Un mot sur ma pratique: Francis Bismuth, Psychologue, Psychanalyste.

Bonjour,

Cela fait quelques mois qu’Alain Rioux m’a suggéré de parler de ma pratique.

J’hésitais ; que dire d’une pratique de psychanalyste? C’est tellement aléatoire, fluctuant.

Cela a commencé à l’adolescence par mes propres problèmes existentiels qui, de gourous mal ficelés, , en soi-disant psychothérapeutes, m’ont finalement amené vers le presque dernier de mes psychanalystes, Bernard Dupérier, aujourd’hui décédé.

Nous avons travaillé deux fois sept ans ensemble, ce psychanalyste et moi. Combien de fois l’ai-je haï, combien suis-je venu inutilement tenter de m’y nicher parfois.

Le fait est que sur son divan, avec ses rares mais non parcimonieuses interventions, j’y ai appris mon « métier », que j’exerce aujourd’hui journellement, que ce soit avec des pré-ados, des ados, des qui comme nombre se pensent adultes, ou de si renaissants « seniors ».

C’est un beau métier. Difficile. Être psychologue diplômé d’état ne sert pas à grand chose : quelques examens réussis, via le prisme d’enseignants pour la plupart peu impliqués dans la profession, sinon dans leur carrière. Mais alors, quelle difficulté pour celles et ceux qui s’engagent dans une « cure » psychothérapeutique ou psychanalytique, avec des personnes qui exercent nos métiers.

Francis Bismuth
Psychologue, psychanalyste, psychothérapeute.
Plus d’information sur ma pratique professionnelle sur ma page de membre Psycho-Ressources. 
https://www.psycho-ressources.com/francis-bismuth.html


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Mourir dans la dignité ou… dans l’indignité ?

Mourir dans la dignité ou… dans l’indignité ?

À l’heure où la communication via internet bat des records de vitesse par sa diffusion immédiate des informations, nous vivons en direct un suspens tragique, sans précédent, hors norme et impudique. Un homme de trente huit ans, Vincent Lambert, tétraplégique suite à un accident de moto, git en milieu hospitalier dans un état végétatif chronique, dans un état de conscience minimale, depuis cinq ans.
Sa famille, divisée, quant à la poursuite ou la cessation de son maintien en vie, se déchire en un combat digne d’une tragédie grecque. La mère drapée dans sa souffrance, dans le déni  d’une situation irréversible, crie, hurle que l’on sauve son fils, appelle de toutes ses forces, l’intercession des dieux à travers une médecine impuissante désormais à le ramener à lui même. Des parents qui, dans leur folle obstination, exigent le maintien en vie de leur fils contre l’avis médical. Une épouse douloureuse et digne, Rachel, mère de leur enfant de cinq ans qui ne connaîtra jamais le regard de son père, s’appuie sur le bras de François, le neveu de son mari, pour faire valoir son droit à être  enfin libéré du joug d’une souffrance inutile.

Les enjeux juridiques et les clivages de cette famille décomposée surabondent, interminables et délétères : d’un côté l’intégrisme religieux, possessif, militant et aliénant des parents, d’un demi-frère et d’une soeur, de l’autre, la liberté de penser  et l’oblation d’une femme qui s’exprime également sur les déchirements au sein de la famille : « Laisser partir Vincent est ma dernière preuve d’amour. La décision du tribunal administratif rajoute  de la violence à la violence  alors que  le laisser partir est l’ultime preuve d’amour qu’on peut lui apporter. Je pense à mon mari, je me demande où il est dans tout ça, il avait clairement signifié son refus de tout acharnement.

Avec ceux qui demandent l’acharnement à tout prix et la vie coûte que coûte, le dialogue est difficile. Il y a des antagonismes trop forts et du moment qu’on nie à Vincent le droit d’être ce qu’il a été, le débat est clos « .

On oublie souvent Vincent, dépossédé de lui-même. Vincent sur lequel tout a été tenté sans amélioration, aucune. Vincent enchaîné à son lit, sur le visage duquel coulent parfois des larmes, des larmes christiques de souffrance sans parole. Vincent qui ne peut plus parler en son nom propre et qui devient l’objet d’une bataille sans merci. Vincent dont le funeste destin est devenu une affaire d’état.
 » Mon mari est où, dans tout ça ?  » interroge Rachel.

Vincent était infirmier  et connaissait ce genre de situation dont il était témoin en tant que soignant. Il avait clairement exprimé  à sa femme, elle-même infirmière et à son neveu François qu’il ne souhaiterait pas vivre ainsi. Ce dernier en a témoigné sur les ondes, dépositaire des paroles de Vincent qui lui avait déclaré :

« Si j’étais dépendant de quelqu’un, je préfèrerais mourir. Si je suis dans le coma comme ça, sans aucune vie, je ne vois pas de spiritualité là-dedans, je préfère mourir. »
Ce testament de Vincent, pourquoi n’est-il pas respecté ? Pourquoi cet acharnement idéologique et non thérapeutique autour d’un homme instrumentalisé au nom d’une vie qui n’en est plus une.
Condamné à perdurer dans cet « Outremonde », dépendant d’appareils qui ne sont plus qu’une tuyauterie assassine, peut-on parler de « sauvetage » de la vie de Vincent ? Ne sommes-nous pas en train d’assister à une querelle des anciens et des modernes, à  une folle bataille clanique qui prive les médecins de leur droit d’interrompre un acharnement thérapeutique devenu mortifère ?

Cette déraison parentale nous amène à nous poser la question du droit de vivre et du droit de mourir.
Nous ne sommes pas dépositaires de la vie de ceux que nous avons engendrés. Aimer son enfant, c’est aussi lui accorder le droit de partir lorsqu’il n’y a plus d’espoir pour lui de retrouver sa place en tant qu’être autonome et pensant. La détérioration neurologique de Vincent, sa conscience irréversiblement altérée a eu raison des tentatives médicales. Tout a été tenté.

La mort d’un enfant est un drame inconcevable et irrecevable. Un arrachement sur lequel les mots souvent perdent leur sens.

Pierre et Viviane Lambert, ouvrez-vous à l’amour, à l’amour désintéressé, au nom de l’amour que vous dites porter à Vincent. Vous le dépossédez de sa dignité d’être.

Le spirituel n’implique aucunement l’enchaînement à des croyances mais le renoncement à toute forme d’asservissement quel qu’il soit. Vous vous comportez en « dictateurs » d’une foi totalitaire qui eut,  à une autre époque, emmené au bûcher ceux qui ne prêchaient pas votre parole.

Apprivoiser l’absence est le travail du deuil.
Puisse cette période terrible, poignante et vestibulaire d’arrachement vous permettre de grandir en conscience afin de permettre à Vincent ce départ tant appelé… et mérité.
Aimer, c’est pouvoir accueillir en soi le renoncement pour laisser à l’autre la permission de s’envoler.
Ite missa est !

Martine Gercault
Psychologue, Psychanalyste, Psychothérapeute, Hypnothérapeute, EMDR et Transpersonnel, Didacticienne, Superviseure.
Membre individuel FF2P (Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse)
https://www.psycho-ressources.com/psychanalyste/paris/martine-gercault.html


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Stage Voix : Chemin de Conscience (Juillet 2014, Ardèche, Fr.)

Stage voix : chemin de conscience

du 12 au 16 juillet Aux Amanins en drôme ou  du 27 juillet au 2 aout au Domaine du Taillé en Ardèche

Animé par Sophie Dubois Musicothérapeute, thérapie vocale, psychothérapie transpersonnelle

Notre voix révèle notre intime et reflète notre être le plus profond. En nous reliant entre ciel et terre, en libérant nos blocages émotionnels ou énergétiques, nous contactons la liberté de notre «Etre chantant». Cela permet une ouverture aux possibilités de transformation et d’évolution et à ce qu’il y a de plus grand et de plus beau en Soi… avec la joie du cheminement vers plus de présence et de conscience à ce qui est.

Improvisation, chants spontanés, chants du monde, chants sacrés,  vocalises et l’ouverture à d’autre sources d’inspiration, telle que la méditation, la sensorialité des 5 sens, le collage, la danse libre et les techniques psycho-musicales permettent ainsi de révéler notre créativité et ce qui est au cœur même du sacré de la vie.

La sérénité du lieu et de la nature environnante, les moments de détente, viendront compléter ce stage de façon à vous apporter un mieux-être libérateur. Une pause au coeur de l’été pour se ressourcer et se retrouver… l’approche psycho-corporelle et artistique qui jalonne ce stage, permettront de lever les blocages en favorisant une démarche complémentaire d’une thérapie ou d’un travail vocal traditionnel.
retrouvez ttes les infos sur le site www.sophiedubois.fr ou au 06.64.25.52.32

Sophie Dubois, Musicothérapeute, Thérapeute Psycho-Corporelle
https://www.psycho-ressources.com/musicotherapeute/montelimar/sophie-dubois.html


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La Gestalt Aujourd’hui

La Gestalt aujourd’hui
Choisir sa vie
(Éditions RETZ)

Comment concilier notre désir de liberté et les contraintes ou routines qui conditionnent nos existences ? Comment affirmer notre personnalité tout en nous ajustant au monde ? Comment
nous nourrir des échanges avec autrui sans perdre notre autonomie ? C’est à ces interrogations essentielles, inscrites dans notre vécu, que répond la Gestalt-thérapie.

Courant majeur de la psychologie humaniste, cette dernière met l’accent sur l’importance de la communication et du contact, sur la façon dont nous sommes en relation avec nous-mêmes, avec les autres et avec notre environnement. Elle aide chacun à dépasser ses blocages, à développer ses potentialités et à devenir le créateur de sa propre existence, à choisir sa vie plutôt que la subir.

Un ouvrage clair et illustré qui offre une excellente synthèse des différents aspects de la
Gestalt-thérapie, si fondamentale pour la psychologie d’aujourd’hui.

Par Gonzague Masquelier …
… psychologue et psychothérapeute.
http://www.editions-retz.com/La_Gestalt_aujourd_hui-9782725627137.html


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À la rencontre du corps et de la voix – 17,18 mai, Montélimar

STAGE

À la rencontre du corps et de la voix
17,18 mai, Montélimar

6 jours au cœur de l’été du 18 au 24 juillet
au creuset de Meymas, Drôme

A la rencontre du corps et de la voix, avec Sophie Dubois Musicothérapeute et Philippe Baudot Psychopraticien Transpersonnel.
2 jours d’expériences, de partages et de rencontre de soi.

« La vie est une succession de rencontres et d’expériences qui nous mène pas à pas a nous transformer et nous révéler à nous- même, aux autres et au monde. Avec la créativité disponible à chaque instant et sans cesse renouvelée, dans la qualité d’écoute de l’instant présent, nous vous proposons un cheminement vers vos ressources personnelles. »

Nous visiterons la respiration, le corps en mouvement, la voix, le chant spontané, l’écoute de soi et de la relation pour approfondir notre chemin de conscience.

La relation thérapeutique ouvre l’espace d’une intimité unique qui s’appuie sur une confidentialité absolue et une écoute bienveillante.

Afin de vous offrir un travail de qualité, le stage est ouvert à 10 inscrits maximum.

Renseignements www.sophiedubois.fr ou www.philippebaudot.fr
Téléphones: Sophie au 06.64.25.52.32 ou Philippe au 06.04.406.295.

Sophie Dubois, Musicothérapeute, Thérapeute Psycho-Corporelle
https://www.psycho-ressources.com/musicotherapeute/montelimar/sophie-dubois.html

Philippe Baudot, Psychothérapie transpersonnelle
https://www.psycho-ressources.com/psychologie-transpersonnelle/montelimar/philippe-baudot.html


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L’envol du cygne – Récit d’une thérapie par courriel

Un mot de l’auteur, Pascale Claire:

Voici mon livre, L’envol du cygne. C’est une histoire vécue, la mienne. Il y est question de dépendance affective, plus particulièrement d’un transfert maternel vécu douloureusement, et de la façon dont je m’en suis libérée : via une thérapie par e-mails. Bien que j’en ai été enchantée et qu’elle m’a apporté énormément, mon désir n’est pas nécessairement d’encourager le lecteur à suivre ce type de thérapie, mais de partager avec lui l’expérience que j’ai vécue.

Sommaire:

Pascale, une femme de quarante-trois ans, reprend un jour contact avec Cécile, dont elle est sans nouvelles depuis plusieurs années. S’engage entre elles un dialogue intense par e-mail. Très vite, Pascale se sent prise dans un tourbillon de sentiments vis-à-vis de Cécile. De fil en aiguille, elle se décide à tenter une thérapie par courriel avec Leo, un thérapeute québécois découvert sur Internet. Au cours de celle-ci, Pascale va être amenée à faire la connaissance de son enfant intérieur et apprendre à l’aimer.

Les détails du produit

Format: Kindle Edition
Taille de fichier: 365 KB
Longueur d’impression: 235 pages
Vendu par : Amazon Digital Services, Inc.
Langue: French
ASIN: B00IXMEXVE

SITE WEB OFFICIEL.
Tous les détails est plusieurs extraits:
http://l-envol-du-cygne.org/


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La persistance du destin (roman initiatique)

Sommaire:

Sommes-nous aussi libres de nos attirances, de nos choix, de nos missions que nous le croyons?

L’héroïne de ce roman initiatique, Nathalie, veut croire en sa bonne fortune. Selon une voyante, elle aurait hérité d’un trésor dans une autre existence. Déterminée à le découvrir et faisant fi de son esprit rationnel de femme pratiquant le droit, elle se lancera dans une équipée qui la mènera dans la région de Saint Augustine, en Floride. Elle ne quittera pas seule le Québec. Elle convainc son conjoint Carlos, qui croit davantage aux bienfaits du golf qu’à ceux de la méditation, son amie Maude, psychothérapeute, curieuse et solidaire, et le copain de celle-ci, Samuel, qui est prêt à tout pour plaire à sa nouvelle flamme. Partenaires dans ce périple, ceux-ci ne réalisent pas qu’ils baliseront leur propre destinée.

Ce livre est un roman d’aventure, d’amour et de rencontres. Rencontres avec soi, avec l’autre, avec l’autre en soi. L’évocation de plusieurs aspects de l’existence en couches habilement imbriquées les unes aux autres entrainent le lecteur dans l’intimité de la psyché humaine. Sommes-nous libres de nos attirances, de nos choix, de nos missions autant que nous l’espérons? Ou sommes-nous captifs de scénarios revêches qui hantent nos pensées?

Une trame historique et scientifique où l’auteure plonge avec audace dans l’univers de l’expérience personnelle, au-delà des frontières du visible.

Détails:
La persistance du destin  par Suzan Mercedes
ISBN : 978-2-981376-40-4
Code : 376404-21
Copyright : Editions du Grand Ruisseau
Éditeur : Suzan Mercedes
Date publié : Juin 2013
Langue : Français
Nombre de pages : 344
Encre intérieur : Noir et Blanc
Dimensions : 6.08 X 9.33 pouces
Poids (grammes) : 667
25.00 $ Cdn

Plus de détails sur le site web de l’auteur:
http://www.suzan-mercedes.com


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Les hauts et les bas de la sexualité conjugale

Les hauts et les bas…
… de la sexualité conjugale

La sexualité constitue l’un des six champs de bataille privilégiés des couples, bataille qui se limite parfois à des frustrations ou à des incompréhensions, mais qui mène aussi à un blocage tel que seul une thérapie ou un divorce peut résoudre. Pourtant, là aussi un peu de connaissance et d’acceptation des différences homme – femme pourrait éviter bien des ennuis.

La différence de libido

Tout le monde le sait, et la science le confirme depuis les premières études de Kinsey dans les années 50, il existe une différence fondamentale d’intensité entre la libido féminine et la libido masculine. Grosso modo, la libido de l’homme est de deux à trois fois supérieure à celle de la femme : la femme moyenne se contente, par exemple, d’une relation sexuelle par semaine, alors que l’homme moyen voudrait faire l’amour au moins trois fois par semaine pour être heureux sexuellement.

Cette différence peut être accentuée par les valeurs culturelles et éducatives qui encouragent l’homme dans son expérimentation sexuelle, mais qui est plus restrictive pour celle de la femme, quoique ce double standard tend actuellement à changer avec l’hypersexualisation. Cette différence repose essentiellement sur un substratum physiologique : le taux de testostérone, hormone du désir, est de dix à vingt cinq fois plus élevé chez l’homme que chez la femme. La femme adulte moyenne possède une concentration de testostérone qui varie entre 1,0 et 3,5 nanomoles par litre de sang (nmol/L), alors que celui de l’homme moyen varie de 6,9 à 27,7 nmol/L. Ni l’homme ni la femme n’y peuvent rien.

De plus, cette différence homme – femme tend à évoluer au cours de nos vies. L’homme atteint l’apogée de son désir dès le début de sa maturité sexuelle, soit vers l’âge de 15 ans. Sa libido demeure au summum jusqu’à l’âge de 30 ans, puis décline lentement jusqu’à la fin de sa vie. Là aussi, une explication biologique : si le désir de l’homme est si fort dès le début de sa maturité sexuelle, c’est parce que c’est à ce moment-là que la qualité de ses spermatozoïdes est la meilleure, donc plus grande possibilité de donner naissance à des bébés sains. Comme cette qualité diminue avec le vieillissement, la nature fait en sorte de diminuer le désir de l’homme pour minimiser les possibilités d’enfantement. Mais, contrairement à la femme, l’homme peut se reproduire à tout âge.

La maturité sexuelle n’éveille pas le désir de la jeune femme et sa capacité d’orgasme : elle la rend capable de se reproduire. La libido et la reproduction ne sont pas liées chez la femme comme c’est le cas chez l’homme. L’homme doit orgasmer pour se reproduire. La jeune femme est généralement plus portée vers la dimension affective et relationnelle de la sexualité : sa sensualité prime sur sa génitalité. Sa sensualité s’exprime par des sensations qui envahissent tout son corps et par sa fantasmagorie romantique. Alors que l’adolescent se masturbe, la jeune fille rêve. Alors que l’adolescent cherche à devenir un « homme » en conquérant le corps d’une femme, n’importe laquelle, la jeune fille cherche un compagnon sentimental et sécurisant à qui elle pourra confier son lot d’ovules. Une femme produit entre 400 et 450 ovules dans une vie. Chaque ovule peut être considéré comme un trésor au point de vue génétique. D’où l’importance pour la femme d’établir un rapport intime stable avec l’homme avant d’ouvrir son corps, puisque c’est elle qui portera l’enfant et devra sans occuper. Sans oublier que l’éducation du petit humain prend maintenant plus de vingt ans ; celle-ci sera facilitée si l’homme reste avec elle pour s’occuper lui aussi de l’enfant. Finalement, la nature fait bien les choses.

Ce n’est qu’en vieillissant que l’adolescente pourra s’épanouir sexuellement et devenir une sexophile . Et elle n’y parviendra qu’à la condition de cumuler des expériences sentimentales, sensuelles, érotiques et génitales agréables. La femme doit apprendre sa sexualité génitale. Toute mauvaise expérience lors des premiers rapports sexuels peut contrecarrer cet apprentissage. C’est pourquoi l’apogée de la sexualité féminine se situe entre 28 et 45 ans. Chez l’homme, un traumatisme sexuel peut contrecarrer le fonctionnement sexuel, mais pas sa libido qui reste fortement tributaire de son taux de testostérone.

Les répercussions sur la vie sexuelle du couple

Ces différences libidinales peuvent avoir sur la vie du couple des répercussions négatives ou positives. En général, le jeune homme initiera les rapports sexuels en misant sur les zones érogènes et la génitalité de sa femme alors que cette dernière voudrait que son partenaire prenne davantage de temps avant d’arriver au « but ». Celle-ci mettra l’accent sur le contexte amoureux, plutôt que sur les gestes érotiques. Mais comme le cerveau de l’homme est imbibé de testostérone, celui-ci n’aura de cesse que lorsqu’il obtiendra ce qu’il veut. Et il voudra répéter l’expérience le plus tôt possible, puisque celle-ci lui est très agréable. Ce qui n’est pas nécessairement le cas de la jeune femme qui doit découvrir le chemin du plaisir sexuel et génital.

Il est vrai qu’il y a des exceptions à cette règle : il existe des jeunes hommes très romantiques et peu portés sur le sexe, tout comme il existe des femmes très portées sur la « chose » et qui en redemandent, sans nécessairement conditionner la génitalité à la relation amoureuse. Mais, je m’adresse ici à Monsieur et Madame tout le monde.

Les répercussions sont négatives lorsque la sexualité devient une monnaie d’échange. Pour obtenir du sexe, l’homme sera gentil et prévenant ; pour donner du sexe, la femme fera du chantage. L’homme par exemple dira « Je t’aime » à sa partenaire, alors qu’il pense « Je te désire ». Elle lui répondra « Moi aussi, je t’aime » signifiant qu’elle a de l’affection et de la tendresse pour lui. Se croyant confirmé dans son désir de faire l’amour, l’homme se rapproche de sa partenaire et commence à la caresser, en silence. Pour lui, démontrer son amour à sa partenaire, c’est lui faire vivre des sensations agréables et en prendre lui aussi. Quelle surprise lorsque celle-ci résiste en lui disant : « Est-ce moi que tu aimes vraiment quand tu dis que tu m’aimes, ou est-ce seulement mon corps qui te fait réagir ? J’ai vraiment l’impression que tu ne penses qu’à « ça ». L’homme est surpris car il ne fait pas cette différence : pour lui, aimer sa partenaire, c’est l’aimer avec son corps. Quant à elle, la sexualité est plutôt un aboutissement qui survient lorsque l’autre a réussi à l’apprivoiser, lorsqu’il a démontré verbalement son amour pour elle ou fait quelque chose pour elle (comme les tâches ménagères), lorsqu’il a agi comme ELLE le voulait.

Poussée à l’extrême, cette dynamique donnant – donnant ne peut qu’aboutir à l’impasse et exagérer la tendance égoïste de l’homme et brimer la réceptivité et la générosité de la femme. En colère, l’homme prendra son plaisir de façon égocentrique, sans vraiment se préoccuper de ce qui plaît ou non à sa partenaire, selon ses humeurs libidineuses.  En colère, la femme se refusera ou restera passive, sa froideur reflétant l’impuissance de son partenaire à la rendre heureuse, ce qui, à la longue, risque d’entraîner une perte de sa propre libido.

Les répercussions sont positives lorsque les deux acceptent ces différences et les exploitent. La femme fait alors confiance à l’ « expertise génitale » de son conjoint et l’utilise pour accélérer son propre épanouissement sexuel. Rappelez-vous que la femme doit apprendre le chemin de l’orgasme. L’homme peut alors plus facilement se laisser aller aux plaisirs préliminaires, faits de tendresse, d’affection et de sensualité s’il se sait et se sent reçu dans sa génitalité. Il lui est plus facile de faire confiance à l’ « expertise sensuelle et sentimentale » de sa conjointe et de l’utiliser pour donner un sens à sa pulsion génitale. Le couple accepte donc, grâce à l’intensité de la libido de l’homme, d’expérimenter des rapports sexuels qui prennent toute leur signification dans un contexte amoureux, contexte sous la gouverne (non exclusive) de la femme.

Les particularités des cycles menstruels

Au début de toute relation, l’homme courtise une femme qui se montre très réceptive. Il est attentif ; elle est valorisante. L’expression émotive de l’homme titille la réceptivité sexuelle de la femme. Tout couple ou presque vit, au moment de la phase de la passion, une sexualité exacerbée. Mais cette passion ne dure qu’un temps, de trois mois à deux-trois ans. Puis la nature reprend le dessus : les hommes minimisent leurs efforts de séduction, mais ne veulent pas renoncer à leur fréquence de rapports sexuels. Les femmes veulent maintenant plus d’engagement de la part de leur partenaire pour continuer à les désirer. La différence d’intensité libidinale peut alors devenir source de conflit.

C’est autour de 40 ans que cette différence s’estompe, du moins si l’on se fie à la fréquence orgasmique hebdomadaire.  C’est aussi à cet âge que les hommes et les femmes peuvent le mieux s’entendre au point de vue sexuel. Les hommes deviennent de meilleurs amants parce que leur génitalité se montre moins urgente. Les femmes deviennent de meilleures partenaires sexuelles parce qu’elles ont généralement plus confiance en elle et qu’elles ont maintenant pris leur sexualité en main.

Ils subsistent toutefois encore certaines différences subtiles. Par exemple, la femme ne ressent pas la même réceptivité sexuelle tout au long de son cycle menstruel. Les femmes sont fortement influencées par leurs tempêtes hormonales, qu’on le veuille ou non. Mais elles sont aussi fortement influencées par le contexte psychologique. Théoriquement, toutes les femmes devraient ressentir, comme suite à l’augmentation de leur taux d’œstrogène, une poussée à la hausse de leur libido au 10e jour de leur cycle, ce désir plus intense maximalisant la possibilité de reproduction. Mais justement, la peur, ou le non désir, d’enfanter peut venir contrecarrer cette poussée et la déplacer au moment de la plus grande production de progestérone, précédant le début des règles, période alors infertile. D’autres femmes seront plus réceptives aux initiatives sexuelles de leur partenaire au moment où leur taux d’hormones est à son plus bas, soit autour du 5e jour.

L’homme aimant, attentif aux changements hormonaux de sa partenaire, découvrira rapidement à quel moment de son cycle celle-ci elle est la plus réceptive et en profitera, acceptant plus facilement les jours de moindre réceptivité. Au lieu d’avoir régulièrement trois relations sexuelles par semaine, il pourrait plutôt accepter d’en avoir cinq une semaine et une seule la semaine suivante. Ce qui vient parfois lui rendre la tâche plus difficile, c’est que les pointes de désir sexuel de sa femme peuvent varier selon ses projets. Si son non désir d’enfant se modifie, sa pointe pourra passer du 25e jour ou du 5e jour au 10e jour. Qui a dit qu’une fois marié l’homme pourrait avoir tout le sexe et la paix désirés ?

Les cycles hormonaux masculins

Les hommes ne sont pas non plus à l’abri de fluctuations de leur libido. On sait aujourd’hui que les hommes ayant des postes de haute responsabilité professionnelle ont une plus forte libido que la moyenne des hommes. Contrairement à la femme qui ne sera pas réceptive sexuellement si elle a un surplus de stress au travail, l’homme performant au travail utilise souvent la sexualité comme technique de détente. Plus il aura de travail et sera stressé par celui-ci, plus il aura le goût de faire l’amour pour retrouver une détente corporelle et une paix de l’esprit. À l’inverse, l’homme qui se sent inutile, déprimé, sans joie de vivre, sans but… verra sa libido diminuer.

Les hommes aussi ont des cycles hormonaux. Le premier est relié à l’âge : l’homme vieillissant produit de moins en moins de testostérone. À 65 ans, son taux peut représenter 50 % de celui qu’il avait à 30 ans. Un deuxième cycle est saisonnier : contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas au printemps, mais bien à l’automne que tous les hommes vivent une poussée de production de testostérone. Un troisième cycle est mensuel et varie un peu comme le taux de production des œstrogènes de la femme, sauf que les variations sont moins grandes et varient énormément d’un homme à l’autre : l’un peut avoir un cycle de 10 jours, l’autre, de 60 jours.

Quotidien est le quatrième cycle. En effet, les hormonothérapeutes se sont rendu compte, en prélevant régulièrement du sang, que le taux de testostérone démontrait une hausse marquée le matin, au réveil ou juste un peu avant. L’on sait que les hommes ont des érections lors de leurs rêves et des érections matinales ; cette découverte confirmerait le fait que de plus en plus d’hommes âgés rapportent que leurs érections les plus fortes sont celles du matin. C’est aussi à ce moment-là que la femme est la plus reposée, donc la plus susceptible d’être réceptive à l’initiative sexuelle de son partenaire. Ce serait donc une bonne idée pour l’homme (et pour la femme) de se rincer la bouche au moment de leur pipi matinal.

Le dernier cycle hormonal existant chez l’homme, celui qui fait le plus jaser, se produit aux vingt minutes. Tous, ou presque tous, les hommes ont trois poussées de production de testostérone à l’heure. On peut donc supposer qu’ils ont aussi trois pensées sexuelles à l’heure, soit plusieurs centaines par semaines.  Si vous en doutez, parlez-en au docteur Virginia Love, sexologue, qui s’est fait injecter de la testostérone sous supervision médicale. ELLE sait ce que c’est que d’avoir une libido d’homme. Il serait donc prouvé scientifiquement que les hommes normaux ne pensent qu’à « ça » ou, du moins, y pensent souvent. D’après certaines recherches, les femmes n’auraient, elles, que quelques pensées réellement sexuelles par semaine, sauf celles qui lisent des romans d’amour et chez qui l’on a pu observer une fréquence de relations sexuelles plus élevée.

Vivre en couple, c’est apprendre à gérer des différences et l’une de ces différences est que l’amour stimule la sexualité chez la femme et la sexualité stimule l’amour chez l’homme, aussi stéréotypée que puisse être cette affirmation.

Yvon Dallaire conférencier et auteur canadien de nombreux livres sur les relations homme – femme.
https://www.psycho-ressources.com/yvon-dallaire.html


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BYRON KATIE à Paris – Samedi 12 juillet 2014

ATELIER JOURNÉE – 9h30-17h – Théâtre BOBINO

Qui seriez-vous sans vos histoires ?
Vivre en harmonie avec ce qui est avec Le Travail de Byron Katie

Information et réservation sur www.byron-katie-paris-2014.com
Tarif réduit jusqu’au 12 mai 2014.

Au cours de cette journée exceptionnelle à Paris, Byron Katie, avec son humour et sa clarté bienveillante et sans concession, va vous faire découvrir : Le Travail.

C’est une démarche d’auto-questionnement simple et radical de nos pensées stressantes, qui vise à mettre fin à nos souffrances en nous libérant de nos conditionnements limitants pour retrouver notre état naturel : la joie, la paix et l’amour.

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Le Travail de Byron Katie :
une nouvelle approche de la sérénité : 4 questions qui peuvent changer une vie

La première fois que j’ai expérimenté « Le Travail » de Byron Katie, cela m’a permis d’arrêter de fumer. C’était il y a 11 ans. J’ai appliqué cette démarche de remise en cause des pensées stressantes. Et j’ai cessé de fumer, naturellement, sans tension interne ! Psychologue de formation, j’ai suivi la formation proposée par Byron Katie, je pratique Le Travail personnellement et le partage en sessions individuelles, en groupe dans des stages de 1 à 7 jours, ainsi que dans le monde de l’entreprise comme outil de coaching. Il s’agit d’une démarche de remise en question de nos croyances et pensées limitantes.

Qu’est-ce que Le Travail ?

Le Travail est une démarche d’identification de nos pensées stressantes et de remise en cause de ces pensées à l’aide de 4 questions et de retournements.
Nous allons voir à l’aide d’une pensée qui m’était très stressante (celle qui me conduisait à fumer) quelles sont ces 4 questions et ces retournements.
Mais tout d’abord, laissez-moi vous parler de Byron Katie, la fondatrice du Travail.

Qui est Byron Katie ?

Cette démarche est née d’une expérience vécue par Byron Katie en 1986.
Cette américaine a vécu, un matin, au réveil, un changement radical d’état psychologique, passant d’une dépression sévère l’empêchant de quitter sa chambre pendant plus de deux ans à une joie sans nom. Elle remarqua que la seule différence entre ce matin-là et le jour précédent était qu’elle ne croyait plus en ses pensées, elle ne croyait plus en son histoire. Elle mit alors au point cette technique de remise en cause de ses pensées stressantes afin de garder et approfondir cette paix nouvelle intérieure. Depuis, elle partage Le Travail dans le monde entier.

Concrètement, comment « faire Le Travail » ?

Tout d’abord, je vais identifier ma pensée stressante. Prenons mon cas, lorsque je fumais. Ma pensée stressante était : « Je veux fumer une cigarette ». C’est avec le cœur ouvert et la volonté de me remettre en question que je commençai à répondre aux questions, comme une aventurière qui s’apprête à aller découvrir de nouveaux mondes…

Question 1 : « Je veux fumer une cigarette ». Est-ce vrai ?

Est-ce vrai qu’au moment précis où je crois que je veux fumer une cigarette, je veux fumer une cigarette ? Je prends mon temps, j’explore, je fouille en moi, je gratte, je regarde… Et je réponds par OUI ou par NON. Simplement. Sans ajout, sans explication, sans justification. Et pour moi à cet instant c’était OUI.

Si la réponse est OUI, je me pose la question 2 ; sinon, je vais à la question 3 directement.

Question 2 : « Je veux fumer une cigarette ». Est-ce que je peux être absolument certaine que ce soit vrai ?

Est-ce que je peux être absolument certaine que ce soit vrai : « Je veux fumer une cigarette » ? Là encore, je replonge en moi, et il n’y a pas de bonne ou mauvaise réponse, juste le résultat de mon exploration intérieure… Et là pour moi à cet instant, je n’en étais plus si sûre, et c’est un NON qui s’imposa.

Question 3 : « Je veux fumer une cigarette ». -Comment je réagis, que se passe-t-il quand je crois à cette pensée ?

Je n’invente rien, je regarde, je fais un arrêt sur image, sur ce qui se passe en moi, pour moi, autour de moi, à ce moment-là. Je remarque les conséquences que cela engendre dans ma vie quand je crois une telle pensée.

Dans mon cas, lorsque je croyais à cette pensée : « Je veux fumer une cigarette », mon pouls s’accélérait, mon souffle se raccourcissait, je plongeais dans un état de stress. Je ne me souciais plus de rien, ni de ce que j’étais en train de faire, ni des gens qui m’entouraient. Je ne pensais plus qu’à cette cigarette. Plus rien n’avait d’importance, c’était la priorité numéro 1 de ma vie : fumer une cigarette ! Et plus largement, cette pensée entraînait beaucoup de culpabilité, je voyais l’image de la mère de ma meilleure amie morte sur son lit d’hôpital suite à un cancer des poumons, je m’isolais de mon bien-aimé pour aller fumer, et surtout , j’avais mal aux poumons, à la gorge et à la tête tous les matins au réveil… Je me sentais faible, dépendante, incapable, aliénée…

Pour répondre à la question 3, j’essaye d’être exhaustive, de regarder ma vie intérieure et extérieure sous l’emprise de cette pensée. Je suis restée des jours à noter comment je réagissais, ce qui se passait en moi, dans les moindres détails, quand je croyais cette pensée.

Puis je suis passée à la question 4.

Question 4 : « Je veux fumer une cigarette ». Qui serais-je sans cette pensée ?

Je n’invente rien. Je replonge en moi, je repars à l’aventure. Sans cette pensée, qui suis-je ?

Une amoureuse blottie au chaud avec son chéri devant un superbe film ! Je ne me lève pas, je ne me couvre pas en plein hiver pour sortir me brûler la gorge un peu plus ! Je suis bien, légère, épanouie. Je serais la femme que je veux être, indépendante, libre.
Ensuite je me projette dans toutes les situations où habituellement j’ai la pensée : « Je veux fumer une cigarette ». Une par une, je vis ces situations intérieurement, sans la pensée : « Je veux une cigarette ». Je prends mon temps dans chacune d’elle. Je me délecte de cette expérience intérieure, de cette nouvelle « moi » !

Puis, lorsque je me sens rassasiée de ce nouveau « moi », je passe aux retournements.

Les retournements

Je prends la pensée de départ et je l’inverse. Puis je cherche au moins 3 exemples pour illustrer chaque retournement.

Là encore, je n’invente rien. Je cherche des exemples concrets, authentiques, valables pour moi.

Dans ce cas, le retournement sera : « Je ne veux pas fumer une cigarette ».
En posant mon regard sur ce qui se passait vraiment en moi au moment où je croyais vouloir fumer, j’ai réalisé qu’en fait, selon les circonstances, je voulais soit une pause dans mon travail, soit un recentrage en moi, soit prendre l’air, etc. Ce que j’ai découvert en cherchant des exemples à ce retournement, c’est qu’en fait je ne voulais JAMAIS fumer une cigarette aux moments où je croyais vouloir en fumer une ! Quelle révolution ! Ce désir recouvrait toujours un autre désir-besoin.

C’est parce que je cherchais en moi des exemples à ce retournement à chaque fois que la pensée apparaissait que j’ai pu arrêter de fumer naturellement. Simplement, à chaque fois que j’avais envie de fumer, je me reposais les 4 questions rapidement dans ma tête puis je cherchais des exemples au retournement en étant à l’écoute de ce qu’en réalité je voulais vraiment à ce moment-là. Et comme je comblais alors mon vrai besoin du moment, il n’y eut aucune frustration, aucune prise de poids, aucune nécessité d’un support autre que ces 4 questions.

Dans ma pratique de psychologue

Dans ma pratique, j’utilise le Travail dans les situations de phobies, de traumas, d’anxiété, dans tous les cas où la personne vit une émotion stressante. Ensemble, nous identifions la pensée, la croyance à l’origine de cette émotion (« J’ai peur parce que… », « Je suis triste parce que… », etc.), puis nous investiguons cette croyance à l’aide des 4 questions et des retournements.

Certaines personnes viennent pour une situation bien particulière, le temps d’une seule séance, alors que d’autres ont des rendez-vous hebdomadaires depuis plusieurs années.

Certains de mes clients ont quatre ans et demandent spontanément à faire Le Travail parce qu’ils ont peur du noir ; certains sont avocats, d’autres médecins, thérapeutes, psychologues, enseignants, agriculteurs, lycéens, mères au foyers, danseurs, chefs d’entreprises, vendeurs… Tous ont en commun de vouloir se co-naître, réaliser qui ils sont sans leur histoire.

Rencontre avec Byron Katie à Paris

Si vous aussi vous avez envie de goûter au Travail de Byron Katie, de vous découvrir, de vous apaiser dans certaines relations conflictuelles, ou si vous avez simplement envie d’en savoir plus, je vous invite à me rejoindre pour une journée extraordinaire de Travail, à Paris, animée par Byron Katie, le 12 juillet prochain.

Vous pouvez également vous procurer les livres de Byron Katie, et visiter le site www.thework.com. Vous y trouverez tout le nécessaire pour faire du Travail par vous-même, sans l’aide de quiconque, comme je l’ai fait pendant 7 ans.

Au plaisir de nous rencontrer le 12 Juillet autour de Byron Katie, ou ailleurs si le cœur vous en dit !

Marie Varada Pommier
Psychologue. Facilitatrice du Travail de Byron Katie

www.marievarada-thework.com
www.thework.com
www.byron-katie-paris-2014.com


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Gestion du stress et confiance en soi – Mai 2014, Paris.

FORMATION
Gestion du stress et confiance en soi

– Comprendre son stress et son émotivité
– Prendre du recul, apprendre à gérer ses émotions en faisant appel à sa créativité et son intuition.
– Apport des neurosciences dans la gestion du stress
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Deux jours de formations
Prochaine session les 22 et 23 mai 2014
Tarif préférentiel 280 euros TTC le stage
Stage sur Paris
Inscription sur www.sophrokepri.fr rubriques séances

Patricia Periovizza, Psychologue, Anthony, Fr.
Lien URL : https://www.psycho-ressources.com/patricia-periovizza.html


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