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Les richesses peu connues de la dépression (partie 1) Cliquer ici pour la suite Par
Julie Morin |
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En général, les personnes saines
cherchent à vivre divers états agréables tels que la joie, l'enthousiasme, le
dynamisme créateur... et à éviter les états désagréables tels que la
tristesse, l'ennui, la stagnation, etc. Dans cet article, je m'appliquerai à
vous démontrer comment il peut être sain également de connaître et parfois même
de rechercher ou d'aller au devant de certains états désagréables de prime
abord. Je parlerai tout spécialement de l'état dépressif, de la dépression
comme on l'appelle couramment. Je vais mentionner trois types de dépression et
divers types de richesses que nous pouvons découvrir à travers ces expériences.
J'espère que ceux et celles parmi vous qui vivez certains états dépressifs
pourrez retirer de cette lecture une nourriture nouvelle pour votre épanouissement
personnel. En tout premier lieu, je vais parler de la dépression liée à la
conscientisation. Lorsque notre conscience se développe, nous découvrons une
multitude d'éléments à l'intérieur de nous et à l'extérieur de nous (dans
la société) que nous n'avions pas remarqué auparavant. Cette découverte comporte
des éléments plaisants, évidemment, mais elle comporte aussi un certain
nombre d'éléments déplaisants. Par exemple, découvrir en soi de l'orgueil,
de la dépendance, de la peur... et découvrir autour de soi des mensonges, des
manipulations, des fraudes, etc... Ceux et celles qui n'ont pas conscience de
ces éléments ne peuvent pas s'en attrister, mais ceux et celles qui en ont
conscience peuvent devenir tristes, découragés, dépressifs... |
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. Les individus qui se conscientisent volontairement, sans attendre que la vie les
invite à le faire par la force, connaissent ce type de dépression plus tôt
dans leur vie, mais connaissent également plus tôt les richesses d'avoir dépassé
ces situations dans leur vie. Autrement dit (et en lien avec les exemples donnés
plus haut), au niveau individuel: avoir pris le temps d'éliminer son orgueil,
ses principales dépendances, ses peurs les plus hypothéquantes, etc... Et au
niveau social: avoir appris à composer avec les éléments malsains découverts,
par exemple en s'impliquant dans une ou plusieurs causes sociales, en créant de
nouvelles structures qui nous plaisent davantage, ou encore, en sachant dorénavant
qui sont les individus ou les groupes à qui nous pouvons faire confiance et qui
sont ceux à qui il est sage de ne pas faire confiance. Je vais maintenant mentionner un deuxième type de dépression et les richesse
qu'elle contient. Ce type de dépression est celui qui est relié à la perte:
perte d'un conjoint, perte d'un enfant, perte d'un travail, perte d'un bien précieux,
perte de sa santé... Lorsqu'un être vit une ou plusieurs pertes simultanément,
il est naturel qu'un état dépressif survienne puisque son univers de vie se
trouve grandement transformé, bousculé, et que les repères habituels, les
satisfactions habituelles qui sont tout à coup disparues, laissent un grand
vide porteur de tristesse. La richesse qui se cache au fond de ce type de dépression
est multiple. D'abord, il y a la force intérieure et l'autonomie de la personne qui seront
mises à l'épreuve. Lorsque la perte aura été surmontée, une force et une
autonomie beaucoup plus grande auront été acquises. Ensuite, afin de surmonter
la perte, le potentiel de créativité sera mobilisé. Par cela, la personne qui
vient de perdre quelque chose de précieux, se retrouvera à emprunter de
nouvelles avenues, à parler à de nouvelles personnes, à essayer de nouvelles
activités, et dans ce processus, elle se découvrira de nouvelles capacités créatrices.
Ainsi, sa dépression lui aura permis de découvrir en elle de nouveaux talents,
de nouveaux goûts, de nouvelles amitiés... Aussi, suite à sa perte, la personne disposera d'un nouveau point de vue,
d'un nouveau point de comparaison, qui fera en sorte qu'à l'avenir, elle
appréciera davantage ce qu'elle aura, sachant par expérience qu'elle peut le
perdre, et si elle vit de nouvelles pertes, elles seront possiblement vécues
avec moins de difficultés parce que son système nerveux se sera renforci par
le passé, ce qui fera en sorte de faire paraître les nouvelles difficultés
comme étant plus petites. En réalité, ce n'est pas nécessairement le cas,
car la souffrance devant la perte est subjective, relative. Ceux et celles qui
ont connu dans leur passé de grandes pertes savent qu'il y a très peu de
possibilités qu'ils puissent de nouveau être ébranlés comme ils l'ont été
autrefois. Et cela, que nous pourrions appeler en quelque sorte une
assurance interne nouvelle ou une sécurité interne nouvelle, c'est une grande
richesse. |
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