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Manuel Perianez
Psychanalyste classique au départ, je reçois depuis 1975, pour des séances de 45 minutes respectant les règles de l’IPA, en Français, Espagnol et Néerlandais
37, quai de la Seine, Paris, France, 75019
Téléphone : +33 (0)6 17 86 72 74

Psycho-Textes
Ma présentation courte

Psychanalyste classique au départ, je reçois depuis 1975 pour des séances de 45 minutes respectant les règles de l’IPA, en Français, Espagnol et Néerlandais. Ma conception de la psychanalyse a un peu évolué : je me considère désormais comme un généraliste de la soufrance psychique, capable de s'adapter à une grande diversité de situations...
Je m’explique de tout cela sur la page "psychanalyse" de mon site web, qui contient également bon nombre d'articles de mon ancienne activité de chercheur en sciences humaines...
Pour ma présentation détaillée, prenez dix minutes pour la lire sur mon site :

http://www.psychanalyste-19e.fr/


Ma présentation détaillée

La psychanalyse, est-ce que ça marche ? Et êtes-vous seulement un bon analyste ? C'est quoi, votre formation ?

Bien sûr que ça marche, mais pour que ça marche très bien, il faut une bonne entente patient et analyste. Non pas au plan superficiel du déploiement d'une bonne éducation des deux côtés (il peut y avoir des moments désagréables), mais une entente profonde, une empathie mutuelle, une compréhension de la « situation psychanalytique », c'est à dire une relation dans laquelle la parole du patient est entièrement libre et n'entraîne aucun acte. L'absence d'actes, de conséquences des paroles prononcées, crée cet espace unique se voulant en dehors de la réalité sociale, dans lequel peut se déployer une parole associative laissant parfois passer des rejetons de l'inconscient. Il y faut ensuite une bonne motivation du patient, et donc, contrairement à ce que je disais au début, sinon « des problèmes », du moins une souffrance psychique, désormais impossible à dénier, qu'une analyse réussie permettra de dépasser. Il y faut encore, et là ça devient exigeant, une capacité atteinte graduellement à prendre plaisir à sa vie psychique, à ses pensées conscientes, et surtout aux émergences imprévues de l'inconscient dans le discours. La psychanalyse est aussi une pédagogie de la bonne entente avec son inconscient ! Ce sont les conditions pour que s'installe le « processus psychanalytique » : quand celui-ci démarre, c'est gagné, et on s'en rend compte à la « prise de tête » dont il arrive alors que se plaignent, à tort, les patients : quand on ne pense plus qu'à son analyse, nuit et jour, on est vraiment entré en analyse ! Les séances avec l'analyste, qu'il y en ait cinq, trois, deux ou une par semaine, ne servent qu'à lancer ce processus qui ensuite se poursuivra le restant de la vie de l'analysant. La psychanalyse dure donc toute la vie ! Oui, c'est ça la durée réelle de l'analyse. Mais les séances avec un analyste, non. On arrête les séances, en accord avec son analyste, lorsque l'on est devenu son propre analyste, un analyste spécialisé dans un seul cas, le sien propre ! Et avec celui-là, on restera en analyse jusqu'à la fin de sa vie, et 24 heures sur 24, mais désormais sans la « prise de tête » : l'analyse sera devenue une seconde nature...

Maintenant, tout en respectant la réserve que je crois nécessaire, je peux répondre brièvement en ce qui concerne ma formation. Le début de ma formation, car ça aussi ça dure toute la vie ! J'ai fait deux psychanalyses, la première de quatre ans, entre 1967 et 1971, avec un membre de la SPP, et une seconde dix ans plus tard entre 1981 et 1989, avec une analyste qui avait quitté la SPP pour des raisons institutionnelles... Je suis resté chez elle deux fois plus longtemps que la première fois ! J'ai fait ma première supervision avec la SPP, pendant quatre ans à l’hôpital Ste Anne, et deux autres avec le 4e Groupe. Depuis les années '70 j'ai participé aux nombreux séminaires et lu une bonne partie des livres qu'il fallait (impossible, désormais de les lire tous ni même simplement de se tenir au courant de ceux qu'il eût fallu lire !) Depuis longtemps, maintenant, je ne suis plus dans des institutions, je leur préfère un certain nombre d'individus intéressants...

Mais tout au long de ce parcours, le rôle de Georges Devereux a été considérable : je l'avais connu en 1967 à l'EPHE, où il enseignait l'ethnopsychanalyse, dont il a été le véritable fondateur. Comme un certain nombre de ses étudiants, je devins son ami plutôt que son disciple (tous ses disciples se sont brouillés avec lui !). Il s'intéressa de près à mon cursus psychanalytique, n’étant pas toujours d’accord avec mes superviseurs, et me guidant dans mes lectures. Il me mit un jour en garde contre l’intellectualisme du milieu psy français : « Ils vont essayer de te faire croire que la psychanalyse est compliquée... Mais Freud est parfaitement clair et simple ! Quand Lacan se met à expliquer Freud, la seule chose que je comprends ce sont les citations de Freud ! » Pourtant les théories ethnopsychanalytiques de Devereux* n'étaient pas moins complexes que celles de Lacan. Jusqu'à peu de temps avant sa mort en 1985, je passai souvent le voir à Antony, et nous discutions de Ferenczi, Winnicott, Searles, et de l'actualité de l'époque (hypercritique, à peu près rien ne trouvait grâce à ses yeux, sauf les indiens Mohave, l'Athènes de Périclès et la Science — dont la révolution freudienne faisait partie à ses yeux. Aux miens aussi.).

Et chez Winnicott, justement, je trouvai plus tard cette même idée de la simplicité de la psychanalyse. Il écrit quelque part (il faudra que je retrouve la citation exacte) que la psychanalyse d'adultes, dans son cadre classique, est finalement une technique simple, à la portée des débutants, contrairement aux analyses d'enfants et surtout aux psychothérapies de patients psychotiques et encore plus celles d'adolescents en crise. Les sacro-saintes règles ne sont aux yeux de Winnicott que des garde-fou pour les analystes débutants. Car l'autre grande leçon de Winnicott, héritier de Ferenczi, c'est la souplesse du cadre : la situation, le processus, la théorie psychanalytique même doivent être repensés, adaptés à chaque nouveau patient. C'est là que ça se complique considérablement. Et, disait-il, si on fait alors autre chose que de la psychanalyse, hé bien, on devient un psychanalyste qui fait autre chose que de la psychanalyse, so what ?

Formation
  • Deux psychanalyses entre 1967 et 1994. Trois cures supervisées. Quatre ans thérapeute à Ste Anne


Orientation théorique
  • Freud, Winnicott, Devereux, Yalom


Services offerts
  • entretiens d'orientation, thérapies de soutien, cures courtes, psychanalyse classique


Clientèle
  • Séniors, adultes, adolescents, éventuellemement couples


Langues utilisées
  • traitements en français, espagnol, néérlandais; éventuellement en italien et anglais


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