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Le cheminement complexe,
une thérapie de la transgression
Jean-Jacques Dubois …
…connaît d’abord une carrière en tant qu’éducateur physique. Puis il assume des postes d’animateur et d’organisateur communautaire. À la fin de la quarantaine il entreprend des études en anthropologie, sociologie et psychologie des religions, et obtient un doctorat en sciences des religions. Tout au long de sa vie il a oeuvré comme psychothérapeute mais depuis plus d’une décennie il en fait sa principale activité. Son parcours singulier est marqué par une indépendance d’esprit farouche. À travers de longs ermitages, alors qu’il était dans la trentaine, il lit penseurs, mystiques chrétiens, scientifiques, observe l’actualité mondiale et la société québécoise, jetant alors les bases d’une pensée résolument personnelle qu’il n’a cessé d’enrichir. C’est aussi de façon privilégiée dans ces espaces d’isolement qu’il affronte ses « ombres », qu’il apprivoise la souffrance, le forgeant à son métier d’accompagnateur et de guide.
Une de ses forces est sa multidisciplinarité et sa capacité toujours surprenante de solliciter tout à la fois son intelligence, ses connaissances, sa sensibilité, son inspiration. Par exemple, il allie sa compréhension des phénomènes religieux et magico-religieux (chamanisme, phénomènes paranormaux ou mystérieux, spiritualités, etc.) à la psychologie et à son intuition dans l’approche qu’il a développée. Il peut ainsi comprendre l’impact de ces phénomènes sur la santé physique et psychique.
Influences et innovations
Cette approche met à son service autant la modernité que la tradition. Thérapie privilégiant l’intuition, elle se fonde sur des connaissances issues de l’anthropologie, de la psychanalyse, de la psychologie et de la psychogénéalogie. Elle s’appuie sur la vision chamanique de la maladie et de la guérison; sur l’art du guérisseur et sa pratique du magnétisme curatif (énergie curative); sur la tradition mystique occidentale; sur des exercices originaux de libération de souffrance (exorcisme des entités), de réappropriation de l’identité
(adorcisme) et enfin de visualisations.
C’est une conception thérapeutique nouvelle et originale, voire révolutionnaire. Pourtant elle est en réalité une version occidentale actuelle complexifiée de l’antique conception chamanique de la maladie (psychique et physique) et de la guérison.
La transgression pour la complexité
Pour se guérir, le chamane ne devait-il pas transgresser ses valeurs, sa famille, ses ancêtres, sa société dans leurs aspects dysfonctionnels, aberrants, morbides? Ne devait-il pas provoquer un désordre, une transgression à travers ses rituels pour la guérison du malade indissociable de la guérison de la société globale?
Transgresser l’ordre compliqué, le système personnel, familial, social qui rend malade pour qu’advienne un nouvel ordre plus complexe, plus harmonisé qui rend la santé et l’épanouissement. Tel est le cheminement complexe qui doit maintenant être effectué par le malade lui-même et non plus seulement par le chamane.
Le thérapeute : ses qualités, son travail
Pour intervenir adéquatement, le thérapeute doit avoir dédramatisé sa propre souffrance et maîtrisé ses mécanismes de défense. Tout comme le chamane, il est le maître des esprits maléfiques et bénéfiques. Capable d’accueillir la souffrance (esprits maléfiques) des autres, il le fait avec ouverture et compassion. Puis, intuitivement à l’aide de visualisations et d’une connaissance des archétypes des inconscients personnel, familial et transgénérationnel, il peut permettre aux autres de s’engager dans un processus d’individuation et d’accéder à plus de liberté, plus de complexité et plus d’amour.
C’est à travers des rencontres individuelles que s’élabore ce processus de dégagement de ses souffrances et d’accomplissement de soi. Il est aussi possible, pour qui désire une plus grande connaissance théorique, de participer aux séminaires-ateliers.
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