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Intervention de Jean-Philippe
Véron
En guise d’introduction, c’est sur un sentiment d’étonnement et de surprise que je voudrais démarrer : en effet, en quoi l’intervention d’un psychologue trouve-t-elle sa place dans ce congrès dont le sujet porte sur la dysfonction somatique et le réflexe myotatique …
Pourquoi parler ici de thérapie brève ? car au fond, la psychothérapie est un moyen pour aborder les troubles du psychisme, non ceux du corps (les médecins et les ostéopathes en faisant leur métier), et parmi tous les moyens possibles la thérapie brève systémique n’en est qu’un, bien particulier. Quel est donc le but de cette intervention ? Attend-t-on de moi que j’expose en quoi et dans quelle proportion le psychisme a une place dans l’étiologie des pathologies organiques ? Voilà le genre de sujet « grand écart » qui risque d’être fatal à mes adducteurs … Mais, je me dis que je suis bien entouré, et que les dommages seront limités !
Parler des liens entre le corps et l’esprit est un sujet, certes passionnant, mais complexe : plus de 2000 ans de pensée occidentale n’en est venue à bout. Je ne sais encore pourquoi je m’y essaye !
Au-delà de la présentation des particularités de la thérapie brève systémique, ce que je voudrais montrer aujourd’hui, c’est en quoi cette méthode est une approche thérapeutique à la fois « physiologique et écologique ». Physiologique, car si on y regarde de près, elle est proche dans ses méthodes de la façon dont la biologie parle actuellement du vivant en général et du fonctionnement du cerveau en particulier. Elle est aussi écologique au sens où elle comprend l’autre dans son environnement, elle est respectueuse dans la façon dont elle aborde les croyances et le rythme de chacun, prend ses distances avec les tendances normalisatrices.
Quand j’étais étudiant, je ne fus jamais véritablement convaincu par la façon dont les différents courants de la psychologie abordaient le corps, trop agacé par le peu de liens faits avec les autres disciplines scientifiques. Ce n’est que plus tard, guidé par quelques hasards de la vie, que j’ai exploré l’ostéopathie, attiré sans doute par la globalité avec laquelle l’individu est pris en compte. J’y ai vu une source de réflexion en phase avec mon penchant naturel à rejeter le réductionnisme avec lequel nombre de sciences fractionnent l’homme. Mais il faut bien reconnaître qu’il est difficile de conserver une vision globale quand la connaissance scientifique ne peut progresser qu’en abordant davantage de complexité .
Cela dit, c’est la pratique qui nous questionne et quand une personne vient consulter, c’est toute sa souffrance qu’elle apporte au cabinet, et dans les symptômes que nous observons toujours nous nous demandons la part qui revient à l’esprit et la part qui revient au physique.
Ça me rappelle l’histoire de cette jeune femme qui est venue consulter pour des vertiges apparus sans raison apparente (la seule chose qu’elle évoque c’est une vaccination, elle qui est chercheur à l’Institut Pasteur !) ; à ces vertiges, qui surviennent depuis six ans, sont liées des angoisses. Elle est alors traitée avec des anxiolytiques et des antidépresseurs sans amélioration notable. Encore aujourd’hui je ne sais exactement de quelle façon elle a trouvé du soulagement après quelques séances : quelle est la part de mon écoute et des interventions faites, quelle est celle du traitement crânien qui fut réalisé ?
Plaçons le sujet : bien sûr corps et psychisme sont indiscutablement liés, les neurosciences en témoignent chaque jour davantage. Par exemple, Jean-Denis Degos, qui est professeur de neurologie à Henri Mondor a fait ces dernières années une découverte étrange qu’il nomme « trouble de la désignation ». Vous connaissez l’histoire : quand le sage montre la Lune …
Donc, des sujets, parfaitement adaptés par ailleurs à la vie quotidienne, éprouvent une grande difficulté à montrer du doigt une partie du corps de l’autre. Si vous êtes en face d’eux et que vous leur demandez : « montrez-moi mon nez », ces personnes vont connaître le plus grand embarras et vont finalement pointer avec leur doigt leur propre nez ! Ces sujets sont conscients de leur trouble, donnent des explications abracadabrantes, n’ont pas d’autre trouble associé. Ce qui est davantage étonnant, c’est que si l’on leur donne la même consigne, mais en montrant un visage sur un dessin, ils réussissent, tout comme ils savent le faire sur eux-mêmes ; sur une photo, beaucoup moins, mais bien plus que sur le visage de l’interlocuteur qu’ils ont en face d’eux. Ce geste de pointer du doigt est assez typiquement humain (seuls quelques grands singes en sont capables), les autistes en sont généralement incapables. Une des hypothèses de ce chercheur est que notre propre corps est une des voies archaïques à la représentation du corps d’autrui : l’autre est en soi avant de devenir extérieur.
Dans un registre proche, Antonio Damasio est un chercheur (il dirige le laboratoire de neurologie de l’université d’Iowa) qui a créé, à ma connaissance, la plus grande base de donnée sur les troubles neurologiques afin de construire des hypothèses sur le fonctionnement du cerveau. C’est ainsi qu’à travers ses ouvrages
(1) , et sur la base de très nombreux traumatismes observés, il montre que la pensée est indissociable du corps sensible. Son hypothèse est que la conscience de soi est un mécanisme adaptatif qui se complexifie au niveau des différentes espèces animales (d’ailleurs, son analyse évoque les travaux de Mc Lean, mais avec des précisions apportées par plus de 50 ans de recherche scientifique) :
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un premier niveau – le proto soi – qui intègre toutes les afférences sensibles et régule les réponses neurovégétatives (l’adaptation à l’environnement est ici immédiate)
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un second niveau – la conscience noyau – siège de réponses stéréotypées où les émotions sont une sorte de « proto » comportement (ici la capacité à traiter de l’information est celle de la mémoire à court terme)
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enfin, un dernier niveau – la conscience étendue – lieu de la pensée et de la mémoire qui confère la capacité à mieux adapter des comportements aux contingences de l’environnement (les évènements sont placés sur la flèche du temps, le cerveau est capable d’anticipation)
Pour Antonio Damasio, chaque niveau renvoie à une structure phylogénétique où les plus anciennes sont enveloppées par les plus récentes, avec le corollaire que plus une structure ancienne est lésée, plus la conscience risque d’être altérée (c’est ce que prouvent effectivement les observations cliniques).
C’est ainsi qu’il pense que l’homéostasie régule le corps suivant un principe plaisir/douleur ; que l’émotion est un comportement inventé par l’évolution pour que l’individu ait conscience de son propre corps et soit ainsi capable de survivre ; que les sentiments sont la capacité à ressentir des émotions ; et que la conscience est la capacité à ressentir les sentiments. La conscience de soi est donc un phénomène adaptatif nécessaire à la préservation de l’espèce.
Donc pour ce chercheur, la pensée (qui est une capacité à traiter de l’information) trouve donc son fondement dans la conscience du corps.
C’est au fond Moshe Feldenkrais, le fondateur d’une technique d’intégration corporelle, qui a eu l’intuition de ces liens et les a formulés avec le plus de simplicité. En effet, il énonce que toutes les activités humaines ont quatre composantes : le mouvement, la sensation, le sentiment et la pensée. Il adopte même une sorte de position thérapeutique « holographique » : agir à un endroit c’est agir sur le tout. Et c’est pourquoi il explique en quoi le travail corporel (et uniquement corporel) qu’il propose traite l’être dans son ensemble.
Donc, l’ostéopathe qui aborde l’entorse de son patient, ou un dérèglement viscéral, doit savoir qu’en traitant la dysfonction somatique il traite le sujet dans son ensemble, avec son histoire et son regard sur le monde, et qu’un changement émergera peut-être du traitement, à un endroit qu’il ne peut prévoir.
De la même façon, un psychologue est continuellement ramené au corps de son patient, par ses mots déjà : « aidez-moi à sortir de chez moi, à ne plus avoir peur, à manger, à grossir, à me secouer … ». Et dans sa pratique il fonde l’espoir que quelque chose va changer, mais est-ce dans la façon de considérer ou de comprendre son problème, ou bien dans la façon de modifier son comportement, d’utiliser son corps ? Peut-être les deux …
Finalement les choses semblent être à leur place ; chacun, avec les outils dont il dispose, aborde le sujet dans sa globalité et sa complexité, et s’attache à soulager une souffrance.
Que reste-t-il donc de cette question de vouloir connaître la part de « psychologique » dans les maux du corps ? Cette question a-t-elle un intérêt ? Si ce n’est que la réponse est un oui global : toute la pensée agit dans le corps ! Mais quel intérêt de quantifier, de chercher « la » cause : le fait de connaître la cause a-t-il jamais soulagé quelqu’un ?
Ne faut-il plutôt voir dans cette question le symptôme de nos échecs thérapeutiques ? Comme une tentative pour trouver une explication à ce qui échappe ? C’est d’ailleurs curieux de voir combien le mot Psychosomatique a chez nous une connotation négative. C’est toujours quand on arrive à rien qu’il s’impose : un peu comme la preuve de notre ignorance. Ce qui est paradoxal, c’est que nous sommes foncièrement des êtres « psycho-somatiques ».
Donc, n’allez pas donner d’explications « psychologisante » à vos patients sur pourquoi ils vont mal. Vous allez au mieux les embrouiller, au pire les aggraver ! Laissez-les venir, tous seuls, exprimer ce qu’ils ressentent, et accueillez-le, n’ajoutez rien.
Mais je vous sens un peu décontenancés … Voilà que je vous assène un paradoxe : ne faites pas de psychologie et vous serez bon psychologue ! Je me mets à faire de la thérapie brève sans vous dire de quoi il retourne. Entrons dans le vif du sujet :
Le concept de thérapie brève systémique est le fruit du travail d’une équipe de chercheurs américains implantés en Californie, à Palo Alto (on retrouve d’ailleurs souvent dans la littérature le nom d’école de Palo Alto pour faire référence à ces travaux). Tout cela remonte aux années soixantes, sous l’impulsion de John Weakland, de Richard Fisch et de Paul Watzlawick. Ces chercheurs ont trouvé leur inspiration dans un formidable courant de pensée qui s’est développé après la seconde guerre mondiale et dont l’objet était de comprendre les systèmes complexes sur la base des informations qu’ils échangent : c’est ce que l’on a appelé la cybernétique (Norbert Wiener, 1948). C’est ainsi qu’on a découvert les principes de rétroaction.
Ces études qui en premier lieu avaient des applications scientifiques ont inspiré Gregory Bateson qui utilisa ce modèle dans le cadre de la communication humaine. Ses travaux ont très largement nourri la réflexion de l’école de Palo Alto, tout autant que ceux de Donald Jackson avec les familles de psychotiques. Enfin, il est aussi nécessaire de souligner la contribution de Milton Erickson, le créateur d’une technique d’hypnose, dont la pratique thérapeutique, quelque peu en décalage avec les méthodes de l’époque, inspira ces chercheurs.
Parler de thérapie brève impose d’expliquer deux notions : le constructivisme et la systémique.
La tradition philosophique divise classiquement en deux camps les penseurs : les matérialistes et les idéalistes. Pour les premiers, les choses « sont » indépendamment de celui qui les regarde. Pour les seconds, c’est la pensée qui conçoit l’objet du regard. C’est ce genre de réflexion qui conduit Einstein à dire : « c’est la théorie qui détermine ce que l’on observe ».
Prenons un exemple : le stylo que vous avez entre les doigts, existe-t-il « en soi » ou bien existe-t-il du fait que votre regard se pose dessus ?
En fait, les deux réalités coexistent ensemble, mais ce que vous tenez dans vos doigts n’est pas ce que vous croyez. En effet, on sait depuis longtemps maintenant que les photons qui passent l’œil sont codés par les cônes et les bâtonnets. Cette information transite par le nerf optique pour atteindre le cortex visuel primaire, est ensuite dispatchée dans les cortex visuels secondaires qui la traite de façon spécifique (en fonction de leur forme, leur orientation, leur couleur, etc.) ; ce n’est qu ‘après (en une fraction de seconde) que le cerveau « reconstruit » (construit devrais-je dire) une image qui nous dit que nous tenons bien un stylo. Autrement dit, ce que nous voyons est ce que nous croyons, mais n’est pas ce qui est. Les images que nous avons « devant les yeux » sont une construction de notre cerveau (Heinz von Foerster
(2) , un biophysicien, fit en 1973 une intervention brillante sur ce thème).
Chacun donc construit une réalité très personnelle du monde qui l’environne, fruit des informations qui arrivent au cerveau et des associations avec les informations déjà stockées. La difficulté vient quand nous pensons que nous parlons de la même chose, avec le même langage. La réalité devient donc un concept difficile à cerner, c’est un concept « opérateur dépendant », façonné par notre histoire et nos croyances. Elle n’est en tout cas pas aussi unique que nous l’imaginons pour l’ensemble des personnes que nous sommes. Il devient alors difficile d’être normatif.
Aborder le second point est certainement plus évident ici, tant les idées systémiques ont influencé les sciences du vivant. L’idée centrale est que les choses sont interdépendantes de leur environnement et que l’on ne peut isoler un élément du système pour le comprendre puisque c’est le système dans son ensemble qui fait sens. Tout comme l’activité d’une cellule ne se conçoit que relativement au tissu auquel elle appartient, un individu ne peut se comprendre qu’à travers les interactions qu’il a avec son entourage (famille, couple, milieu professionnel, …). C’est en appliquant des analyses de ce type, que l’on a démontré en quoi certains modes de communication dans les familles peuvent faire « émerger » des enfants schizophrènes (avec une communication verbale ou non-verbale qui « dénie » systématiquement l’existence de l’autre et ne le confirme jamais dans la personne qu’il est, ou bien encore en créant une distorsion entre les sensations d’une personne et ce qu’on lui dit qu’il ressent
(3) ).
Ces principes maintenant posés, comment se conçoit une thérapie brève et systémique ?
Tout d’abord, la personne qui vient en consultation (on utilise le mot de client plutôt que celui de patient, car par définition ce n’est pas un malade qui vient consulter puisque le symptôme est « créé » par les interactions avec l’environnement) expose un problème qui la met en souffrance et demande de l’aide pour faire changer sa situation.
Sur cette base, le travail du thérapeute consiste à rechercher par quel processus, plutôt que par quelles causes, le client est en difficulté : il s’agit de se placer dans « l’ici et maintenant » et de saisir par quelles séquences d’actions le symptôme apparaît, ou pour le dire différemment, par quelles interactions avec l’environnement. Pourquoi ce travail ? Parce que l’observation montre que c’est bien souvent la façon dont nous intervenons systématiquement avec l’environnement qui pose problème ; ou comme le rappelle plus élégamment Paul Watzlawick : « c’est la solution qui est le problème ». En effet, c’est la solution que nous cherchons vainement à mettre en place, en espérant qu’elle résolve notre difficulté, qui bien au contraire la renforce . Le rôle du thérapeute consiste alors à trouver quelque chose qui va venir bloquer la solution jusqu’alors utilisée. Pour cela, il va lui falloir convaincre son client d’engager une action dont il sait qu’elle arrêtera la séquence interactionnelle pathologique.
Un exemple : Xavier est un jeune étudiant inscrit à l’université mais suivant peu les cours, il se vit à l’écart des autres ne se reconnaissant pas parmi les autres étudiants. Il parle de son adolescence plutôt en marge, fréquentant tantôt le milieu rock, tantôt le milieu skin ; donc de l’alcool (jusqu’à 4 litres de bière par jour), du cannabis, des bagarres. Son problème actuel, c’est un étrange sentiment d’anesthésie qui l’envahit depuis deux semaines, il ne se sent plus lui-même, met en doute ce qu’il perçoit, a des angoisses et des idées bizarres qui lui font peur et dont il a du mal à parler. Comment se débrouille-t-il pour tenter de résoudre ce problème, il s’isole, passe des heures sur sa console de jeux, erre dans Paris de longues heures, souvent la nuit. Au fond, ce que fait Xavier pour évacuer ses idées bizarres consiste à tenter de s’extraire de la situation où il se trouve, d’éviter de penser à ce qui lui arrive. Ce qu’il est alors proposé à Xavier c’est de noter sur un carnet, au moment où elles se présentent, ses idées bizarres. Finalement, les idées bizarres se sont révélées beaucoup moins inquiétantes qu’imaginées, pour totalement disparaître. Donc, en modifiant les paramètres de l’interaction (non plus éviter, mais s’intéresser) le symptôme se dissout.
Pour son travail, le thérapeute bref dispose de deux types de leviers :
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proposer, d’une part, des interactions nouvelles avec l’environnement sous la forme d’actions qui paraîtront souvent inattendues, saugrenues ou étranges. C’est ce que l’on appelle une tâche (c’est ce qui a été proposé à Xavier dans l’exemple précédent)
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suggérer, d’autre part, de nouvelles façons de regarder les évènements qui nous arrivent. Ce sont les recadrages. Ils ont pour fonction d’élargir notre point de vue sur le monde, de rendre possible le changement. Dans le cas précédent, les principaux recadrages ont porté sur la peur et l’angoisse.
On le voit, le thérapeute agit à la fois sur le corps et sur l’esprit. Sur le corps parce que quand il propose d’expérimenter une action, c’est tout le corps qui y participe, et le mouvement engagé va faire naître de nouvelles interactions avec l’environnement (l’enjeu est ici de rendre un nouveau mouvement possible). Sur l’esprit aussi, car c’est permettre au cerveau de s’affranchir d’une réalité perçue comme douloureuse en construisant un autre regard sur les choses, et de gagner en liberté.
Quand on connaît la thèse d’Henri Laborit, qui voit l’origine des pathologies dans le principe d’inhibition de l’action, on peut penser que ce mode d’intervention thérapeutique est donc « physiologique » au sens ou il libère l’action par rapport à l’environnement et où il permet au cerveau de construire une nouvelle réalité. Il est aussi écologique au sens où l’on respecte les ressources de chacun pour qu’une solution nouvelle se place, indépendamment d’une comparaison à une norme extérieure.
Pour terminer sur une image, on pourrait dire que la thérapie brève est aux psychothérapies ce que la physique quantique est à la physique classique. En regardant le monde comme étant composé de matière, la gravité et le temps apparaissent, il y a un avant et un après, il y a des causes. En regardant le monde comme étant fait d’énergie, il n’y a ni gravité ni temps, il n’y a ni avant ni après, les choses se placent dans l’instant et peuvent être partout. Bien sûr ces deux « réalités » coexistent. Nous avons donc le choix.
Voilà, je vous laisse à méditer une phrase écrite il y a près de deux mille ans par
Épictète :
« ce sont moins les choses qui troublent les hommes que l’idée qu’ils s’en font »
Jean-Philippe Véron, Psychologue
Ma
page Psycho-Ressources
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NOTES:
(1) L’erreur de Descartes (1997), Le sentiment même de soi (1999) – Editions Odile Jacob
(2) L’invention de la réalité – sous la direction de P. Watzlawick – Editions du Seuil, collection Point
(3) Une logique de la communication – P. Watzlawick, J. Helmick Beavin, Don D. Jackson – Editions du Seuil, collection Point
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