du chakra spirituel. Cette extase devant s’entretenir sans cesse et ne jamais se perdre dans une simple (c’est moi qui souligne) décharge physiologique orgasmique. L’homme y était représenté comme le porteur de l’énergie sexuelle, énergie que la femme, présentée comme l’initiatrice, devait élever au niveau des émotions du cœur pour, qu’ensembles, ils puissent se fusionner dans un état de bien-être croissant sans cesse. L’essentiel du message : la spiritualité transcende la sexualité. Nous, gourous, connaissons le chemin pour accéder à cette « extase » et sommes prêts à vous l’enseigner. Cette quête spirituelle ne tient pas non plus ses promesses et nombre de fidèles sont déçus au bout de quelques années de recherche et de pratique (sans parler de tout l’argent dépensé).

Ce que j’apprends de ces démarches, c’est qu’il est illusoire de chercher dans un sens ou dans l’autre (sexualité ou spiritualité) la réponse à notre questionnement existentiel. Pour moi, la véritable spiritualité est impossible sans l’intégration, et non la répression, de la sexualité. Pour moi, aucune sexualité humaine ne peut s’épanouir sans un engagement spirituel. J’entends ici spirituel dans un sens horizontal de relation à l’autre, et non dans le sens vertical de relation à un Dieu ou Gourou. Rien ne sert d’opposer la sexualité à la spiritualité. La sexualité n’est pas le côté animal de notre existence et la spiritualité, le côté humain. Sexualité et spiritualité sont une seule et même chose.

C’est la faiblesse de notre esprit qui nous conduit à opposer les choses ou à les voir selon des grilles d’analyse partielles. Notre pensée n’a malheureusement pas la capacité d’appréhender la réalité dans sa totalité, de façon holistique. La réalité n’est pas ou spirituelle, ou sexuelle, ou romantique, ou rationnelle, ou physiologique… la réalité EST. La réalité est ce qu’elle est. En ce sens, la sexualité est spiritualité, et la spiritualité est sexualité. Rien ne sert de perdre son temps à valoriser l’une par rapport à l’autre. Rien ne sert non plus d’opposer les sexes, en présentant la femme comme meilleure que l’homme (ce qu’implique sa définition d’initiatrice) : ils sont égaux et complémentaires. Les chakras devraient toujours être présentés de façon horizontale et non de façon verticale, suggérant que ce qui est en haut est meilleur.

Et si la sexualité, consommée dans un contexte relationnel amoureux, était perçue comme un hymne à la Création plutôt qu’une pulsion à contenir. Et si le Sexe était Dieu, i.e. la source de toute vie. Et si, au contraire des dires de Katja, loin de nous éloigner de Dieu, la sexualité nous en rapprochait. Peut-être y aurait-il moins de violence entre les peuples et à l’intérieur de nos sociétés, familles et couples. Et si la sexualité était amour.

(Phrases à mettre en exergue)
– La véritable spiritualité est impossible sans l’intégration de la sexualité.
– La sexualité humaine ne trouve sens que dans l’engagement.
– La santé sexuelle, c’est la santé de l’esprit, et vice-versa.

Par Yvon Dallaire

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