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. Loin de se figer dans une position dogmatique, l’auteur se tient au plus prés de la « poésie du terrain » dans ce texte aux accents poétiques émaillé de cas cliniques: « Alors que l’atelier touchait à sa fin, je m’approchai d’une très vieille dame qui regardait avec un grand sourire sa production picturale le pinceau à la main. – Il est très beau votre tableau madame. Ça vous dirait de l’afficher dans votre chambre ? – Ah oui ! je veux bien… Ce n’est pas moi qui l’ai fait… mais il est très beau… Elle posa sa main sur la mienne, une main froide, et son visage s’illumina quand, lui ôtant doucement le pinceau de la main, je lui proposais de l’aider. Je l’accompagnais jusqu’à sa chambre et je me vis en train de scotcher la feuille sur le mur et de me dire « Ce n’est pas ça,
l’art-thérapie… mais bon… ! » La théorie, c’est bien, ça va tout seul ; mais dans la pratique, il arrive que l’on se laisse surprendre, et bizarrement ça à l’air de continuer à soigner. Cette vieille femme m’a montré que l’objet est bien peu en regard d’une relation humaine. Sans doute est-ce au bout de la vie que l’on pardonne aux objets de nous avoir leurrés et que la soif d’une relation sans objet apparaît, mais c’est justement à cet instant que
l’Autre, qui a encore la force de courir, n’en a plus le temps. » |
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Par Jean-Pierre Royol, Docteur en psychologie |
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