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«LE DIABLE AU CORPS»
Il n’y a pas si longtemps, la folie était perçue comme une manifestation diabolique ou comme une punition de Dieu. Par crainte ou ignorance, on recourait à l’emprisonnement ou à l’exorcisme afin de contrôler cette maladie qui soulevait la peur dans la communauté. Esprits égarés, dérangés, corps ligotés, électrocutés, médicamentés. Hier, la science a cru qu’en contrôlant le corps, elle guérirait l’esprit. Aujourd’hui, où en sommes-nous? La trilogie Art-Normes invite le spectateur à se questionner sur le rapport qu’entretiennent l’art et la folie, mais surtout, à mieux connaître pour moins juger.
L’exposition à trois dimensions (picturale, muséale et littéraire) s’inscrit en continuité avec le premier volet Mots de tête et maux d’esprit. «Le diable au corps» présente une vingtaine d’œuvres réalisées par des usagers artistes qui illustrent comment ces corps ont résisté aux violences subies. Pour accentuer cette vérité, on présente des objets et instruments provenant de la Galerie historique Lucienne-Maheux, autrefois utilisés pour traiter les personnes qui souffraient de maladie mentale (contentions, appareil à sismographie (électrochocs), bénitier, etc). À titre de témoins, des textes d’auteurs tels Esther Croft et Roland Bourneuf, viennent imprimer des mots qui décrivent avec sensibilité, la survivance, la force et l’espoir. «Le Diable au corps» dérange, à juste titre.
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