![]() |
La bibliothèque de psychologie de Psycho-Ressources |
|
|
. La Psychologie Humaniste est née, de manière informelle, dans les années 50, autour d’Abraham Maslow, Rollo May, Carl Rogers, Allport et plusieurs autres. Ces spécialistes désiraient resituer l’homme au centre de la psychologie devenue de plus en plus scientifique, froide et déshumanisée. L’objectif était de créer une Troisième Force, « permettant de se démarquer à la fois des deux impérialismes envahissants de la psychanalyse orthodoxe et du comportementalisme (behaviorisme) accusés l’un et l’autre de traiter l’homme en produit de sa bio-chimie cellulaire et de son environnement familial et social et de l’avoir réduit à un objet d’études, au lieu de lui conférer le statut de sujet, responsable de ses choix et de sa croissance » (Ginger, 1987). Les principes qui sous-tendent le courant humaniste
favorisent donc la prise en charge de soi-même et de ses interactions
avec les autres. Ils ont pour but d’aider la personne à mieux se
connaître, à mieux voir comment elle fonctionne, à explorer les zones de sa
vie dans lesquelles elle est insatisfaite et à trouver des moyens pour mieux
composer et s'adapter aux situations nouvelles. La
Gestalt Thérapie La
thérapie gestaltiste est née d’un discours sur la santé et sur le
fonctionnement optimal de la personne et peut être vue comme un paradigme
d’une vie optimalement vécue. Selon
son fondateur, Frédéric Perls, elle a pour but de « développer le
processus de maturité et le potentiel humain et de combler les failles de la
personnalité pour rendre à l’individu sa totalité ».
Il s’agit de favoriser un processus de croissance et de prise de
conscience. Le thérapeute gestaltiste cherchera donc à faciliter le
cheminement du client afin qu’il puisse utiliser pleinement ses facultés
créatrices dans la manière de conduire sa vie, dans ses rapports aux
autres ou au monde. Ainsi,
le résultat de l’action thérapeutique ne sera pas le retour ou le passage à
un fonctionnement « normal », mais plutôt la création d’un
fonctionnement original permettant le maximum d’expression compatible avec la
vie en société. Une citation
magnifique de Goldstein (1934) exprime très bien, encore aujourd’hui, cette
perspective à laquelle j’adhère personnellement, à l’effet que :
« Le normal doit se définir, non par l’adaptation mais, au contraire,
par la capacité d’inventer de nouvelles normes. » La
puissance unique de la thérapie gestaltiste se manifeste dans la mesure où le
thérapeute peut se permettre d’être engagé dans un contact intense avec son
client, tout en s’appuyant sur un fonds clinique, théorique qui soit le plus
riche possible. Il ne s’agit donc
pas d’une relation de type spécialiste et client mais plutôt d’une
relation entre deux êtres humains. En ce sens, un des aspects le plus fécond du travail thérapeutique
se situe dans ce qui émerge directement, dans "l'ici et maintenant",
entre la personne qui consulte et le thérapeute. C'est une dimension importante qui s'avère généralement être
à l'origine du déclenchement de progrès et prises de conscience fort
pertinentes pour la croissance et le cheminement du consultant. .. |
|
Ce texte est la
propriété de François Bertrand. Toutes reproductions sans
l'autorisation de l'auteur est interdite. |