{"id":4933,"date":"2014-04-21T19:46:51","date_gmt":"2014-04-21T23:46:51","guid":{"rendered":"https:\/\/aws.psycho-ressources.com\/blog\/?p=4933"},"modified":"2022-04-21T13:51:53","modified_gmt":"2022-04-21T17:51:53","slug":"la-sexualite-conjugale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/la-sexualite-conjugale\/","title":{"rendered":"Les hauts et les bas de la sexualit\u00e9 conjugale"},"content":{"rendered":"<p><strong><span style=\"color: #800000;\">Les hauts et les bas&#8230;<br \/>\n&#8230; de la sexualit\u00e9 conjugale<\/span><\/strong><\/p>\n<p>La sexualit\u00e9 constitue l\u2019un des six champs de bataille privil\u00e9gi\u00e9s des couples, bataille qui se limite parfois \u00e0 des frustrations ou \u00e0 des incompr\u00e9hensions, mais qui m\u00e8ne aussi \u00e0 un blocage tel que seul une th\u00e9rapie ou un divorce peut r\u00e9soudre. Pourtant, l\u00e0 aussi un peu de connaissance et d\u2019acceptation des diff\u00e9rences homme \u2013 femme pourrait \u00e9viter bien des ennuis.<\/p>\n<p><strong>La diff\u00e9rence de libido<\/strong><\/p>\n<p>Tout le monde le sait, et la science le confirme depuis les premi\u00e8res \u00e9tudes de Kinsey dans les ann\u00e9es 50, il existe une diff\u00e9rence fondamentale d\u2019intensit\u00e9 entre la libido f\u00e9minine et la libido masculine. Grosso modo, la libido de l\u2019homme est de deux \u00e0 trois fois sup\u00e9rieure \u00e0 celle de la femme : la femme moyenne se contente, par exemple, d\u2019une relation sexuelle par semaine, alors que l\u2019homme moyen voudrait faire l\u2019amour au moins trois fois par semaine pour \u00eatre heureux sexuellement.<\/p>\n<p>Cette diff\u00e9rence peut \u00eatre accentu\u00e9e par les valeurs culturelles et \u00e9ducatives qui encouragent l\u2019homme dans son exp\u00e9rimentation sexuelle, mais qui est plus restrictive pour celle de la femme, quoique ce double standard tend actuellement \u00e0 changer avec l\u2019hypersexualisation. Cette diff\u00e9rence repose essentiellement sur un substratum physiologique : le taux de testost\u00e9rone, hormone du d\u00e9sir, est de dix \u00e0 vingt cinq fois plus \u00e9lev\u00e9 chez l\u2019homme que chez la femme. La femme adulte moyenne poss\u00e8de une concentration de testost\u00e9rone qui varie entre 1,0 et 3,5 nanomoles par litre de sang (nmol\/L), alors que celui de l\u2019homme moyen varie de 6,9 \u00e0 27,7 nmol\/L. Ni l\u2019homme ni la femme n\u2019y peuvent rien.<\/p>\n<p>De plus, cette diff\u00e9rence homme \u2013 femme tend \u00e0 \u00e9voluer au cours de nos vies. L\u2019homme atteint l\u2019apog\u00e9e de son d\u00e9sir d\u00e8s le d\u00e9but de sa maturit\u00e9 sexuelle, soit vers l\u2019\u00e2ge de 15 ans. Sa libido demeure au summum jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 30 ans, puis d\u00e9cline lentement jusqu\u2019\u00e0 la fin de sa vie. L\u00e0 aussi, une explication biologique : si le d\u00e9sir de l\u2019homme est si fort d\u00e8s le d\u00e9but de sa maturit\u00e9 sexuelle, c\u2019est parce que c\u2019est \u00e0 ce moment-l\u00e0 que la qualit\u00e9 de ses spermatozo\u00efdes est la meilleure, donc plus grande possibilit\u00e9 de donner naissance \u00e0 des b\u00e9b\u00e9s sains. Comme cette qualit\u00e9 diminue avec le vieillissement, la nature fait en sorte de diminuer le d\u00e9sir de l\u2019homme pour minimiser les possibilit\u00e9s d\u2019enfantement. Mais, contrairement \u00e0 la femme, l\u2019homme peut se reproduire \u00e0 tout \u00e2ge.<\/p>\n<p>La maturit\u00e9 sexuelle n\u2019\u00e9veille pas le d\u00e9sir de la jeune femme et sa capacit\u00e9 d\u2019orgasme : elle la rend capable de se reproduire. La libido et la reproduction ne sont pas li\u00e9es chez la femme comme c\u2019est le cas chez l\u2019homme. L\u2019homme doit orgasmer pour se reproduire. La jeune femme est g\u00e9n\u00e9ralement plus port\u00e9e vers la dimension affective et relationnelle de la sexualit\u00e9 : sa sensualit\u00e9 prime sur sa g\u00e9nitalit\u00e9. Sa sensualit\u00e9 s\u2019exprime par des sensations qui envahissent tout son corps et par sa fantasmagorie romantique. Alors que l\u2019adolescent se masturbe, la jeune fille r\u00eave. Alors que l\u2019adolescent cherche \u00e0 devenir un \u00ab homme \u00bb en conqu\u00e9rant le corps d\u2019une femme, n\u2019importe laquelle, la jeune fille cherche un compagnon sentimental et s\u00e9curisant \u00e0 qui elle pourra confier son lot d\u2019ovules. Une femme produit entre 400 et 450 ovules dans une vie. Chaque ovule peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un tr\u00e9sor au point de vue g\u00e9n\u00e9tique. D\u2019o\u00f9 l\u2019importance pour la femme d\u2019\u00e9tablir un rapport intime stable avec l\u2019homme avant d\u2019ouvrir son corps, puisque c\u2019est elle qui portera l\u2019enfant et devra sans occuper. Sans oublier que l\u2019\u00e9ducation du petit humain prend maintenant plus de vingt ans ; celle-ci sera facilit\u00e9e si l\u2019homme reste avec elle pour s\u2019occuper lui aussi de l\u2019enfant. Finalement, la nature fait bien les choses.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est qu\u2019en vieillissant que l\u2019adolescente pourra s\u2019\u00e9panouir sexuellement et devenir une sexophile . Et elle n\u2019y parviendra qu\u2019\u00e0 la condition de cumuler des exp\u00e9riences sentimentales, sensuelles, \u00e9rotiques et g\u00e9nitales agr\u00e9ables. La femme doit apprendre sa sexualit\u00e9 g\u00e9nitale. Toute mauvaise exp\u00e9rience lors des premiers rapports sexuels peut contrecarrer cet apprentissage. C\u2019est pourquoi l\u2019apog\u00e9e de la sexualit\u00e9 f\u00e9minine se situe entre 28 et 45 ans. Chez l\u2019homme, un traumatisme sexuel peut contrecarrer le fonctionnement sexuel, mais pas sa libido qui reste fortement tributaire de son taux de testost\u00e9rone.<\/p>\n<p><strong>Les r\u00e9percussions sur la vie sexuelle du couple<\/strong><\/p>\n<p>Ces diff\u00e9rences libidinales peuvent avoir sur la vie du couple des r\u00e9percussions n\u00e9gatives ou positives. En g\u00e9n\u00e9ral, le jeune homme initiera les rapports sexuels en misant sur les zones \u00e9rog\u00e8nes et la g\u00e9nitalit\u00e9 de sa femme alors que cette derni\u00e8re voudrait que son partenaire prenne davantage de temps avant d\u2019arriver au \u00ab but \u00bb. Celle-ci mettra l\u2019accent sur le contexte amoureux, plut\u00f4t que sur les gestes \u00e9rotiques. Mais comme le cerveau de l\u2019homme est imbib\u00e9 de testost\u00e9rone, celui-ci n\u2019aura de cesse que lorsqu\u2019il obtiendra ce qu\u2019il veut. Et il voudra r\u00e9p\u00e9ter l\u2019exp\u00e9rience le plus t\u00f4t possible, puisque celle-ci lui est tr\u00e8s agr\u00e9able. Ce qui n\u2019est pas n\u00e9cessairement le cas de la jeune femme qui doit d\u00e9couvrir le chemin du plaisir sexuel et g\u00e9nital.<\/p>\n<p>Il est vrai qu\u2019il y a des exceptions \u00e0 cette r\u00e8gle : il existe des jeunes hommes tr\u00e8s romantiques et peu port\u00e9s sur le sexe, tout comme il existe des femmes tr\u00e8s port\u00e9es sur la \u00ab chose \u00bb et qui en redemandent, sans n\u00e9cessairement conditionner la g\u00e9nitalit\u00e9 \u00e0 la relation amoureuse. Mais, je m\u2019adresse ici \u00e0 Monsieur et Madame tout le monde.<\/p>\n<p>Les r\u00e9percussions sont n\u00e9gatives lorsque la sexualit\u00e9 devient une monnaie d\u2019\u00e9change. Pour obtenir du sexe, l\u2019homme sera gentil et pr\u00e9venant ; pour donner du sexe, la femme fera du chantage. L\u2019homme par exemple dira \u00ab Je t\u2019aime \u00bb \u00e0 sa partenaire, alors qu\u2019il pense \u00ab Je te d\u00e9sire \u00bb. Elle lui r\u00e9pondra \u00ab Moi aussi, je t\u2019aime \u00bb signifiant qu\u2019elle a de l\u2019affection et de la tendresse pour lui. Se croyant confirm\u00e9 dans son d\u00e9sir de faire l\u2019amour, l\u2019homme se rapproche de sa partenaire et commence \u00e0 la caresser, en silence. Pour lui, d\u00e9montrer son amour \u00e0 sa partenaire, c\u2019est lui faire vivre des sensations agr\u00e9ables et en prendre lui aussi. Quelle surprise lorsque celle-ci r\u00e9siste en lui disant : \u00ab Est-ce moi que tu aimes vraiment quand tu dis que tu m\u2019aimes, ou est-ce seulement mon corps qui te fait r\u00e9agir ? J\u2019ai vraiment l\u2019impression que tu ne penses qu\u2019\u00e0 \u00ab \u00e7a \u00bb. L\u2019homme est surpris car il ne fait pas cette diff\u00e9rence : pour lui, aimer sa partenaire, c\u2019est l\u2019aimer avec son corps. Quant \u00e0 elle, la sexualit\u00e9 est plut\u00f4t un aboutissement qui survient lorsque l\u2019autre a r\u00e9ussi \u00e0 l\u2019apprivoiser, lorsqu\u2019il a d\u00e9montr\u00e9 verbalement son amour pour elle ou fait quelque chose pour elle (comme les t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res), lorsqu\u2019il a agi comme ELLE le voulait.<\/p>\n<p>Pouss\u00e9e \u00e0 l\u2019extr\u00eame, cette dynamique donnant \u2013 donnant ne peut qu\u2019aboutir \u00e0 l\u2019impasse et exag\u00e9rer la tendance \u00e9go\u00efste de l\u2019homme et brimer la r\u00e9ceptivit\u00e9 et la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 de la femme. En col\u00e8re, l\u2019homme prendra son plaisir de fa\u00e7on \u00e9gocentrique, sans vraiment se pr\u00e9occuper de ce qui pla\u00eet ou non \u00e0 sa partenaire, selon ses humeurs libidineuses.\u00a0 En col\u00e8re, la femme se refusera ou restera passive, sa froideur refl\u00e9tant l\u2019impuissance de son partenaire \u00e0 la rendre heureuse, ce qui, \u00e0 la longue, risque d\u2019entra\u00eener une perte de sa propre libido.<\/p>\n<p>Les r\u00e9percussions sont positives lorsque les deux acceptent ces diff\u00e9rences et les exploitent. La femme fait alors confiance \u00e0 l\u2019 \u00ab expertise g\u00e9nitale \u00bb de son conjoint et l\u2019utilise pour acc\u00e9l\u00e9rer son propre \u00e9panouissement sexuel. Rappelez-vous que la femme doit apprendre le chemin de l\u2019orgasme. L\u2019homme peut alors plus facilement se laisser aller aux plaisirs pr\u00e9liminaires, faits de tendresse, d\u2019affection et de sensualit\u00e9 s\u2019il se sait et se sent re\u00e7u dans sa g\u00e9nitalit\u00e9. Il lui est plus facile de faire confiance \u00e0 l\u2019 \u00ab expertise sensuelle et sentimentale \u00bb de sa conjointe et de l\u2019utiliser pour donner un sens \u00e0 sa pulsion g\u00e9nitale. Le couple accepte donc, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intensit\u00e9 de la libido de l\u2019homme, d\u2019exp\u00e9rimenter des rapports sexuels qui prennent toute leur signification dans un contexte amoureux, contexte sous la gouverne (non exclusive) de la femme.<\/p>\n<p><strong>Les particularit\u00e9s des cycles menstruels<\/strong><\/p>\n<p>Au d\u00e9but de toute relation, l\u2019homme courtise une femme qui se montre tr\u00e8s r\u00e9ceptive. Il est attentif ; elle est valorisante. L\u2019expression \u00e9motive de l\u2019homme titille la r\u00e9ceptivit\u00e9 sexuelle de la femme. Tout couple ou presque vit, au moment de la phase de la passion, une sexualit\u00e9 exacerb\u00e9e. Mais cette passion ne dure qu\u2019un temps, de trois mois \u00e0 deux-trois ans. Puis la nature reprend le dessus : les hommes minimisent leurs efforts de s\u00e9duction, mais ne veulent pas renoncer \u00e0 leur fr\u00e9quence de rapports sexuels. Les femmes veulent maintenant plus d\u2019engagement de la part de leur partenaire pour continuer \u00e0 les d\u00e9sirer. La diff\u00e9rence d\u2019intensit\u00e9 libidinale peut alors devenir source de conflit.<\/p>\n<p>C\u2019est autour de 40 ans que cette diff\u00e9rence s\u2019estompe, du moins si l\u2019on se fie \u00e0 la fr\u00e9quence orgasmique hebdomadaire.\u00a0 C\u2019est aussi \u00e0 cet \u00e2ge que les hommes et les femmes peuvent le mieux s\u2019entendre au point de vue sexuel. Les hommes deviennent de meilleurs amants parce que leur g\u00e9nitalit\u00e9 se montre moins urgente. Les femmes deviennent de meilleures partenaires sexuelles parce qu\u2019elles ont g\u00e9n\u00e9ralement plus confiance en elle et qu\u2019elles ont maintenant pris leur sexualit\u00e9 en main.<\/p>\n<p>Ils subsistent toutefois encore certaines diff\u00e9rences subtiles. Par exemple, la femme ne ressent pas la m\u00eame r\u00e9ceptivit\u00e9 sexuelle tout au long de son cycle menstruel. Les femmes sont fortement influenc\u00e9es par leurs temp\u00eates hormonales, qu\u2019on le veuille ou non. Mais elles sont aussi fortement influenc\u00e9es par le contexte psychologique. Th\u00e9oriquement, toutes les femmes devraient ressentir, comme suite \u00e0 l\u2019augmentation de leur taux d\u2019\u0153strog\u00e8ne, une pouss\u00e9e \u00e0 la hausse de leur libido au 10e jour de leur cycle, ce d\u00e9sir plus intense maximalisant la possibilit\u00e9 de reproduction. Mais justement, la peur, ou le non d\u00e9sir, d\u2019enfanter peut venir contrecarrer cette pouss\u00e9e et la d\u00e9placer au moment de la plus grande production de progest\u00e9rone, pr\u00e9c\u00e9dant le d\u00e9but des r\u00e8gles, p\u00e9riode alors infertile. D\u2019autres femmes seront plus r\u00e9ceptives aux initiatives sexuelles de leur partenaire au moment o\u00f9 leur taux d\u2019hormones est \u00e0 son plus bas, soit autour du 5e jour.<\/p>\n<p>L\u2019homme aimant, attentif aux changements hormonaux de sa partenaire, d\u00e9couvrira rapidement \u00e0 quel moment de son cycle celle-ci elle est la plus r\u00e9ceptive et en profitera, acceptant plus facilement les jours de moindre r\u00e9ceptivit\u00e9. Au lieu d\u2019avoir r\u00e9guli\u00e8rement trois relations sexuelles par semaine, il pourrait plut\u00f4t accepter d\u2019en avoir cinq une semaine et une seule la semaine suivante. Ce qui vient parfois lui rendre la t\u00e2che plus difficile, c\u2019est que les pointes de d\u00e9sir sexuel de sa femme peuvent varier selon ses projets. Si son non d\u00e9sir d\u2019enfant se modifie, sa pointe pourra passer du 25e jour ou du 5e jour au 10e jour. Qui a dit qu\u2019une fois mari\u00e9 l\u2019homme pourrait avoir tout le sexe et la paix d\u00e9sir\u00e9s ?<\/p>\n<p><strong>Les cycles hormonaux masculins<\/strong><\/p>\n<p>Les hommes ne sont pas non plus \u00e0 l\u2019abri de fluctuations de leur libido. On sait aujourd\u2019hui que les hommes ayant des postes de haute responsabilit\u00e9 professionnelle ont une plus forte libido que la moyenne des hommes. Contrairement \u00e0 la femme qui ne sera pas r\u00e9ceptive sexuellement si elle a un surplus de stress au travail, l\u2019homme performant au travail utilise souvent la sexualit\u00e9 comme technique de d\u00e9tente. Plus il aura de travail et sera stress\u00e9 par celui-ci, plus il aura le go\u00fbt de faire l\u2019amour pour retrouver une d\u00e9tente corporelle et une paix de l\u2019esprit. \u00c0 l\u2019inverse, l\u2019homme qui se sent inutile, d\u00e9prim\u00e9, sans joie de vivre, sans but\u2026 verra sa libido diminuer.<\/p>\n<p>Les hommes aussi ont des cycles hormonaux. Le premier est reli\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e2ge : l\u2019homme vieillissant produit de moins en moins de testost\u00e9rone. \u00c0 65 ans, son taux peut repr\u00e9senter 50 % de celui qu\u2019il avait \u00e0 30 ans. Un deuxi\u00e8me cycle est saisonnier : contrairement \u00e0 ce que l\u2019on pourrait croire, ce n\u2019est pas au printemps, mais bien \u00e0 l\u2019automne que tous les hommes vivent une pouss\u00e9e de production de testost\u00e9rone. Un troisi\u00e8me cycle est mensuel et varie un peu comme le taux de production des \u0153strog\u00e8nes de la femme, sauf que les variations sont moins grandes et varient \u00e9norm\u00e9ment d\u2019un homme \u00e0 l\u2019autre : l\u2019un peut avoir un cycle de 10 jours, l\u2019autre, de 60 jours.<\/p>\n<p>Quotidien est le quatri\u00e8me cycle. En effet, les hormonoth\u00e9rapeutes se sont rendu compte, en pr\u00e9levant r\u00e9guli\u00e8rement du sang, que le taux de testost\u00e9rone d\u00e9montrait une hausse marqu\u00e9e le matin, au r\u00e9veil ou juste un peu avant. L\u2019on sait que les hommes ont des \u00e9rections lors de leurs r\u00eaves et des \u00e9rections matinales ; cette d\u00e9couverte confirmerait le fait que de plus en plus d\u2019hommes \u00e2g\u00e9s rapportent que leurs \u00e9rections les plus fortes sont celles du matin. C\u2019est aussi \u00e0 ce moment-l\u00e0 que la femme est la plus repos\u00e9e, donc la plus susceptible d\u2019\u00eatre r\u00e9ceptive \u00e0 l\u2019initiative sexuelle de son partenaire. Ce serait donc une bonne id\u00e9e pour l\u2019homme (et pour la femme) de se rincer la bouche au moment de leur pipi matinal.<\/p>\n<p>Le dernier cycle hormonal existant chez l\u2019homme, celui qui fait le plus jaser, se produit aux vingt minutes. Tous, ou presque tous, les hommes ont trois pouss\u00e9es de production de testost\u00e9rone \u00e0 l\u2019heure. On peut donc supposer qu\u2019ils ont aussi trois pens\u00e9es sexuelles \u00e0 l\u2019heure, soit plusieurs centaines par semaines.\u00a0 Si vous en doutez, parlez-en au docteur Virginia Love, sexologue, qui s\u2019est fait injecter de la testost\u00e9rone sous supervision m\u00e9dicale. ELLE sait ce que c\u2019est que d\u2019avoir une libido d\u2019homme. Il serait donc prouv\u00e9 scientifiquement que les hommes normaux ne pensent qu\u2019\u00e0 \u00ab \u00e7a \u00bb ou, du moins, y pensent souvent. D\u2019apr\u00e8s certaines recherches, les femmes n\u2019auraient, elles, que quelques pens\u00e9es r\u00e9ellement sexuelles par semaine, sauf celles qui lisent des romans d\u2019amour et chez qui l\u2019on a pu observer une fr\u00e9quence de relations sexuelles plus \u00e9lev\u00e9e.<\/p>\n<p>Vivre en couple, c\u2019est apprendre \u00e0 g\u00e9rer des diff\u00e9rences et l\u2019une de ces diff\u00e9rences est que l\u2019amour stimule la sexualit\u00e9 chez la femme et la sexualit\u00e9 stimule l\u2019amour chez l\u2019homme, aussi st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9e que puisse \u00eatre cette affirmation.<\/p>\n<p><em><strong>Yvon Dallaire conf\u00e9rencier et auteur canadien de nombreux livres sur les relations homme \u2013 femme.<\/strong><\/em><br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/yvon-dallaire.html\">https:\/\/www.psycho-ressources.com\/yvon-dallaire.html<\/a><\/p>\n<a href='http:\/\/twitter.com\/share' class='twitter-share-button' data-text='Les hauts et les bas de la sexualit\u00e9 conjugale' data-url='https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/?p=4933' data-counturl='https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/la-sexualite-conjugale\/' data-count='horizontal' data-via='LesPSY'>Tweet<\/a>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les hauts et les bas&#8230; &#8230; de la sexualit\u00e9 conjugale La sexualit\u00e9 constitue l\u2019un des six champs de bataille privil\u00e9gi\u00e9s des couples, bataille qui se limite parfois \u00e0 des frustrations ou \u00e0 des incompr\u00e9hensions, mais qui m\u00e8ne aussi \u00e0 un &hellip; <a href=\"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/la-sexualite-conjugale\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[18,13,17],"tags":[87,272,2039,2042,2044,372,858,2040,2043,2041,356],"class_list":["post-4933","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualites-psychologie","category-articles-thematiques","category-themes-varies","tag-amour","tag-conjugale","tag-couple-sexualite","tag-cycles","tag-desire","tag-femme","tag-homme","tag-hormones","tag-libido","tag-menstruations","tag-pulsion"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4933","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4933"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4933\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10722,"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4933\/revisions\/10722"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4933"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4933"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psycho-ressources.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4933"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}