{"id":8887,"date":"2017-05-15T10:25:37","date_gmt":"2017-05-15T14:25:37","guid":{"rendered":"https:\/\/aws.psycho-ressources.com\/blog\/?p=8887"},"modified":"2017-05-15T10:25:47","modified_gmt":"2017-05-15T14:25:47","slug":"attachement-eric-brabant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/attachement-eric-brabant\/","title":{"rendered":"L&rsquo;attachement &#8211; Eric Brabant"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/aws.psycho-ressources.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/photo-eric-brabant-2011.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8888 alignleft\" src=\"https:\/\/aws.psycho-ressources.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/photo-eric-brabant-2011.jpg\" alt=\"photo-eric-brabant-2011\" width=\"198\" height=\"205\" \/><\/a><strong>L&rsquo;attachemen<\/strong>t<\/p>\n<p>Par <strong><em>Eric Brabant<\/em><\/strong><br \/>\nGestalt Th\u00e9rapeute et Formateur<br \/>\nToulouse, France<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;attachement<\/strong><\/p>\n<p>La plupart des gens succombent \u00e0 l\u2019attachement, relique de la petite enfance parce qu\u2019au d\u00e9part vital pour la survie du nourrisson. L\u2019attachement est d\u00e9fini comme lien que l\u2019enfant, d\u00e9pendant, \u00e9tablit avec sa m\u00e8re au d\u00e9but de sa vie avec le but d\u2019\u00eatre nourri dans ses besoins fondamentaux de base et de trouver en ce lien une \u00ab base de s\u00e9curit\u00e9 \u00bb. La qualit\u00e9 de l\u2019attachement \u00e0 la m\u00e8re conditionne la sensation de s\u00e9curit\u00e9, la sociabilit\u00e9 et les troubles de l\u2019attachement m\u00e8nent \u00e0 l\u2019angoisse de s\u00e9paration ou d\u2019abandon ainsi qu\u2019\u00e0 divers troubles psychologiques :<\/p>\n<p>&#8211; troubles alimentaires : anorexie, boulimie (KOBAK, 1996)<br \/>\n&#8211; conduites addictives : toxicomanie, alcoolisme, jeu, internet, etc. (FONAGY, 1996)<br \/>\n&#8211; troubles de l\u2019humeur (TYRELL \u2013 DOZIER, 1997)<br \/>\n&#8211; troubles anxieux (FONAGY, 1996 ; WARREN, 1999)<br \/>\n&#8211; troubles limites de la personnalit\u00e9 sous forme de troubles fonctionnels dissociatifs (d\u00e9personnalisation, troubles de m\u00e9moire, pens\u00e9e d\u00e9sorganis\u00e9e, impulsivit\u00e9 mal contr\u00f4l\u00e9e). (ZANARINI 1989, LIOTTI 1999).<\/p>\n<p>En fonction de l\u2019attitude de la figure maternelle \u00e0 son \u00e9gard, l\u2019enfant d\u00e9veloppe un mod\u00e8le d\u2019attachement qu\u2019il int\u00e9riorise et dont il se servira ult\u00e9rieurement au cours de sa vie dans toutes ses relations sociales et intimes.<\/p>\n<p>Toujours est-il que si l\u2019attachement est indispensable au d\u00e9but de la vie d\u00e9pendante, il devient pathologique pour un adulte qui se voudrait autonome (Cf. L\u2019autonomie \u2013 Eric Brabant). Pour une esp\u00e8ce, la satisfaction des besoins fondamentaux conditionne la survie puis la vie en soci\u00e9t\u00e9. La pr\u00e9occupation envers eux est donc avantageuse mais l\u2019attachement \u00e0 ceux-ci est nettement pr\u00e9judiciable et se fait terreau de toutes les souffrances sous toutes les formes.<\/p>\n<p>L\u2019attachement chez l\u2019adulte, dit \u00ab up?d?na \u00bb en Pali et qu\u2019on nomme \u00ab tchac \u00bb en tib\u00e9tain, est synonyme de convoitise et ram\u00e8ne exclusivement \u00e0 soi. Il repr\u00e9sente une saisie sur l\u2019objet et c\u2019est le corollaire de l\u2019envie \u00e9gocentrique. Contrairement au d\u00e9sir, l\u2019envie est anxiog\u00e8ne et toujours accompagn\u00e9e de force et de tension. On s\u2019accroche. Lorsqu\u2019un d\u00e9sir n\u2019est pas assouvi, cela entra\u00eene une frustration puis on passe \u00e0 autre chose. Lorsqu\u2019une envie n\u2019est pas rassasi\u00e9e, cela conduit \u00e0 une frustration intol\u00e9rable, un vide, une souffrance notable et souvent des r\u00e9actions de violence relationnelle.<\/p>\n<p>L\u2019attachement consiste \u00e0 vouloir, \u00e0 orienter les choses, \u00e0 se lier \u00e0 l\u2019objet d\u2019amour, \u00e0 le conditionner, \u00e0 ne pas vouloir le perdre et \u00e0 s\u2019attendre qu\u2019il dure \u00e9ternellement. Le plus souvent on est en activit\u00e9 pour le futur afin que la situation devienne ce qu\u2019on veut qu\u2019elle soit. L\u2019attachement consiste \u00e0 ne pas supporter que les choses soient diff\u00e9rentes de la fa\u00e7on dont on les a imagin\u00e9es. C\u2019est donc une intol\u00e9rance \u00e0 la frustration. Il y a attachement lorsqu\u2019il y a int\u00e9r\u00eat personnel, \u00e9gocentrisme, anxi\u00e9t\u00e9, exc\u00e8s, ma\u00eetrise et contr\u00f4le, projection dans le futur et ignorance totale de l\u2019impermanence.<\/p>\n<p>Au sujet des objets d\u2019attachement, celui-ci se fixe sur ce qui nous s\u00e9curise, ce que nous savons de nous, nos attentes, nos valeurs, nos consid\u00e9rations, nos images mentales et notre petit moi.<\/p>\n<p>Il s\u2019arrime \u00e0 ceux qui nous \u00e9tayent : nous reconnaissent, nous confirment et nous consolident tels que parents, amis, amours, conjoint, enfants\u2026 Il saisit des qualit\u00e9s qu\u2019on aime et qui semblent nous revaloriser comme abn\u00e9gation, amiti\u00e9, amour, sant\u00e9 ou traits de personnalit\u00e9. L\u2019attachement offre seulement pour que les avantages lui reviennent plus nombreux en retour.<\/p>\n<p>Il s\u2019accroche \u00e9galement sur des poisons auxquels on tient comme \u00e0 de vieilles habitudes qui nous personnalisent, tels tristesse ou souffrance, jalousie, impulsivit\u00e9, regard d\u2019autrui, timidit\u00e9, peurs et doutes, flegme, boulimie, sexe, tabac, alcool, maladie, etc. A l\u2019inverse de l\u2019\u00catre et de l\u2019int\u00e9grit\u00e9, il se lie aussi bien \u00e0 l\u2019Avoir qu\u2019\u00e0 l\u2019Agir : attachement \u00e0 des biens mat\u00e9riels, \u00e0 son patrimoine, \u00e0 des personnes, protection des autres, envies de faire plaisir ou d\u2019aider, engagement dans une cause humanitaire ou sociale, etc.<\/p>\n<p>En fait il se scelle aux besoins psychologiques fondamentaux : plaisir des sens, communication, s\u00e9curit\u00e9, reconnaissance, opinions et valeurs, appartenance, superstitions et rituels, croyances, attachement \u00e0 un soi. Or chacune de ces notions est contestable ou r\u00e9visable. Par exemple, la sensation de s\u00e9curit\u00e9 diff\u00e8re d\u2019un individu \u00e0 un autre ; ce qui parait juste pour l\u2019un ne l\u2019est pas pour l\u2019autre ; les besoins de reconnaissance sont rapidement satisfaits pour les uns et jamais pour les autres et, d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, on ne sait jamais bien pour chacun ou commencent et finissent ces notions. O\u00f9 fixons-nous la sati\u00e9t\u00e9 ?<\/p>\n<p>La philosophie bouddhique parle de quatre types d\u2019attachement : attachement sensuel, attachement aux opinions ou aux conceptions erron\u00e9es, attachement aux croyances et rituels, attachement \u00e0 la personnalit\u00e9 ou \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019un moi.<\/p>\n<p>Si je suis attach\u00e9 \u00e0 mes amours ou \u00e0 mes enfants, ce n\u2019est pas leur bien que je veux mais le mien.<br \/>\nSi je suis attach\u00e9 \u00e0 des concepts ou \u00e0 des id\u00e9es, cela pourra \u00eatre source d\u2019auto-souffrance et je pourrais \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme personne psychorigide, sans dire que des \u00e9v\u00e9nements pourront les d\u00e9mentir.<br \/>\nSi je suis attach\u00e9 \u00e0 ma sant\u00e9, je ne supporterais pas les tensions, les sympt\u00f4mes ou les douleurs, je voudrais les fuir imm\u00e9diatement et c\u2019est le meilleur moyen de leur donner de l\u2019importance ou de les renforcer. Si je refuse absolument ma tension douloureuse ou ma d\u00e9pression, que je veux en sortir imm\u00e9diatement, je ne suis pas pr\u00eat \u00e0 voir ce qu\u2019elle cherche \u00e0 exprimer, c&rsquo;est-\u00e0-dire ce qui se cache en amont et qui l\u2019am\u00e8ne.<\/p>\n<p>Je peux \u00eatre attach\u00e9 \u00e0 ma souffrance chronique pour au moins trois raisons. Soit j\u2019y trouve b\u00e9n\u00e9fice dans l\u2019empathie et l\u2019int\u00e9r\u00eat des autres \u00e0 mon \u00e9gard, soit elle me caract\u00e9rise depuis de longues ann\u00e9es et constitue v\u00e9ritablement un pan de ma personnalit\u00e9. Or pour l\u2019ego, rien n\u2019est pire que l\u2019inconnu et l\u2019incertitude changement. En tant qu\u2019humains, le changement nous inqui\u00e8te toujours. C\u2019est pourquoi on peut \u00eatre attach\u00e9 \u00e0 sa souffrance. Ce n\u2019est surement pas tr\u00e8s rationnel mais ce n\u2019est certainement pas le rationnel qui nous gouverne (R\u00e9cemment j\u2019ai \u00e9crit un article intitul\u00e9 Pens\u00e9es folles ou folie coh\u00e9rente ?).<br \/>\nL\u2019attachement \u00e0 la souffrance peut \u00eatre aussi une mani\u00e8re de me singulariser ou de me d\u00e9finir. Je peux b\u00e2tir toutes mes relations autour d\u2019elle : devenir bourreau ou terroriste, partir en croisade id\u00e9ologique, me marier avec une infirmi\u00e8re, c\u00f4toyer m\u00e9decins et sauveurs, \u0153uvrer dans l\u2019humanitaire, devenir psychologue\u2026 Lorsque je m\u2019aper\u00e7ois que c\u2019est un jeu psychologique qui cache des motivations \u00e9gocentr\u00e9es devenant conscientes, je peux tout chambouler y compris mon couple et mes relations. La conscientisation cr\u00e9e une prise de recul, on voit que ce n\u2019\u00e9tait pas juste. Les cons\u00e9quences font peut \u00eatre souffrir les autres mais mettent de la justesse et de la clart\u00e9 pour tout le monde.<\/p>\n<p>On confond souvent amour (vers l\u2019Autre) et attachement (vers soi). Dans les relations, l\u2019attachement vient contaminer l\u2019amour pour les raisons ci-dessus d\u00e9crites. Il m\u00e8ne \u00e0 la possessivit\u00e9, \u00e0 la perversit\u00e9 (d\u00e9viation du but ou de l\u2019objet) et \u00e0 la jalousie. Il y a certaines personnes qu\u2019on ressent comme des aspirateurs d\u2019\u00e9nergie. On se sent aspir\u00e9, p\u00e9n\u00e9tr\u00e9, bouff\u00e9 par elles et notre premier r\u00e9flexe est de nous en distancier.<br \/>\nL\u2019attachement est une \u00e9nergie plus tourn\u00e9e vers soi que vers l\u2019autre. Donc ce n\u2019est pas de l\u2019amour.<br \/>\nCe serait plut\u00f4t une \u00e9nergie destin\u00e9e \u00e0 combler un manque, une envie de contr\u00f4le, de ma\u00eetrise sur les choses ou les gens, une envie de toute-puissance et, dans le pire des cas, une recherche inconsciente de confirmation de l\u2019\u00e9chec et de sa nullit\u00e9 personnelle. Dans l\u2019attachement, on aime seulement nos perceptions et nos projections (Lire : Aimez-vous une sir\u00e8ne ou une chim\u00e8re ?). C\u2019est une tension avide, une soif centr\u00e9e sur le manque et la mort plut\u00f4t qu\u2019un plaisir joyeux articul\u00e9 autour de la consommation et la pleine jouissance de la vie.<\/p>\n<p>\u00ab Faisons la distinction entre le v\u00e9ritable amour et l&rsquo;attachement. Le premier id\u00e9alement, n\u2019attend rien en retour et ne d\u00e9pend pas des circonstances. Le second ne peut que changer au gr\u00e9 des \u00e9v\u00e8nements et des \u00e9motions \u00bb. Tenzin Gyatso, XIVeme dala\u00ef lama..<\/p>\n<p>L\u2019attachement m\u00e8ne \u00e0 la cons\u00e9quence directe de perdre la libert\u00e9 de soi et de l\u2019autre. Saisir les choses condamne la libert\u00e9 de mouvement. Lorsque je prom\u00e8ne mon chien, je perds l\u2019usage d\u2019un bras : celui qui est attach\u00e9 \u00e0 la laisse. Si on me confie dans la rue une mallette de billets de banque, je ne vais plus penser qu\u2019\u00e0 elle et \u00e0 sa s\u00e9curit\u00e9, je vais donc perdre ma libert\u00e9 de penser et d\u2019agir.<br \/>\nProbl\u00e8me d\u2019accoutumance et de conditionnement, l\u2019attachement est comme une drogue, il voile l\u2019esprit et r\u00e9alise un filtre sur la conscientisation.<\/p>\n<p>Le fait de s\u2019attacher fixe, condamne les choses. Plus on saisit, plus on entrave le libre court naturel, plus on bloque les choses et plus elles nous \u00e9chappent. Tout change, tout mute, tout est en perp\u00e9tuel mouvement \u00e0 l\u2019instar des poussi\u00e8res qui volent dans le rai de lumi\u00e8re traversant une pi\u00e8ce. J\u2019aime un \u00eatre cher et suis attach\u00e9 \u00e0 cet amour, sans me rendre compte qu\u2019il change, qu\u2019il mute, qu\u2019il vieillit, qu\u2019il se transforme. Il change d\u2019id\u00e9es et de cellules \u00e0 chaque seconde et moi aussi. A un moment, je vais m\u2019apercevoir que cet amour n\u2019a plus rien \u00e0 voir avec celui du premier mois et l\u2019attachement va cisailler carr\u00e9ment la relation. Notre attitude va toujours provoquer quelque chose chez l\u2019autre. Je vais exiger qu\u2019il reste ou redevienne comme avant.<\/p>\n<p>Qu\u2019il se fixe sur poisons ou qualit\u00e9s, l\u2019attachement nie le caract\u00e8re impermanent des ph\u00e9nom\u00e8nes et de la vie s\u00e9quentielle, cache toujours au moins un voile de la conscience, une motivation plus ou moins \u00e9gocentrique et une m\u00e9connaissance de soi qui finiront toujours par desservir de fa\u00e7on relativement douloureuse ou d\u00e9sastreuse. S\u2019attacher, c\u2019est vivre avec des \u0153ill\u00e8res, riv\u00e9 sur son besoin et ferm\u00e9 \u00e0 l\u2019accueil du mouvement de tous les possibles.<\/p>\n<p>Le corollaire de l\u2019attachement est donc la souffrance, toujours issue de l\u2019attachement et \u00e0 ne pas confondre avec la douleur. La douleur est le fruit de la vie ; la souffrance est le fruit de l\u2019ego.<br \/>\nL\u2019attachement entra\u00eene souffrance par l\u2019anxi\u00e9t\u00e9 de perdre et la force anxiog\u00e8ne qu\u2019il suppose. La souffrance \u00e0 la s\u00e9paration ou \u00e0 la perte d\u2019un objet ou d\u2019une personne est \u00e0 hauteur du degr\u00e9 d\u2019attachement.<\/p>\n<p>Comme si on \u00e9tait encore petit enfant, on s\u2019attache \u00e0 quelque chose de toujours ext\u00e9rieur \u00e0 soi car on l\u2019assimile au bonheur. Nous sommes attach\u00e9s \u00e0 notre bonheur, c\u2019est donc un attachement pour soi, conf\u00e9rant \u00e0 la notion de propri\u00e9t\u00e9. Nous ne voyons absolument pas que le bonheur repose uniquement sur nous-m\u00eames, sur la fa\u00e7on dont nous utilisons notre t\u00eate et aucunement sur les objets ou personnes ext\u00e9rieures.<br \/>\nEn nous rivant au pass\u00e9, l\u2019attachement n\u2019est qu\u2019une chim\u00e8re qui nous promet le bonheur futur mais qui nous guide in\u00e9vitablement au malheur \u00e0 court ou moyen terme. Vous vivez bien avec votre compagnon. Imaginez maintenant lui annoncer que vous partez en week-end sans lui, seule pour vous ressourcer, avec des amies pour faire du ski ou en groupe de d\u00e9veloppement personnel. La vie avec lui change soudainement. Votre compagnon devient insupportable, fait son cirque en alternant reproches, moralit\u00e9, jalousie, exigences et chantage.<br \/>\nQuand on est coll\u00e9 et que la personne d\u00e9pendante est attach\u00e9e tout va tr\u00e8s bien, mais d\u00e8s que le lien se distend rien ne va plus et se r\u00e9v\u00e8lent les vraies qualit\u00e9s d\u2019\u00catre. Envisagez une fin brutale avec la personne qui partage votre vie : l\u2019attachement vous plonge dans la douleur. Dans ce cas, les voici \u00e0 peine s\u00e9par\u00e9s que certains se pr\u00e9cipitent dans un nouveau coup de foudre destin\u00e9 \u00e0 combler leur vide. Je n\u2019appelle pas cela de l\u2019amour d\u2019autrui mais seulement de la pr\u00e9occupation \u00e9gocentrique de soi.<br \/>\nEn cas de deuil, la souffrance est terrible. Lorsqu\u2019on perd un \u00eatre cher, on ne peut pas dire qu\u2019on souffre pour lui. Cette souffrance est inutile et peut \u00eatre contourn\u00e9e en travaillant les antidotes \u00e0 l\u2019attachement. Comme pourraient dire les japonais en 2011, suite aux s\u00e9ismes, au tsunami et \u00e0 ses cons\u00e9quences nucl\u00e9aires, \u00ab inutile de rajouter de la douleur \u00e0 la douleur \u00bb.<\/p>\n<p>Donc, comme indiqu\u00e9 quelques paragraphes plus haut, l\u2019attachement n\u2019est pas de l\u2019amour.<\/p>\n<p>L\u2019antidote \u00e0 l\u2019attachement est la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. L\u2019essence de la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 est le non-attachement qui conf\u00e8re aux notions de partage et de l\u00e2cher-prise. Dans le non-attachement il y a non attente, l\u2019esprit est plac\u00e9 dans l\u2019ici et maintenant, libre donc les possibilit\u00e9s d\u2019ajustement \u00e0 ce qui se passe sont multiples. Il ne s\u2019agit pas d\u2019\u00eatre d\u00e9tach\u00e9 ou indiff\u00e9rent, soumis ou r\u00e9sign\u00e9 mais de quitter les attachements afin de redevenir libre et ce n\u2019est pas la m\u00eame chose. Dans la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, il y a l\u2019empathie qui consiste \u00e0 ressentir ce que l\u2019autre ressent et la compassion qui r\u00e9side en le d\u00e9sir d\u2019aider ceux qui souffrent.<br \/>\nQuand il n\u2019y a plus d\u2019attachement il y a \u00e9veil, on devient un(e) Saint(e) ou un(e) Bouddha, qualit\u00e9s qu\u2019on d\u00e9tient tous en nous mais qui sont rapidement recouvertes par des tendances pr\u00e9judiciables.<\/p>\n<p>Qui ne poss\u00e8de pas ne perd rien mais jouit de tout.<\/p>\n<p>Plus on rel\u00e2che l\u2019attachement plus l\u2019Amour est grandiose. La bonne nouvelle est qu\u2019on peut changer. La mauvaise est que personne ne le fera \u00e0 notre place et que faire \u00e0 la place d\u2019autrui est invalide.<br \/>\nVous saurez v\u00e9ritablement aimer et savourer lorsque vous serez autonome (Lire : L\u2019autonomie), pr\u00eats \u00e0 perdre l\u2019objet ou l\u2019\u00eatre cher, ce qui est in\u00e9vitable. A ce moment, vous pourrez prendre v\u00e9ritablement soin de la relation, et vous r\u00e9jouir de chaque moment dans la pl\u00e9nitude de l\u2019instant pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>\u00ab Ceux qui s&rsquo;aiment avec maturit\u00e9 se lib\u00e8rent mutuellement, ils s&rsquo;aident \u00e0 d\u00e9truire toutes sortes de liens factices, d&rsquo;attachements. L&rsquo;amour qui est donn\u00e9 avec la libert\u00e9 devient un art. \u00bb Bahgwan.<\/p>\n<p>Par Eric Brabant, Gestalt Th\u00e9rapeute et Formateur, Toulouse, France<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/eric-brabant.html\">https:\/\/www.psycho-ressources.com\/eric-brabant.html<\/a><\/p>\n<p><em>Ce texte est la propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019auteur. Toute reproduction sans l&rsquo;autorisation de l&rsquo;auteur est interdite. Conception et mise \u00e0 jour A. Rioux, Ph. D. Psycho-Ressources.com, Tous droits r\u00e9serv\u00e9s, \u00a9 Copyright 2017.<\/em><\/p>\n<a href='http:\/\/twitter.com\/share' class='twitter-share-button' data-text='L&#039;attachement - Eric Brabant' data-url='https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/?p=8887' data-counturl='https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/attachement-eric-brabant\/' data-count='horizontal' data-via='LesPSY'>Tweet<\/a>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;attachement Par Eric Brabant Gestalt Th\u00e9rapeute et Formateur Toulouse, France L&rsquo;attachement La plupart des gens succombent \u00e0 l\u2019attachement, relique de la petite enfance parce qu\u2019au d\u00e9part vital pour la survie du nourrisson. L\u2019attachement est d\u00e9fini comme lien que l\u2019enfant, d\u00e9pendant, &hellip; <a href=\"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/attachement-eric-brabant\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[18,14,13],"tags":[665],"class_list":["post-8887","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualites-psychologie","category-approches-variees","category-articles-thematiques","tag-attachement"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8887","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8887"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8887\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8889,"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8887\/revisions\/8889"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8887"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8887"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8887"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}