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Pourquoi on n'arrive pas
à jouir des bons moments

Par Denise Noël
Intervenante en relations humaines et en création
Montréal, Canada
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Pourquoi on n'arrive pas à jouir des bons moments

La joie, la liberté, l'amour, est-ce qu’on ne rêve pas tous de ça?
Les vacances et les congés arrivent toujours avec leurs promesses de bonheur. Les odeurs de lilas ou de B.B.Q, de feu de bois ou de sapin, nous font miroiter des moments exquis dans la nature, des instants d’abandon avec nos proches, des heures jouissives de farniente ou de folles escapades hors des sentiers battus.
Parfois c'est magique: nos vacances et nos temps libres répondent parfaitement à nos rêves, à nos besoins. On s’en met plein la face, plein le cœur, plein les bras.

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Mais, c'est souvent pendant les temps de repos ou les fins de semaines que les couples se chicanent le plus et que les gens seuls ont les bleus. 
Libérés de nos obligations et de notre routine, on se retrouve face à nous-mêmes, à notre amoureux(se), à nos enfants : une plage d'intimité et pas toujours sur la plage avec la personne de nos rêves!
Les conflits et les déprimes continuent à faire les manchettes de notre quotidien et à apparaître dans les rubriques de nos conversations. Et, souvent on ne prend pas le temps de jouir du moment, de s’ouvrir à ceux qu'on aime et de se détendre au contact de ce qui nous entoure.

Pourquoi? Par peur. Peur de l'intimité, peur de ce qu’on ressent, peur de l’imprévu. 
Mais aussi par peur de s’ouvrir et de s’abandonner à ce qui est bon parce que ça nous sort du connu et du contrôle.

En plus, ce qui goûte bon est l’ennemi numéro 1 du ressentiment.
Si vous couvez un bon gros ressentiment ou que vous êtes friands de contrôle, vous aurez donc de la difficulté à vous abandonner à ce qui est heureux et délicieux. 

Pour vous garder sous leur emprise, ces deux fiers-à-bras vont plutôt vous faire regretter le passé, craindre le futur, lever le nez sur ce que vous vivez maintenant, projeter des intentions douteuses sur ceux qui vous aiment, courir après ceux qui ne veulent rien savoir de vous et fuir vers ce qui est absôôôlument inaccessible. 

Pourquoi? Pour vous garder insatisfaits, en état de résistance, de combat avec vous-même et votre entourage, et les entraîner avec vous dans ce que vous connaissez et contrôlez plutôt que de les suivre au paradis. 

Pourquoi ? Parce que reconnaître, goûter et partager ce qui se passe de bon dans le moment présent implique un lâcher prise, une ouverture et une appréciation de soi et de l’autre qui sont l’antidote de la rancœur et qui nous font descendre de nos tours de contrôle.
Ce manque d’abandon et de présence crée un vide, une dépression, un ennui qu'on fuit ou qu'on essaie de remplir par des choses extérieures qui ne font pas l'affaire parce qu'elles ne répondent pas au vrai besoin. 

On s’ennuie parce qu’on est coupés de nos élans, de nos réels besoins, de nos sentiments, de nos inspirations. On s’ennuie de soi-même, qu’on soit seuls ou entourés de gens.
Pour faire un peu d’action et créer de l’intensité, les projections, les conflits et les rencontres indésirables (le type d’à côté qui nous tombe sur le gros nerf) se multiplient. 

Nos conjoints sont trop collants ou absents à notre goût, nos enfants deviennent des p’tits chenapans déchaînés, nos voisins envahissent notre planète, même les mouches noires se font un malin plaisir de s’acharner sur nous !

Plutôt que de vous enliser dans des conflits qui tournent en rond ou d’accumuler les frustrations, que diriez-vous de faire de la prévention et de prendre le pouls de votre vie en vous posant des questions amoureuses créatrices?

En voici quelques-unes : de quoi avez-vous vraiment le goût, quel est votre plus grand besoin, qu’est-ce que vous ressentez réellement, qu’est-ce qui vous allume et vous comble, quand vous sentez-vous à votre meilleur, qu’est-ce que vous aimez le plus dans ces moments-là, quelle attitude avez-vous? 

Gardez ces questions en bouche un bon moment et prenez le temps de laisser venir les réponses sans forcer ou vous casser la tête, c’est les vacances après tout!
Choisissez d’embrasser ce qui vous vient au fur et à mesure, de l’exprimer quand c’est le temps et de savourer ce qui est bon quand c’est là.

Et, si vous n’y arrivez pas, ne vous tapez pas sur la tête : acceptez-le de bon coeur et prenez congé de vos performeurs trop zélés et de vos critiques acharnés. 

C’est le temps des vacances, vous vous rappelez ?. 

Par Denise Noël
Intervenante en relations humaines et en création
Montréal, Canada
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