{"id":9402,"date":"2018-02-14T09:39:30","date_gmt":"2018-02-14T14:39:30","guid":{"rendered":"https:\/\/aws.psycho-ressources.com\/blog\/?p=9402"},"modified":"2020-01-15T10:06:42","modified_gmt":"2020-01-15T15:06:42","slug":"ecrire-a-son-psychanalyste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/ecrire-a-son-psychanalyste\/","title":{"rendered":"Lettres du divan. \u00c9crire \u00e0 son psychanalyste"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/aws.psycho-ressources.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/couvert-lettres-divan.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-9403\" src=\"https:\/\/aws.psycho-ressources.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/couvert-lettres-divan.jpg\" alt=\"couvert-lettres-divan\" width=\"287\" height=\"420\" srcset=\"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/couvert-lettres-divan.jpg 287w, https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/couvert-lettres-divan-205x300.jpg 205w\" sizes=\"auto, (max-width: 287px) 100vw, 287px\" \/><\/a><span style=\"color: #008000;\"><strong>Lettres du divan<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #008000;\"> \u00c9crire \u00e0 son psychanalyste<\/span><\/p>\n<p>Sous la direction de<br \/>\n<strong><em>L<\/em><em>ouise Grenier<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\u00c9ditions Liber<\/p>\n<p><strong>PR\u00c9SENTATION DE L&rsquo;OUVRAGE<\/strong><\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Sentiers d\u2019enfance de souffrance<\/em><br \/>\n<em> Je vous ai suivis pas \u00e0 pas \u2026\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\nJacques Brault, <em>Moments fragiles<\/em><\/p>\n<p>\u00c9criture et psychanalyse, \u00absentiers d\u2019enfance de souffrance\u00bb que les auteurs de ce recueil ont suivi pas \u00e0 pas \u00abjusqu\u2019au bout l\u00e0 o\u00f9 l\u2019ailleurs\u00bb est tout pr\u00e8s, \u00abdans le gel soudain d\u2019une larme au bord des yeux\u00bb. Pour certains, l\u2019\u00e9criture a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 leur entr\u00e9e en analyse et a rendu possible une ouverture \u00e0 la parole analytique et \u00e0 ses soubassements inconscients. C\u2019est que l\u2019\u00e9criture, autobiographique ou po\u00e9tique, leur a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 ses limites. Ne se pr\u00eate-t-elle pas ais\u00e9ment au jeu du miroir dont il faut bien s\u2019extraire pour aller au-del\u00e0 de ce que l\u2019on croit savoir sur soi? Pour d\u2019autres, d\u00e9j\u00e0 en analyse, l\u2019\u00e9criture est apparue comme une issue cr\u00e9atrice constituant symboliquement une \u00abchambre \u00e0 soi\u00bb (Virginia Woolf) pour y d\u00e9poser les s\u00e9diments de sa parole. Le divan, r\u00e9el ou imaginaire, repr\u00e9sentant ce lieu o\u00f9 la lettre se compose, rejoint d\u2019autres lettres, des inscriptions et r\u00e9cits d\u2019autrefois en qu\u00eate de quelque destinataire invisible.<\/p>\n<p>Au cours de rencontres amicales ou professionnelles, colloques, conf\u00e9rences en s\u00e9minaires o\u00f9 il \u00e9tait question des rapports entre \u00e9criture et psychanalyse, je me suis demand\u00e9 comment les psychanalystes accueillaient les \u00e9crits de leurs patients. Et dans quelle mesure eux-m\u00eames s\u2019adonnaient \u00e0 une \u00e9criture qui prolongeait leur parole sur le divan. C\u2019est ainsi que m&rsquo;est venue l\u2019id\u00e9e de ce recueil avec cette question pr\u00e9alable: quelle est la fonction de l\u2019\u00e9crit intime, adress\u00e9 ou non \u00e0 l\u2019analyste? Mon argumentaire interpellait les analystes moins du c\u00f4t\u00e9 de leur savoir que de leur propre exp\u00e9rience d\u2019analysants. Pour certains ce fut l\u2019occasion d\u2019une r\u00e9flexion sur la valeur \u00e0 accorder aux \u00e9crits du divan en marge du cadre classique, pour d\u2019autres, de raconter et th\u00e9oriser une situation clinique mettant au premier plan les \u00e9crits d\u2019un patient, ou les leurs propres.<\/p>\n<p>Les analystes qui ont accept\u00e9 de contribuer \u00e0 ce recueil sont des passionn\u00e9s de l\u2019\u00e9crit alors m\u00eame que la parole est l\u2019objet de leur attention quotidienne. Il y a l\u00e0 une dualit\u00e9 nourrici\u00e8re qui rejoint celle de leurs analysants qui, par la po\u00e9sie ou la correspondance, t\u00e9moignent de l\u2019importance du lien symbolique qui s\u2019est nou\u00e9 sur le divan. Il est vrai que le texte \u00e9crit, lettre ou fragment de journal de cure, ne peut refl\u00e9ter exactement les balbutiements de la parole, ses h\u00e9sitations, l\u2019espacement des temps et des silences du sujet, il n\u2019en constitue pas moins un \u00e9tayage privil\u00e9gi\u00e9 pour continuer \u00e0 penser, \u00e0 r\u00eaver, \u00e0 s\u2019\u00e9crire en l\u2019absence de son analyste.<\/p>\n<p>Le lecteur trouvera ici des textes tr\u00e8s diff\u00e9rents les uns des autres: l\u2019un osant la r\u00e9v\u00e9lation d\u2019un incident transf\u00e9rentiel, l\u2019autre racontant une exp\u00e9rience clinique insolite, un autre encore d\u00e9fendant la sp\u00e9cificit\u00e9 du cadre analytique ou d\u00e9voilant po\u00e8mes et lettres \u00e0 l\u2019analyste. Encore faut-il entendre la lettre comme un signifiant qui renvoie \u00e0 des signifi\u00e9s multiples. Ainsi peut-elle jaillir d\u2019une parole interrompue, ou suspendue, telle une pulsion qui vient rompre une barri\u00e8re psychique.<\/p>\n<p>Il arrive en effet que l\u2019\u00e9criture vole au secours de la parole, qu\u2019elle en pallie les lacunes et en contourne les d\u00e9fenses. Soutenue par le transfert, elle surfe sur une vague pulsionnelle, ou douloureuse, pour rassembler les morceaux \u00e9pars de la m\u00e9moire. Dans Les outils du po\u00e8te, Gaston Miron dit: \u00abOn s\u2019\u00e9crit toujours \u00e0 l\u2019avance. Et c\u2019est apr\u00e8s qu\u2019on se dit: \u201cAh bon, c\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit dans un po\u00e8me.\u201d\u00bb Le po\u00e8me narratif, l\u2019\u00e9criture de soi et l\u2019autofiction puisent \u00e0 m\u00eame cette part de soi soustraite au discours officiel, produisant ainsi un savoir qu\u2019il reste \u00e0 reconna\u00eetre. Dans \u00abLa marche \u00e0 l\u2019amour\u00bb, Miron montre bien que c\u2019est du lieu o\u00f9 \u00e7a ne parle pas que \u00e7a \u00e9crit. Et que l\u2019\u00e9crit nous informe, mieux, nous pr\u00e9c\u00e8de.<\/p>\n<p>Un analysant \u00e9crit \u00e0 son analyste, ou pour son analyste. Lettres, messages \u00e9lectroniques, po\u00e8mes, r\u00e9cits de r\u00eaves ou de souvenirs, aveu d\u2019un d\u00e9sir, ou d\u2019une douleur, qui ne se dit pas. Ces \u00e9crits en marge des s\u00e9ances occupent une place \u00e0 part dans l\u2019analyse ou la psychoth\u00e9rapie, comme si le d\u00e9sir inconscient et ses tourments trouvaient l\u00e0 \u00e0 se loger. Dans le mouvement m\u00eame de son \u00e9criture, le sujet rejoint la part cach\u00e9e de son \u00eatre, celle qu\u2019il ne livre pas en s\u00e9ance. Il se souvient de lui-m\u00eame en quelque sorte, pour et avec un autre qu\u2019il retrouve dans l\u2019imaginaire. Nous ne sommes plus seulement dans \u00abl\u2019\u00e9change de mots\u00bb (Freud) au sens strict, mais dans la correspondance, l\u2019analyste \u00e9tant le principal t\u00e9moin de cette mise \u00e0 l\u2019\u00e9crit de soi. S\u2019agit-il d\u2019une \u00e9criture analysante? S\u2019agit-il d\u2019une \u00e9chapp\u00e9e hors du cadre analytique? S\u2019agit-il d\u2019un r\u00e9cit de soi qui trouve sur le divan sa raison d\u2019\u00eatre?<\/p>\n<p>En marge des d\u00e9fenses, l\u2019\u00e9criture dans et hors cadre analytique pourrait faire partie int\u00e9grante de la cure. L\u2019analyste \u00e9tant mis en position de \u00abt\u00e9moin garant\u00bb (Jean-Fran\u00e7ois Chiantaretto) de cette \u00abinterlocution interne\u00bb qui se poursuit en son absence. L\u2019\u00e9criture, du fait m\u00eame de cette adresse, hors r\u00e9p\u00e9tition du m\u00eame, contribuerait \u00e9galement \u00e0 la rem\u00e9moration et \u00e0 l\u2019historisation du sujet. En ce sens, elle serait travers\u00e9e de la m\u00e9moire et mouvement vers \u00abl\u2019inconnu en soi\u00bb (Marguerite Duras), vers cette part silencieuse et pourtant agissante de soi, l\u2019infantile. Reste \u00e0 savoir comment l\u2019analyste accueillera ces \u00e9crits dans son propre transfert et comment il y r\u00e9pondra en s\u00e9ance.<\/p>\n<p>Po\u00e8mes, messages ou lettres, r\u00e9cits de soi sont \u00e9galement un appel \u00e0 l\u2019\u00e9coute et une fa\u00e7on de se consoler d\u2019une absence. Ainsi, le passage \u00e0 l\u2019\u00e9criture peut avoir \u00e9t\u00e9 d\u00e9clench\u00e9 par une souffrance insupportable, celle-l\u00e0 m\u00eame qui a motiv\u00e9 la demande d\u2019analyse. Entre la parole \u00e9nonc\u00e9e en s\u00e9ance et l\u2019\u00e9crit, il y a un \u00e9cart, le sujet parlant n\u2019\u00e9tant pas \u00e0 la m\u00eame place que le sujet \u00e9crivant. Cet \u00e9cart refl\u00e8te bien ce qui s\u00e9pare le sujet de l\u2019infantile. \u00c9crivant, il change de place pour donner une autre version de soi, au plus pr\u00e8s d\u2019un d\u00e9sir qui n\u2019arrive pas \u00e0 se dire, qui s\u2019\u00e9crit pourtant. En marge de la parole dite, il y a donc la parole \u00e9crite, ce qui n\u2019est pas sans effets transf\u00e9rentiels et contretransf\u00e9rentiels.<\/p>\n<p>Ces \u00e9crits font partie int\u00e9grante du travail analytique alors m\u00eame qu\u2019ils surviennent dans ses marges. Ils r\u00e9pondent \u00e0 une n\u00e9cessit\u00e9 transf\u00e9rentielle en m\u00eame temps qu\u2019ils donnent acc\u00e8s au sujet dans la solitude de sa demande. Ils exigent une r\u00e9ponse, \u00e9crite ou dite: signes de vie, de pr\u00e9sence et de l\u2019importance de ce geste.<\/p>\n<p>Pr\u00e9cisons que la r\u00e9flexion propos\u00e9e ici ne porte pas tant sur des \u00e9crits publi\u00e9s que sur ceux qui croisent la parole en s\u00e9ance. Les analystes aussi \u00e9crivent depuis cette place d\u2019analysant, ou d\u2019autoanalysant.<\/p>\n<p>En somme, que penser de ces \u00e9crits intimes? Pouvons-nous les consid\u00e9rer comme des formations de compromis dans le cours d\u2019une analyse, ou comme du mat\u00e9riel clinique \u00e0 analyser au m\u00eame titre qu\u2019un r\u00eave par exemple? Enfin, l\u2019\u00e9crit du divan serait-il une fa\u00e7on de s\u2019\u00e9loigner d\u2019un v\u00e9cu jusque-l\u00e0 silencieux, de l\u2019infantile, ou au contraire, une fa\u00e7on de s\u2019en rapprocher?<\/p>\n<p><strong>A PROPOS DE LOUISE GRENIER<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/aws.psycho-ressources.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/photo-louise-grenier-nb.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9404 alignleft\" src=\"https:\/\/aws.psycho-ressources.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/photo-louise-grenier-nb.jpg\" alt=\"photo-louise-grenier-nb\" width=\"264\" height=\"227\" \/><\/a>Louise Grenier est psychologue et psychanalyste, charg\u00e9e de cours au d\u00e9partement de psychologie de l\u2019universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al, coordonnatrice du Groupe d\u2019\u00e9tudes psychanalytiques interdisciplinaires (GEPI) et responsable du Cercle d\u2019animation psychanalytique (CAP) de l\u2019universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al.<\/p>\n<p>Elle a publi\u00e9 Les violences de l\u2019Autre. Faire parler les silences de son histoire (Quebecor), Femme d\u2019un seul homme (Quebecor), Filles sans p\u00e8re (Quebecor) et codirig\u00e9 plusieurs ouvrages dont Penser Freud avec Patrick Mahony (Liber) et Le projet d\u2019Antigone (Liber).<\/p>\n<p><strong>D\u00c9TAILS<\/strong><\/p>\n<p>Prix: 25 $ CAD | 23 \u20ac Euro<br \/>\nDate de parution: 17 mai 2017<br \/>\nCollection: Psychanalyse, psychologie, soci\u00e9t\u00e9<br \/>\nCat\u00e9gorie: Psychanalyse<br \/>\nISBN: 978-2-89578-602-3<br \/>\nNombre de pages: 246<br \/>\nFormat: 9 po \/ 23 cm | 6 po \/ 15 cm<br \/>\nPoids: 366g<br \/>\n\u00c9ditions Liber<\/p>\n<a href='http:\/\/twitter.com\/share' class='twitter-share-button' data-text='Lettres du divan. \u00c9crire \u00e0 son psychanalyste' data-url='https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/?p=9402' data-counturl='https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/ecrire-a-son-psychanalyste\/' data-count='horizontal' data-via='LesPSY'>Tweet<\/a>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lettres du divan \u00c9crire \u00e0 son psychanalyste Sous la direction de Louise Grenier \u00c9ditions Liber PR\u00c9SENTATION DE L&rsquo;OUVRAGE \u00ab\u00a0Sentiers d\u2019enfance de souffrance Je vous ai suivis pas \u00e0 pas \u2026\u00a0\u00bb Jacques Brault, Moments fragiles \u00c9criture et psychanalyse, \u00absentiers d\u2019enfance de &hellip; <a href=\"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/ecrire-a-son-psychanalyste\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[7,6],"tags":[2984,1044,2985,646,27,143,451,2931],"class_list":["post-9402","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-livres","category-publications","tag-analysant","tag-ecrire","tag-lettres","tag-livre","tag-psychanalyse","tag-psychanalyste","tag-reves","tag-temoignages"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9402","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9402"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9402\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10348,"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9402\/revisions\/10348"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9402"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9402"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9402"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}