C’est l’hiver, c’est l’hiver, c’est l’hiver…

L’hiver arrive plus tôt cette année au Québec !

L’hiver …
Un poème et quelques citations pour accueillir cette dure saison avec philosophie.

Il fait froid

image-hiver-neige-ver-ccoL’hiver blanchit le dur chemin
Tes jours aux méchants sont en proie.
La bise mord ta douce main ;
La haine souffle sur ta joie.

La neige emplit le noir sillon.
La lumière est diminuée…
Ferme ta porte à l’aquilon !
Ferme ta vitre à la nuée !

Et puis laisse ton coeur ouvert !
Le coeur, c’est la sainte fenêtre.
Le soleil de brume est couvert ;
Mais Dieu va rayonner peut-être !

Doute du bonheur, fruit mortel ;
Doute de l’homme plein d’envie ;
Doute du prêtre et de l’autel ;
Mais crois à l’amour, ô ma vie !

Crois à l’amour, toujours entier,
Toujours brillant sous tous les voiles !
A l’amour, tison du foyer !
A l’amour, rayon des étoiles !

Aime, et ne désespère pas.
Dans ton âme, où parfois je passe,
Où mes vers chuchotent tout bas,
Laisse chaque chose à sa place.

La fidélité sans ennui,
La paix des vertus élevées,
Et l’indulgence pour autrui,
Eponge des fautes lavées.

Dans ta pensée où tout est beau,
Que rien ne tombe ou ne recule.
Fais de ton amour ton flambeau.
On s’éclaire de ce qui brûle.

A ces démons d’inimitié
Oppose ta douceur sereine,
Et reverse leur en pitié
Tout ce qu’ils t’ont vomi de haine.

La haine, c’est l’hiver du coeur.
Plains-les ! mais garde ton courage.
Garde ton sourire vainqueur ;
Bel arc-en-ciel, sors de l’orage !

Garde ton amour éternel.
L’hiver, l’astre éteint-il sa flamme ?
Dieu ne retire rien du ciel ;
Ne retire rien de ton âme !

Victor Hugo.

Quelques citations hivernales…

La neige possède ce secret de rendre au coeur en un souffle la joie naïve que les années lui ont impitoyablement arrachée.  Antonine Maillet

A Noël, je n’ai pas plus envie de rose que je ne voudrais de neige au printemps. J’aime chaque saison pour ce qu’elle apporte.  Shakespeare

L’enfance c’est de croire qu’avec le sapin de Noël et trois flocons de neige toute la terre est changée. André Laurendeau

Le temps, c’est quand on va d’un Noël à l’autre. Paul Villeneuve

C’est seulement quand l’hiver est arrivé qu’on s’aperçoit que le pin et le cyprès perdent leurs feuilles après tous les autres arbres. Confucius

Si l’hiver est froid et rigoureux: ton ventre à la table, ton dos au feu. Proverbe français

Dans un large fauteuil, près du foyer béni, Comme on peut voyager, l’hiver, à l’infini!
Hippolyte Laroche

La neige. C’est de la lumière dont la terre est couverte. Des franges d’écume sur les rochers. Un vol de papillons blancs. Roger Mondoloni

Quelle flamme pourrait égaler le rayon de soleil d’un jour d’hiver ? Henry David Thoreau

Fais du feu dans la cheminée, Je reviens chez nous. S’il fait du soleil à Paris, Il en fait partout !
Jean-Pierre Ferland

L’hiver de ta vie est ton second printemps. François Maynard

Se faire aimer, c’est ramasser des trésors de bonheur pour l’hiver. Droz

Les vieillards et les oiseaux affrontent chaque année le même problème : passer l’hiver. Sacha Guitry

Les fleurs du printemps sont les rêves de l’hiver racontés, le matin, à la table des anges. Khalil Gibran

Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été. Albert Camus

Ce n’est pas parce qu’en hiver on dit « fermez la porte, il fait froid dehors », qu’il fait moins froid dehors quand la porte est fermée. Pierre Dac

Le Canada a deux saisons, l’hiver et le mois de juillet. Robert Hollier

J’ai besoin de l’hiver. Car pendant que la nature se repose, l’esprit, lui, peut entrer en ébullition. Jan Sverak

Quand la corneille s’en va, dit l’arbre, plus rien ne m’interesse, je perds mes feuilles, je me laisse aller. Je pense à l’interminable hiver au milieu duquel s’avance un homme avec une hache, j’ai toujours peur qu’il vienne frapper chez moi.  Félix Leclerc

L’hiver, c’est la saison du recueillement de la terre, son temps de méditation, de préparation. Lionel Boisseau

Une parole venue du coeur tient chaud pendant trois hivers. Proverbe Chinois


Publié dans Actualités de la Psychologie | Commentaires fermés sur C’est l’hiver, c’est l’hiver, c’est l’hiver…

Assis pendant des années sur un canapé sans soins

couvert-assis-pendant-des-anneesAssis pendant des années sur un canapé sans soins

La raison: Les droits de l’homme – En cause le canabis.
Faut-il légaliser la consommation?

Par Dr phil. Elisabeth Klein von Wenin-Paburg
Sous la direction de Thomas Bischoff

Drogue et maladie mentale. Elisabeth Klein raconte le cas d’une schizophrénie induite par l’utilisation de la drogue.

SOMMAIRE

Elisabeth Klein raconte le cas d’une schizophrénie induite par l’utilisation de la drogue. Victor était un jeune homme qui, au début de sa vie, avait tous les atouts nécessaires pour réussir. Je sais de quoi je parle. Je me souviens encore de Victor quand il avait vingt ans. C’était une personne dynamique, pleine d’intelligence et avec une conscience de sa propre valeur qui faisait presque peur à son entourage. Le virage tragique qu’il prit par la suite nous montre les dangers que guettent nos jeunes. Une histoire d’amour malheureuse avec une jeune femme malhonnête qui l’incitait à prendre de la drogue, lui suffisait pour basculer dans la schizophrénie.

L’expérience de Victor est une sérieuse mise en garde pour tous ceux qui pensent que la drogue, finalement, ce n’est pas tellement grave et qu’il faudrait que nous légalisions sa consommation. Or, un être humain qui prend de la drogue, même appelé douce, ressemble à une personne qui traverse une autoroute à pied, les yeux bandés et les oreilles bouchées et sans savoir combien de voitures y passent à haute vitesse. Dans une telle situation — totalement hors contrôle —, il y aura un choc brutal ou non. Il s’agit d’un comportement irresponsable qui peut détruire une vie pleine d’espoir.

photo-elisabeth-kleinL’AUTEUR

Dr phil. Elisabeth KLEIN, EDLE VON WENIN–PABURG, Ph.D., B.Ed., F.I.S.N.V.P., D.E.S.P.

Elisabeth Klein et son mari, Robert, sont deux brillants psychothérapeutes qui, en partant des recherches de Sigmund Freud et Carl Gustav Jung, ainsi que des progrès faits dans les domaines de la neurologie et de la recherche sur le sommeil, ont développé un nouveau système psychologique et une méthode de traitement de désordres psychiques: la psychosyntérèse.

Ce système est caractérisé par une conception dynamique de tous les aspects de la vie mentale, consciente et inconsciente, mettant l’accent en particulier sur la puissance thérapeutique du centre énergétique de la psyché, le Soi ou la Syntérèse, ainsi que par une technique élaborée d’investigation et de traitement, basée sur l’activation de la Syntérèse principalement par l’interprétation des rêves.

DÉTAILS

Taille du fichier : 228 KB
Nombre de pages de l’édition imprimée : 52 pages
Utilisation simultanée de l’appareil : Illimité
Editeur : Thomas Bischoff (30 octobre 2016)
Langue : Français
ASIN: B01MG7NOYD

L’ÉDITEUR

logo-bischoffBischoff est un projet qui a été créé afin de rendre accessibles le Dictionnaire Médical DICOKLEIN, les publications de la BIBLIOTHÈQUE INTERNATIONALE DE PSYCHOSYNTÉRÈSE, ainsi que d’autres publications des mêmes auteurs ou d’auteurs qui soutiennent notre mouvement.
http://www.bischoff.ovh

Édition Bischoff Verlag est membre de Psycho-Ressources:
https://www.psycho-ressources.com/toile/psychosynterese.html

COMMANDER
http://www.bischoff.ovh/publi-biblio-fr.html


Publié dans Actualités de la Psychologie, Livres | Marqué avec , , , , , , , | Commentaires fermés sur Assis pendant des années sur un canapé sans soins

Vivre pourquoi ?

couvert-vivre-pourquoiVivre pourquoi ?
Tout sur la vie et l’après-vie.

Dr phil Elisabeth Klein von Wenin-Paburg
& Dr phil Robert F. Klein von Wenin-Paburg

SOMMAIRE

Dans le présent volume, Elisabeth et Robert Klein s’expriment sur leurs convictions philosophiques et religieuses concernant le sens et le but de la vie et les questions fondamentales de la provenance humaine. Ils nous expliquent leur conception nettement «réincarnationiste», basée sur la vie éternelle, sur l’âme immortelle et sur nos propres états profonds reliés à Dieu. Notre vie actuelle sur terre est une incursion dans le temps et l’espace qui nous sert à évoluer. Nous, les humains, sommes tous sur un même escalier menant à Dieu, mais pas sur la même marche. Nous avons déjà passé des vies sur terre et il y a de fortes chances qu’il y en aura d’autres. Mais il est essentiel aussi que chacun de nous puisse trouver des réponses à toute question importante en lui-même. La source de ce savoir réside dans nos rêves pour lesquels il est absolument primordial de noter tous les matins ainsi que dans nos visions et états extatiques. Ce texte explique aussi que la réincarnation est non seulement un concept hindouiste et bouddhiste, mais aussi — selon Saint Thomas d’Aquin — un concept tout à fait chrétien.

DETAILS

Broché: 44 pages
Editeur : CreateSpace Independent Publishing Platform (26 octobre 2016)
Langue : Français
ISBN-10: 9781539781592
ISBN-13: 978-1539781592
ASIN: 1539781593
Dimensions du produit: 14 x 0,3 x 21,6 cm

L’ÉDITEUR

logo-bischoffÉdition Bischoff est un projet qui a été créé afin de rendre accessibles le Dictionnaire Médical DICOKLEIN, les publications de la BIBLIOTHÈQUE INTERNATIONALE DE PSYCHOSYNTÉRÈSE, ainsi que d’autres publications des mêmes auteurs ou d’auteurs qui soutiennent notre mouvement.
http://www.bischoff.ovh

Édition Bischoff Verlag est membre de Psycho-Ressources:
https://www.psycho-ressources.com/toile/psychosynterese.html

COMMANDER
http://www.bischoff.ovh/publi-biblio-fr.html


Publié dans Actualités de la Psychologie, Livres, Publications | Marqué avec , , , , , , , , , , | Commentaires fermés sur Vivre pourquoi ?

Les désensibilisés

image-pharaon-cheval-sm-libLes désensibilisés

Béatrice Dulck
& Marie-pierre Sicard Devillard
Unpsydanslaville

La violence, celle des Dieux, de la nature, comme la violence humaine, ont de tout temps été représentées par les hommes, soit sous forme d’images fixes comme la peinture et la sculpture, soit dans le discours, avec la littérature, le théâtre. Cette fixité première des images empêchait toute confusion avec la réalité. A la fin du XIXème siècle, avec l’invention du cinéma, la projection d’images animées suscite tout d’abord un mouvement d’effroi tant elles paraissent réelles, et sèment la panique chez les spectateurs.

Les moyens techniques actuels permettent que des images soient diffusées dès l’instant de leur prise de vue, et ce à l’échelle mondiale. Et le spectateur doit se demander si ce qu’il voit est bien réel, tout en subissant une distorsion de sa perception de l’espace et du temps. La diffusion mondiale et en direct des images des attentats du 11 septembre 2001 est le point de départ d’un vacillement collectif et individuel : que nous montrent les images ? Réalité ou imaginaire ? Vrai ou faux ?

L’Etat Islamique utilise massivement les images comme outil de propagande. La diffusion intensive de vidéos soignées comme des films hollywoodiens, à grand renfort d’effets spéciaux et de musique entêtante, n’est pas le fruit du hasard. L’islam s’est ancré dans une doctrine aniconique par opposition aux représentations chrétiennes. Les adeptes du djihâd total utilisent contre leurs ennemis les représentations humaines interdites pour eux-mêmes : la diffusion de ces images interdites, pour la plupart extrêmement violentes, est leur arme. Plus précisément, c’est la fascination qu’elles exercent sur leurs spectateurs qui vaut assujettissement de « l’ennemi » et victoire de l’Etat Islamique.

Les vidéos diffusées par l’Etat Islamique utilisent tous les codes occidentaux contemporains : jeux vidéos, objets connectés, voitures de luxe, science fiction, musique rap. Elles suscitent toute une gamme d’émotions : le dégoût, la honte, la tristesse, l’empathie, la joie, la sérénité. Elles proposent et montrent un monde imaginaire régi par les lois de Dieu : une alternative au monde réel.

Les vidéos d’exécution sont d’un autre registre que les vidéos de pure propagande. Les premières vidéos d’exécutions diffusées par Al Qaïda montrent en direct la mort d’otages : crument, sans voile, dans tous les détails obscènes du meurtre. Ce sont des images insoutenables par l’effroi qu’elles provoquent d’une mort annoncée, mise en scène et filmée au plus près de la chair. Il ne s’agit plus de propagande politique à proprement dit, il n’y a pas de discours qui les supportent. Elles ont pour objectif de susciter l’horreur et de semer la terreur, jouant sur l’ambivalence attrait/répulsion, vrai/faux.

Les recruteurs de l’Etat Islamique utilisent ce moyen de terreur via les réseaux sociaux du monde entier pour atteindre leur cible : la jeunesse. Mais ces vidéos ne suscitent-elles que la terreur, ou font-elles parties d’un plan plus vaste de déshumanisation de ces jeunes spectateurs, préalable à leur recrutement, en provoquant une sidération de la pensée qui serait la condition nécessaire à la banalisation du mal. Car ne l’oublions pas, le visionnage de ces images est intentionnel et répétitif par ceux qui en sont captifs.

La répétition addictive des images ultra-violentes peut entraîner une hallucination négative.

La plus grande majorité des gens se détournent des images d’horreur diffusées par Daesh tant elles sont insoutenables et obscènes. En revanche, elles provoquent chez certains, surtout des jeunes, un phénomène de visionnage à répétition, de nature addictive, qui les rend captifs sans le savoir de l’Etat Islamique. On pourrait considérer dans un premier temps que cette répétition agit comme un vaccin et immunise contre l’horreur : les images perdraient à la fois leur sens, et la recherche de leur sens, à force de répétition. Mais la répétition est sciemment recherchée afin d’obtenir, non pas une érosion des perceptions attachées à ces images traumatisantes, mais une véritable « hallucination négative » c’est-à-dire un phénomène de perte de la vision et un effet de non perception de l’image elle-même. Autrement dit, l’image support d’une perception et d’une représentation insupportable n’est plus vue. Et il se produit dans l’esprit une « hallucination négative », que le psychanalyste André Green qualifie de « défense radicale et extrême ».

Des adolescents embrigadés par l’Etat Islamique témoignent (propos recueillis par Dounia Bouzar dans le cadre du CDPSI) de la disparition progressive de sentiment, sensation et affect au fur et à mesure des visionnages. L’addiction au visionnage les conduit à ne plus ressentir dans leur corps les émotions douloureuses provoquées par ce que ces images représentent.

Cette perte du sens intentionnellement provoquée par le clivage entre l’image et les représentations associées, a pour visée d’établir une sorte de pare-feu aux émotions extrêmes. Les images horribles projetées de façon répétée et à l’infini annihilent ce qui fait trop peur, trop mal, et ne peut pas être symbolisé : la souffrance, la douleur, la mort. La mort est regardée en face mais elle n’est pas vue.

A l’horreur succède alors la fierté : fierté d’être parvenu à ne plus rien ressentir et fierté de partager avec d’autres cette désensibilisation. Car ce phénomène de visionnage répétitif est un trait commun à de nombreux captifs de l’Etat Islamique, les adolescents embrigadés recherchent et trouvent, via les réseaux sociaux, d’autres personnes qui ont vécu les mêmes expériences.

L’insensibilisation aux images ultra-violentes de la mort en direct devient un trait d’identification au groupe. S’identifier à un groupe est une étape fondamentale dans le processus adolescent, qui conduit ensuite l’individu à occuper sa place dans la société des adultes.

image-mains-libC’est là la nouvelle arme déployée par l’Etat Islamique : capturer et aliéner des adolescents vulnérables par la diffusion d’images utlra-violentes sur les réseaux sociaux, utiliser leurs codes, leurs modes, leurs fragilités, pour les « rassembler » en un groupe de soit-disants vainqueurs, un groupe de « désensibilisés ».

Comment lutter contre cette arme invisible ? : nous savons qu’il y a urgence à en trouver les moyens. La répression n’a aucun effet. La seule riposte que nous ayons est la prévention par l’éducation, dont on ne peut attendre les effets qu’à long terme. D’ores et déjà, des équipes d’éducateurs, de soignants, de familles, parviennent à libérer quelques jeunes captifs de cette guerre sournoise et inconnue, par un travail de réaccordage de la sensibilité qui permet la reconstruction du lien à l’autre et les retrouvailles avec l’humanité.

Béatrice Dulck & Marie-pierre Sicard Devillard

Unpsydanslaville
https://www.unpsydanslaville.com/

Le blog unpsydanslaville est le projet de deux psychanalystes qui souhaitent partager auprès d’un large public, une dimension actuelle et vivante de la psychanalyse.

En nous saisissant d’interrogations soulevées par les évolutions du monde contemporain, au travers de faits sociaux, culturels, politiques… et en prenant appui sur nos corpus et nos pratiques, nous publions des textes qui se veulent le reflet de ce processus d’écoute spécifique à la psychanalyse.

Marie-pierre Sicard Devillard, Psychanalyste et Psychologue 


Publié dans Actualités de la Psychologie, Articles Thématiques, Problématiques Variées | Marqué avec , , , , , , , , , , , , , | Commentaires fermés sur Les désensibilisés

La poésie de l’automne…

image-automne-feuilles-longL’automne…

S’il y a une saison propice au recueillement et à la méditation…

C’est l’automne.

En cette magnifique saison de couleurs, je vous invite aux marches en forêt et aux soirées entre amis autour d’un feu.

Et pour vous inspirer…
Quelques citations, et un brin de nostalgie.

L’automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l’hiver.
George Sand

À l’automne des saisons, ce sont les feuilles qui meurent. A l’automne de la vie, ce sont nos souvenirs.
Flor des Dunes

En automne, je récoltai toutes mes peines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avril refleurit et que la terre et le printemps célébrèrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles.
Khalil Gibran

J’aime l’automne, cette triste saison va bien aux souvenirs. Quand les arbres n’ont plus de feuilles, quand le ciel conserve encore au crépuscule la teinte rousse qui dore l’herbe fanée, il est doux de regarder s’éteindre tout ce qui naguère brûlait encore en vous.
Gustave Flaubert

L’automne, l’automne merveilleux, mêlait son or et sa pourpre aux dernières verdures restées vives, comme si des gouttes de soleil fondu avaient coulé du ciel dans l’épaisseur des bois.
Guy de Maupassant

image-automne-feuillesMais un soir d’automne, ; comme l’air dormait immobile et bas dans le ciel, ; ma bien-aimée m’appela vers elle. Un voile de brume pesait sur la terre et à voir les splendeurs d’octobre dans le feuillage de la forêt et le chaud embrasement du soir sur les eaux, on eût dit qu’un bel arc-en-ciel s’était laissé choir du firmament. « Voici le jour des jours ! dit-elle, quand je m’approchai : le plus beau des jours pour vivre et pour mourir ! C’est un beau jour, pour les fils de la terre et de la vie !… Ah ! plus beau, ; plus beau encore, ; pour les filles du Ciel et de la Mort !.
Edgar Allan Poe

A l’automne, les feuilles des arbres prennent de riches teintes d’or, de pourpre et de violet ; — le soleil pare les nuages de couleurs plus splendides ; — les forêts exhalent une odeur enivrante ; — et les feuilles qui tombent, et commencent à joncher les sentiers, avertissent que tout va disparaître, que tout va mourir, et invitent à contempler, avec plus d’attention et de recueillement, ces splendeurs qui vont s’effacer. Alors tous les sentiments prennent une teinte de douce mélancolie, l’amour s’empare du cœur avec une puissance jusque-là inconnue.
Alphonse Karr

Que dit l’automne aux arbres? Jetez vos diplômes!
Félix Leclerc

Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon coeur d’une langueur monotone.
Verlaine

Pourquoi moi ? doit se dire en tombant la première feuille qu’un arbre lâche à l’automne.
Grégoire Lacroix

En automne, la vigne vierge rougit face aux arbres qui se dénudent.
Sylvain Tesson

L’amour, c’est comme l’été Il nous faut un automne pour le regretter.
Joe Dassin

L’automne est une saison sage et de bon conseil.
Félix – Antoine Savard

Ce qu’il y a parfois de beau avec l’automne, c’est lorsque  le matin se lève après une semaine de pluie, de vent et brouillard et que tout l’espace, brutalement, semble se gorger de soleil.
Victor-Lévy Beaulieu


Publié dans Actualités de la Psychologie, Articles Thématiques, Thèmes Variés | Marqué avec , , , , , , , , , , | Commentaires fermés sur La poésie de l’automne…

Lettres d’un homme à un autre

couvert-lettre-hommeLettres d’un homme
à un autre

de Ghislain Devroede
& André Petrowski

Éditions PAYOT

SOMMAIRE

«C’est quoi un homme pour toi ? Et dis-moi ce que toi tu penses. Pas ton père, ou ta mère, ou tes femmes, ou les féministes. Ce que tes fils te disent m’intéresse aussi. Et ton petit-fils. Cherchons sans dogmatisme.»

Sexualité, impuissance, sentiment de culpabilité, parents et aïeux, mort, ou encore paternité – et les femmes, les femmes, les femmes : deux hommes ayant vécu, deux hommes différents, dialoguent « entre hommes » de ce que pourrait bien être la condition masculine aujourd’hui.

L’AUTEUR

photo-ghislain-devroeveGHISLAIN DEVROEDE
Éléments biographiques

Ghislain Devroede a fait ses études de médecine à l’Université de Louvain, en Belgique. En 1962, à l’age de 24 ans, il part se former aux Etats Unis, en chirurgie générale d’abord, en Pennsylvanie, puis en chirurgie colorectale, ensuite, au Minnesota, à la Mayo Clinic. Il y passe aussi deux ans à faire de la recherche en physiologie et physiopathologie colorectale, dans l’Unité de Recherches Gastrointestinales. Il y a été le premier chirurgien admis dans un groupe de gastroentérologues, et a été le premier élève du professeur Sidney Phillips, qui allait plus tard, devenir le directeur de cette Unité, et l’éditeur de la revue Gastroenterology.

Les voies parallèles de l’amour de la recherche et de la recherche de l’amour, couplées à un succès professionnel relativement facile, et une vie personnelle amoureuse plus laborieuse, l’ont conduit à une profonde remise en question, en rajoutant à la curiosité extérieure propre à toute approche scientifique, un travail d’introspection, qui s’est étalé sur de nombreuses années, sur le plan intellectuel, émotionnel et corporel, à travers la psychanalyse, le cri primal, la respiration holotropique, diverses approches corporelles et l’hypnose Ericksonnienne, où il a obtenu un diplôme, au bout de trois ans de formation. Il a exploré la mémoire corporelle, d’une part de la toute petite enfance à travers l’analyse bioénergétique, et d’autre part par l’approche de la massothérapie tantrique.

Ghislain Devroede est Professeur de Chirurgie à la Faculté de Médecine de l’Université de Sherbrooke, au Québec, au Canada, depuis le 6 janvier 1969. Il a gravi tous les échelons académiques et est devenu Professeur titulaire en 1976. Il a été nommé Professeur Associé après l’incorporation de ses activités médicales professionnelles. En 2013, il a été nommé Professeur Mentor, et ce mandat a été renouvelé en 2016 pour trois ans.

Il fait partie du petit groupe de professeurs, qui, depuis 25 ans, tentent non pas seulement d’instruire, mais d’éduquer les étudiants en médecine de l’Université de Sherbrooke à la relation malade-médecin, à travers des ateliers expérientiels. Bien entendu, son approche de la vie en général s’est transformée en ce qui a trait à la communication, l’amitié, l’amour, et, en général, la nature des relations humaines, y compris avec les malades. Avec ceux-ci, Ghislain Devroede a adopté le modèle le plus moderne de la médecine qu’est le modèle biopsychosociospirituel, en laissant tomber le modèle biomédical un peu trop scientiste, simpliste et passéiste. Il a ainsi découvert depuis trente ans l’impact épouvantable sur la santé que peut avoir un abus sexuel sur un enfant, a publié plusieurs études épidémiologiques sur la question, et écrit un chapitre dans une série, Progress in Brain Resarch, dans un livre qui s’intitule The scientific foundations of mind-body medicine, et est un collectif international. Il anime aussi des ateliers de communication non verbale avec des étudiants, des résidents, des chirurgiens en pratique, et des personnes qui ne font pas partie du milieu de la santé. Entre autres, il a fait de nombreux pictodrames en Belgique, en France et au Québec, où la peinture en ombres chinoises sert de moyen d’expression, et des ateliers sur les liens transgénérationnels, éducatifs et pas seulement chromosomiques, qui ont fait dire à Françoise Dolto que le corps de l’enfant, c’est la parole de l’histoire de ses parents.

Ghislain Devroede a bénéficié deux fois d’un congé d’éducation continue. En 1983, il est parti pendant un an étudier la psychophysiologie avec deux hommes, gastroentérologues, mais aussi psychanalystes, dans le service du professeur Bonfils, à Paris. Dont surtout, avec le docteur Jean-Claude Hachette, avec qui il a conservé des échanges durant plus de vingt ans. En 1993, il a présidé le 1er congrès international sur le processus de guérison, à Montréal, qui a réuni 1 600 personnes autour du Dalai Lama. Il est parti dans la foulée de ce congrès travailler en France, au cours d’un second congé d’éducation continue, sur le thème général de « Psychanalyse et langage du corps », avec des femmes cette fois, dont Anne Ancelin Schützenberger, qui l’a initié à l’impact clinique des secrets de famille et des liens transgénérationnels. Il a ainsi appris à aider les sujets curieux de leur vie, ou en quête, à faire leur génosociogramme. Il a aussi travaillé avec Djohar Si Ahmed, qui l’a initié à la psychologie trans-personnelle et à la respiration holotropique, tout comme Francis Lery et Bernadette Blin. En 1994, il a également présidé le second congrès sur le processus de guérison, portant sur les bénéfices à obtenir du travail de deuil, aussi à Montréal, avec Dan Bar On, psychologue israélien réunissant autour de la même table descendants de victimes de l’holocauste et descendants de bourreaux nazis, et plus tard, Juifs d’Israel et Palestiniens. Etait également présent à ce congrès Sogyal Rimpoché, auteur du Livre Thibétain de la Vie et de la Mort.

Ghislain Devroede n’a pas remplacé une approche par une autre et a maintenu, en parallèle, sa productivité purement scientifique dans des revues avec comité de lecture, durant ces années, dans une tentative d’intégration des approches du vivant et de l’existence. Il a publié plus de 300 articles scientifiques et donné près de 400 conférences un peu partout dans le monde.

Belge de naissance, il est naturalisé Canadien et naturalisé Français. Il a trois fils qu’il a mis au monde avec deux femmes différentes. Hélène Lucas a été sa compagne, âme soeur, et inspiratrice de 2006 à 2017. Musicienne et pianiste, elle intègre dans son travail d’accompagnement de chanteurs et chanteuses, non seulement les sons, mais le sens des paroles et les messages non verbaux du corps de celui ou celle qui les exprime. Elle enseigne au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, et à La Chapelle Musicale Reine Élisabeth de Belgique, à Waterloo. Concertiste, elle a accompagné en récitals un peu partout plusieurs chanteurs dont Karine Deshaies et Stéphane Degout.

Ghislain Devroede a publié aux éditions PAYOT, à Paris :

– Ce que les maux du ventre disent de notre passé, 2002 ; Petite bibliothèque Payot (poche), 2003
– Ces enfants malades de leurs parents, 2003 (Avec Anne Ancelin Schutzenberger) ; Petite bibliothèque Payot (poche) 2005 ; traduit en américain ( « Suffering in silence.The legacy of unresolved sexual abuse »,Gestalt Institute Press, New Orleans 2005, 2d edition 2007) , en italien ( « Una malattia chiamata « genitori » ; Di Renzo Editore 2006 ), et en roumain( « Copiii bolnavi de parinti » ; Editura PHILOBIA 2015 )
– Chacun peut guérir, 2009 ; Petite bibliothèque Payot 2011
– Lettres d’un homme à un autre. Sur la condition masculine, 2012 (Avec André Petrowski ).

A écrit :
– une Préface, « Une exploratrice de la nuit » au livre de Nicole Gratton « Dormez-vous assez ? » ( Flammarion Québec 2006 )
– une Postface au livre de Virginie Tyou « Voyage en mer intérieure. Une guérison par l’hypnose » ( Ker éditions 2016 )

Et a publié un recueil de poèmes en co-édition avec les éditions SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS, à Paris :
– Au commencement ( 1987 )

POUR COMMANDER
https://www.amazon.fr/Lettres-dun-homme-à-autre/dp/2228907472

DETAILS

Broché: 312 pages
Editeur : Payot (17 octobre 2012)
Collection : PR.PA.GF.PSYCHO
Langue : Français
ISBN-10: 2228907472
ISBN-13: 978-2228907477
Dimensions du produit: 14 x 2 x 22,5 cm


Publié dans Livres, Publications | Marqué avec , , , , , , , , | Commentaires fermés sur Lettres d’un homme à un autre

Stage EFT et Trauma – Strasbourg, 1, 2 déc. 2018

image-desespoirSTAGE EFT
ET TRAUMA

1 et 2 dec 2018
10h – 18h

De la physiologie du traumatisme à la physiologie de la guérison : comment retrouver notre équilibre, nos ressources.
Gestalt-thérapie, conscience corporelle, EFT : points communs, différences, complémentarités.

Cabinet de psychologie et psychothérapie
Valérie Joubert, Strasbourg

Ce stage s’adresse aux psychothérapeutes, psychologues, psychopraticiens, professionnels du domaine médical, paramédical, thérapeutes et professionnels de la relation d’aide.

Nous verrons comment aborder le traitement du traumatisme en utilisant différentes techniques d’EFT et certains outils de gestalt-thérapie, à partir des travaux de plusieurs chercheurs comme Peter Levine et Bessel van der Kolk.

Dans la conception de Peter Levine, biologiste et psychologue, le traumatisme est défini comme une situation d’impuissance face à un danger. Nous ne pouvons ni fuir, ni agir : nous nous figeons, impuissants. Si nous ne pouvons pas « défiger », le traumatisme s’enkyste en nous : il explose plus tard, lentement ou brusquement, dans les situations qui ressemblent, par un aspect ou un autre, à la situation ou aux situations initiales vécues dans l’impuissance.

Nous aborderons :

  • Les mécanismes qui entrent en jeu dans cette situation, qu’il est utile de connaître quand on accompagne les personnes en difficulté : enchaînement des émotions, fonctionnement du système nerveux autonome (Peter Levine) / du jeu des hormones de stress (Muriel Salmona).
  • Le rôle de la mémoire, celui du cerveau reptilien / limbique / cortical.
  • Les précautions à prendre, les signes à repérer pour offrir un contenant réparateur à la personne.
  • Les approches thérapeutiques : l’EFT, la Somatic Experiencing, l’éclairage de Pat Ogden également.
  • Autres approches thérapeutiques : points communs et différences, notamment entre la Gestalt thérapie et la Somatic Experiencing.

Le stage sera expérientiel : je vous proposerai des démonstrations d’EFT (et/ou de « conscience psycho-corporelle ») en plus des exposés théoriques et vous pourrez expérimenter pour vous-même cette technique en binômes.

Les traumatismes vus sous l’angle de l’impuissance vécue ne sont pas seulement les situations spectaculaires comme les tsunamis, les guerres, des violences visibles : ce sont aussi les choses invisibles, inaudibles, comme les traumatismes de l’attachement par exemple, mais aussi toutes ces gestalts inachevées de notre vie, ces répétitions négatives, ces obstacles intérieurs à notre équilibre.

Le lieu :
Cabinet de psychothérapie de Valérie Joubert
au 4, rue de la 1ère Armée
Strasbourg, France

Dates et horaires :
les 1er et 2 décembre 2018, samedi et dimanche.
De 10 h à 18 h le samedi, et de 9 h à 17 h le dimanche
(pause repas d’une heure et demie).

Prix : 180 euros le week-end.

INFOS & INSCRIPTION :

Valérie Joubert,
Cabinet de psychologie,
4 rue de la 1ère Armée,
67000 Strasbourg.

Adresse email : cabvvbsjoubert@yahoo.fr

Désistement possible jusqu’à 10 jours avant le début du stage.

Valérie Joubert est membre de Psycho-Ressources:
https://www.psycho-ressources.com/valerie-joubert.html


Publié dans Formations | Marqué avec , , , , , , , , , , , | Commentaires fermés sur Stage EFT et Trauma – Strasbourg, 1, 2 déc. 2018

Psychothérapie en piscine d’eau chaude

image-piscine« Le travail psychocorporel en eau chaude permet d’accéder à un matériau psychique enfoui au coeur du corps, en douceur et selon le degré de maturité de chacun. On peut considérer la piscine d’eau chaude comme une sorte de mûrissoir. Ainsi, ce travail ressemble à celui d‘un rêve. Il ne reste plus qu’à cueillir les éléments qui consentent à se faire prendre. Puis comprendre.

Ce travail à température du corps humain s’effectue en douceur. A mesure que l’on s’accoutume et devient capable de se détendre et d’explorer diverses possibilités d’évolutions et d’expressions aquatiques et subaquatiques, des contenus de conscience se présentent, sur le mode classique de l’association libre et de la présence à soi. Ces dernières sont amplifiées par la dimension psychocorporelle d’une sorte de relaxation relationnelle multiforme, dans le cadre d’une attention soutenue. Toujours en relation, porté, bercé, protégé, immergé dans une enveloppe amie s’adressant directement au moi-peau, on va pouvoir explorer progressivement une situation de déséquilibre permettant de jouer avec les repères habituels du temps, de l’espace et de la pesanteur, et ainsi d’ouvrir un nouvel espace psychique. Cette nouvelle exploration se fera avec toute l’assistance nécessaire et en toute sécurité.

Les personnes craignant l’eau ont souvent la bonne surprise de constater qu’elles finissent par acquérir, à leur rythme, dans ce contexte protégé, une sécurité suffisante. Tout ce travail requiert une conduite délicate, bien tempérée, équilibrée et équilibrante. Les trois accompagnateurs assureront ce cadre.

Entre les phases de travail dans l’eau, les membres du groupe ont l’occasion d’élaborer et de dialoguer à partir des découvertes effectuées. Puis on replonge pour de nouvelles expériences et découvertes de soi. »

Pour en savoir plus…
Stage de psychothérapie en piscine d’eau douce.
Jean-François Tardy, Psychothérapeute, Tours, France
https://www.psycho-ressources.com/jean-francois-tardy.html


Publié dans Actualités Psycho-Ressources, Ateliers & Croissance, Publications | Marqué avec , , , , , , | Commentaires fermés sur Psychothérapie en piscine d’eau chaude

Chacun peut guérir

couvert-chacun-guerirChacun peut guérir

GHISLAIN DEVROEDE
Édition Payot

SOMMAIRE

Dans ce livre, le chirurgien Ghislain Devrœde relate la transformation de deux femmes et deux hommes qui, en quête de soins quand il les a connus, ont guéri quand ils ont choisi de lâcher prise et de regarder ce qui se tramait derrière le vernis de leur existence.

Face à la maladie, un des pièges gravissimes est de la prendre pour une fatalité à laquelle on ne peut que s’habituer, la prendre pour acquise, ne plus questionner l’apparition d’une douleur ou d’un symptôme. Danielle a guéri d’une maladie réputée incurable, la maladie de Crohn; le gentil et effacé René, opéré d’un cancer du côlon lorsqu’il était mal marié, est devenu un fringant septuagénaire; les terribles douleurs anales que vivait Vanessa suite à la naissance de son fils ont disparu lorsqu’elle a mis au jour les nombreux secrets qui s’étalaient dans sa famille à travers des générations; et Jacques, psychologue et travaillant dans la communication en entreprise, a cessé de souffrir de douleurs abdominales chroniques sévères et persistantes après avoir couché sur papier son mal-être.

Ces quatre individus, qui ont mené une quête de soi, sont maintenant guéris et davantage épanouis dans leur quotidien.En marge de ces parcours de vie, Ghislain Devrœde partage ses propres réflexions sur la médecine d’aujourd’hui, sur la relation médecin-patient. Avec la médicalisation des malades, on en est venu à soigner un organisme malade et non une personne souffrante. Les médecins ont souvent peur de s’engager émotionnellement et se replient derrière la technique moderne. Autant ce peut être un crime de ne pas opérer des cas sans autre issue possible, autant il peut être malhonnête, compte tenu d’un fort taux de récidives de certaines maladies, de promettre la guérison à coups de bistouri. Autant la médecine traditionnelle doit avoir une approche globale intégrée, holistique, autant il faut se méfier des tenants purs et durs de la biologie dite “totale” ou des mirages de la médecine alternative dans le traitement de certaines maladies.

Ghislain Devrœde lance la discussion dans ce livre touchant, sincère, nuancé sur les ressorts de la maladie et les voies de la guérison.

L’AUTEUR

photo-ghislain-devroeveGHISLAIN DEVROEDE
Éléments biographiques

Ghislain Devroede a fait ses études de médecine à l’Université de Louvain, en Belgique. En 1962, à l’age de 24 ans, il part se former aux Etats Unis, en chirurgie générale d’abord, en Pennsylvanie, puis en chirurgie colorectale, ensuite, au Minnesota, à la Mayo Clinic. Il y passe aussi deux ans à faire de la recherche en physiologie et physiopathologie colorectale, dans l’Unité de Recherches Gastrointestinales. Il y a été le premier chirurgien admis dans un groupe de gastroentérologues, et a été le premier élève du professeur Sidney Phillips, qui allait plus tard, devenir le directeur de cette Unité, et l’éditeur de la revue Gastroenterology.

Les voies parallèles de l’amour de la recherche et de la recherche de l’amour, couplées à un succès professionnel relativement facile, et une vie personnelle amoureuse plus laborieuse, l’ont conduit à une profonde remise en question, en rajoutant à la curiosité extérieure propre à toute approche scientifique, un travail d’introspection, qui s’est étalé sur de nombreuses années, sur le plan intellectuel, émotionnel et corporel, à travers la psychanalyse, le cri primal, la respiration holotropique, diverses approches corporelles et l’hypnose Ericksonnienne, où il a obtenu un diplôme, au bout de trois ans de formation. Il a exploré la mémoire corporelle, d’une part de la toute petite enfance à travers l’analyse bioénergétique, et d’autre part par l’approche de la massothérapie tantrique.

Ghislain Devroede est Professeur de Chirurgie à la Faculté de Médecine de l’Université de Sherbrooke, au Québec, au Canada, depuis le 6 janvier 1969. Il a gravi tous les échelons académiques et est devenu Professeur titulaire en 1976. Il a été nommé Professeur Associé après l’incorporation de ses activités médicales professionnelles. En 2013, il a été nommé Professeur Mentor, et ce mandat a été renouvelé en 2016 pour trois ans.

Il fait partie du petit groupe de professeurs, qui, depuis 25 ans, tentent non pas seulement d’instruire, mais d’éduquer les étudiants en médecine de l’Université de Sherbrooke à la relation malade-médecin, à travers des ateliers expérientiels. Bien entendu, son approche de la vie en général s’est transformée en ce qui a trait à la communication, l’amitié, l’amour, et, en général, la nature des relations humaines, y compris avec les malades. Avec ceux-ci, Ghislain Devroede a adopté le modèle le plus moderne de la médecine qu’est le modèle biopsychosociospirituel, en laissant tomber le modèle biomédical un peu trop scientiste, simpliste et passéiste. Il a ainsi découvert depuis trente ans l’impact épouvantable sur la santé que peut avoir un abus sexuel sur un enfant, a publié plusieurs études épidémiologiques sur la question, et écrit un chapitre dans une série, Progress in Brain Resarch, dans un livre qui s’intitule The scientific foundations of mind-body medicine, et est un collectif international. Il anime aussi des ateliers de communication non verbale avec des étudiants, des résidents, des chirurgiens en pratique, et des personnes qui ne font pas partie du milieu de la santé. Entre autres, il a fait de nombreux pictodrames en Belgique, en France et au Québec, où la peinture en ombres chinoises sert de moyen d’expression, et des ateliers sur les liens transgénérationnels, éducatifs et pas seulement chromosomiques, qui ont fait dire à Françoise Dolto que le corps de l’enfant, c’est la parole de l’histoire de ses parents.

Ghislain Devroede a bénéficié deux fois d’un congé d’éducation continue. En 1983, il est parti pendant un an étudier la psychophysiologie avec deux hommes, gastroentérologues, mais aussi psychanalystes, dans le service du professeur Bonfils, à Paris. Dont surtout, avec le docteur Jean-Claude Hachette, avec qui il a conservé des échanges durant plus de vingt ans. En 1993, il a présidé le 1er congrès international sur le processus de guérison, à Montréal, qui a réuni 1 600 personnes autour du Dalai Lama. Il est parti dans la foulée de ce congrès travailler en France, au cours d’un second congé d’éducation continue, sur le thème général de « Psychanalyse et langage du corps », avec des femmes cette fois, dont Anne Ancelin Schützenberger, qui l’a initié à l’impact clinique des secrets de famille et des liens transgénérationnels. Il a ainsi appris à aider les sujets curieux de leur vie, ou en quête, à faire leur génosociogramme. Il a aussi travaillé avec Djohar Si Ahmed, qui l’a initié à la psychologie trans-personnelle et à la respiration holotropique, tout comme Francis Lery et Bernadette Blin. En 1994, il a également présidé le second congrès sur le processus de guérison, portant sur les bénéfices à obtenir du travail de deuil, aussi à Montréal, avec Dan Bar On, psychologue israélien réunissant autour de la même table descendants de victimes de l’holocauste et descendants de bourreaux nazis, et plus tard, Juifs d’Israel et Palestiniens. Etait également présent à ce congrès Sogyal Rimpoché, auteur du Livre Thibétain de la Vie et de la Mort.

Ghislain Devroede n’a pas remplacé une approche par une autre et a maintenu, en parallèle, sa productivité purement scientifique dans des revues avec comité de lecture, durant ces années, dans une tentative d’intégration des approches du vivant et de l’existence. Il a publié plus de 300 articles scientifiques et donné près de 400 conférences un peu partout dans le monde.

Belge de naissance, il est naturalisé Canadien et naturalisé Français. Il a trois fils qu’il a mis au monde avec deux femmes différentes. Hélène Lucas a été sa compagne, âme soeur, et inspiratrice de 2006 à 2017. Musicienne et pianiste, elle intègre dans son travail d’accompagnement de chanteurs et chanteuses, non seulement les sons, mais le sens des paroles et les messages non verbaux du corps de celui ou celle qui les exprime. Elle enseigne au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, et à La Chapelle Musicale Reine Élisabeth de Belgique, à Waterloo. Concertiste, elle a accompagné en récitals un peu partout plusieurs chanteurs dont Karine Deshaies et Stéphane Degout.

Ghislain Devroede a publié aux éditions PAYOT, à Paris :

– Ce que les maux du ventre disent de notre passé, 2002 ; Petite bibliothèque Payot (poche), 2003
– Ces enfants malades de leurs parents, 2003 (Avec Anne Ancelin Schutzenberger) ; Petite bibliothèque Payot (poche) 2005 ; traduit en américain ( « Suffering in silence.The legacy of unresolved sexual abuse »,Gestalt Institute Press, New Orleans 2005, 2d edition 2007) , en italien ( « Una malattia chiamata « genitori » ; Di Renzo Editore 2006 ), et en roumain( « Copiii bolnavi de parinti » ; Editura PHILOBIA 2015 )
– Chacun peut guérir, 2009 ; Petite bibliothèque Payot 2011
– Lettres d’un homme à un autre. Sur la condition masculine, 2012 (Avec André Petrowski ).

A écrit :
– une Préface, « Une exploratrice de la nuit » au livre de Nicole Gratton « Dormez-vous assez ? » ( Flammarion Québec 2006 )
– une Postface au livre de Virginie Tyou « Voyage en mer intérieure. Une guérison par l’hypnose » ( Ker éditions 2016 )

Et a publié un recueil de poèmes en co-édition avec les éditions SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS, à Paris :
– Au commencement ( 1987 )

DÉTAILS

Éditeur: PAYOT (2009)
Langue: French
ISBN-10: 2228904473
ISBN-13: 978-2228904476
Dimensions du produit: 22,5 x 1,8 x 13,5 cm
Poids d’expédition : 340 g

COMMANDER
https://www.amazon.ca/CHACUN-PEUT-GUÉRIR-GHISLAIN-DEVROEDE/dp/2228904473?language=fr_CA


Publié dans Actualités de la Psychologie, Livres, Publications | Marqué avec , , , , , , , | Commentaires fermés sur Chacun peut guérir

Illuminer sa vie grâce à la psychothérapie

couvert-illuminer-sa-vieEt si c’était possible ?
Illuminer sa vie
grâce à la psychothérapie

de Martine Samama Levy
Préface du Dr Luc Bodin

SOMMAIRE

Et si vous découvriez ce qu’une véritable psychothérapie peut vous apporter ? Et si vous posiez sur le monde un regard neuf, avec le coeur plutôt qu’avec les yeux ? Alors, prêt à embarquer pour l’univers des possibles ? Nous survolerons l’usine à peurs, le désert du doute, le marécage de la culpabilité, ainsi que la forêt des croyances limitantes et des pensées toxiques. Ces quelques turbulences seront vite oubliées une fois arrivés à destination où une chaude vibration de sérénité, de plénitude et de joie viendra vous envelopper au son de la douce mélodie nommée bonheur. Et si c’était possible ?

MOT DE L’AUTEUR

photo-martine-levyCela faisait plusieurs années que je nourrissais en moi ce désir d’écrire un livre sur la psychothérapie. J’étais loin d’imaginer le plaisir qu’allait me procurer la rédaction de ce premier ouvrage. La psychologie et l’être humain dans toutes ses dimensions représentent une passion qui est au cœur de ma vie. Je n’ai jamais regretté, ne serait-ce qu’une seule seconde, ma décision de reconversion professionnelle dans ce domaine. A travers cet ouvrage, j’ai tenté de retranscrire, du mieux possible, les étapes de ce processus de reconversion, tout autant d’un point de vue factuel qu’émotionnel, afin que chacun puisse y trouver des clefs pour évoluer dans le sens qui lui convient. J’ai également voulu partager mon approche de la psychothérapie, qui aborde l’être dans toutes ses dimensions, avec pour fil conducteur…..l’amour au sens le plus large du terme. J’espère que ces quelques pages seront pour vous, au delà de la découverte, une source de joie, de plaisir et génératrices de belles émotions….. Comme certains l’ont écrit « un livre qui fait du bien ».

TABLE DES MATIÈRES

Préface
Préambule
Première partie – c’est mon histoire
Deuxième partie – histoire de psychothérapie

Chapitre 1 – quand vient-on consulter?
Chapitre 2 – que fait-on durant les séances?
Chapitre 3 – l’E.F.T et le cerveau
Chapitre 4 – transfert/contre-transfert
Chapitre 5 – bénéfice secondaire et conflit intérieur
Chapitre 6 – apports thérapeutiques
Chapitre 7 – l’identité en souffrance
Chapitre 8 – la construction identitaire
Chapitre 9 – histoires de patients
Troisième partie – psychothérapie et spiritualité
Quatrième partie – l’amour comme fil conducteur

Chapitre 1 – notre médecine malade d’Alzheimer (ou le serment
d’Hippocrate oublié)
Chapitre 2 – ouvrons l’œil et le bon!
Chapitre 3 – et si nous parlions religion?
Épilogue

POUR COMMANDER
https://www.amazon.fr/gp/product/B07CPBVVGR/ref=as_li_tl?ie=UTF8&camp=1642&creative=6746&creativeASIN=B07CPBVVGR&linkCode=as2&tag=passionpsy-21&linkId=3d1cdb5e82bfc38d31ff756cc8d4a83d

DÉTAILS

Broché
Editeur : Publishroom (12 mai 2018)
Langue : Français
ISBN-13: 979-1023608472
ASIN: B07CPBVVGR
Dimensions du colis: 20,6 x 14 x 1,6 cm


Publié dans Actualités de la Psychologie, Livres, Publications | Marqué avec , , , , , , | Commentaires fermés sur Illuminer sa vie grâce à la psychothérapie