S’il est un chemin qui mène au corps, c’est pour moi l’écriture. L’apprentissage de l’écriture chez l’enfant est la première « initiation » qui lui ouvre les portes de l’indépendance, de la liberté. Il l’inscrit dans l’accès à la culture, lui donne les clés de la communication. Cet apprentissage touche diverses fonctions cognitives en lien avec le développement affectif.
Malheureusement cet espace d’ouverture est souvent entravé par le système scolaire qui, au lieu d’encourager l’enfant, le sanctionne en mettant en avant le négatif. C’est ainsi que l’on rencontre plus tard des adultes présentant des blocages au niveau de l’écriture et ayant un manque total de confiance en celle-ci. Au lieu de devenir outil d’épanouissement, elle devient contrainte.
L’écriture est corporelle, sensorielle, elle transcrit le ressenti, la mémoire du corps, c’est pourquoi l’écriture manuscrite me semble importante. De plus, elle peut susciter l’utilisation de carnets, stylos… divers petits objets qui prendront de l’importance dans l’univers de l’écrivant et qui l’aideront à faire un retour vers lui.
Les ateliers d’écriture créative n’ont pas pour vocation de former des écrivains, mais de permettre par le vecteur de l’écrit de s’exprimer, de se découvrir, de rencontrer sa singularité en écriture.
La démarche que j’ai mise au point pour l’écriture thérapeutique tient compte à la fois de mon métier de thérapeute, de ce que j’ai retiré de mon expérience « d’écrivante » dans les ateliers et de mon expérience d’écrivain.
Pour moi, l’écriture thérapeutique permet un travail de reconstruction qui s’appuie avant tout sur la forme narrative. Grâce à des propositions d’écriture qui vont explorer divers genres et processus (diverses techniques), l’écrivant va pouvoir prendre de la distance par rapport à l’événement. Le récit va alterner avec l’écriture du réel, de l’imaginaire, de la mémoire, va explorer des modes d’adresse divers qui permettront à la fois la mise à distance et la possibilité de changer l’événement dans le processus de narration pour en faire quelque chose qui soit acceptable pour la personne. On rejoint ici la notion de résilience chère à Boris Cyrulnik. Les différentes techniques d’écriture vont permettre de rendre acceptable pour soi et vont permettre de donner à lire, à entendre au lecteur cet espace là.
L’autre élément important dans l’atelier d’écriture est celui de la lecture. Lecture faite à l’accompagnant ou au groupe. La lecture va développer la confiance en soi, en ses mots, et par un retour constructif concernant l’écriture et non le contenu, permettre de repérer sa singularité d’écriture, de s’approprier des formes...
Les accompagnements que je propose se déclinent sur plusieurs modes :
♦ Ecriture thérapeutique,
♦ Ecriture créative,
♦ Intervention en entreprises pour la transmission de la mémoire ou d’un savoir faire de l’entreprise, dynamisation et cohésion d’équipes par l’atelier d’écriture,
♦ Accompagnement individuel en coaching d’écriture (mémoires…).
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