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L'art
de la sexualité sacrée
(Extrait de conférence)
Extraits de l'introduction
Nous allons ensemble entrer dans un sujet passionnant l’art de la sexualité sacrée.
Après 20 ans de pratique du Yoga, s’est imposée à moi l’idée de faire en quelque sorte « entrer l’état d’esprit du yoga » dans la chambre à coucher.
Et qu’est ce qui caractérise la pratique du yoga ? Principalement, la conscience, conscience du geste, conscience du souffle, pour conduire progressivement au vide mental qui s’appelle aussi la méditation. Pour les occidentaux qui bénéficient d’une scolarité, l’identité tend à s’appuyer sur « Je pense, donc je suis ».
Il y a là une sorte d’identification de l’être à son système réflexif, donc à son mental. Ce que nous appelons couramment l’ego sera principalement la résultante du processus par lequel nous tendons à croire que nous sommes ce que nous pensons, ce qui nous conduit à vouloir avoir raison. Fonctionner dans l’ego conduit donc essentiellement à un sentiment de séparation d’avec les autres.
L’idée même que « Faire l’amour » puisse être une méditation semble être étrangère à nombre d’entre nous. Pourtant, nombreux sont ceux et celles qui ont le désir secret non pas de moraliser la sexualité, non pas de la restreindre mais au contraire de l’épanouir. Hélas, nous ne semblons pas disposer dans notre culture des éléments qui nous permettraient de relier aisément le spirituel et le sexuel et d’intégrer en nous le caractère sacré de la sexualité. Tout comme nous ne semblions pas disposer d’outils pour aborder des moyens d’intériorisation et de concentration. On assiste donc à une pénétration progressive dans notre culture d’apports orientaux.
Ce fut le cas avec le yoga, il y a de cela plus de vingt ans, et cela semble être le cas de la même façon avec ce qu’il est convenu d’appeler le tantra, même si l’association tantra-sexualité est extrêmement réductrice. Il n’en reste pas moins vrai que l’approche du tantra va offrir aux occidentaux une manière différente d’aborder la sexualité. Pour bien comprendre ce dont il s’agit, il semble nécessaire d’identifier la manière dont nous est présentée la sexualité et le rapport que nous avons à nos organes génitaux. Le plus souvent ils sont désignés en des termes peu valorisants qui semblent traduire une gêne à reconnaître les instruments même par lesquels nous avons reçu la vie. En témoignent la densité de blagues à ce propos, des chansons telles que celle de Pierre PERRET sur le zizi, etc.
Si l’on s’attache non plus à la seule dimension physique de nos organes génitaux mais également à leur dimension énergétique, on se rend bien compte que pour atteindre leur dimension sacrée, nous allons devoir accomplir un véritable travail de guérison. Bien entendu, lorsque nous suivons dans la presse des affaires de pédophilie, de viol ou d’abus, nous sommes le plus souvent dans un état qui nous conduit à être horrifié des actes des auteurs sans nous rendre compte que la responsabilité est plus partagée que nous le croyons habituellement. La plupart des études tendent à démontrer qu’il existe encore une chape de plomb sur le nombre de victimes des abus sexuels. Certains chercheurs avancent des chiffres selon lesquels 10 à 20% de la population pourrait être concerné par un abus sexuel.
Par
Pierre Lassalle, Psychothérapeute, Enseignant Biosynergie Brest, France
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