La bibliothèque de psychologie de Psycho-Ressources

.

.
L'amour est un objet d'art
pas comme les autres
(présentation de livre)
Par Hugette & Patrick Estrade
Nice, France
Voir ma page Psycho-Ressources

.

LES AUTEURS

Huguette Estrade...

... est artiste-peintre. Elle vit et travaille à Nice. Après des études d’arts plastiques et de morphopsychologie, elle s’intéresse à la calligraphie, la philosophie et la peinture chinoises. Expositions individuelles et collectives. 

.
Patrick Estrade... 

... est psychologue et psychothérapeute. Il a écrit plus d’une douzaine d’ouvrages. Installé à Nice, il pratique la psychothérapie en cabinet, donne des conférences et assure des formations un peu partout en Europe. Son dernier ouvrage, « Ces souvenirs qui nous gouvernent », a été traduit en 6 langues.

EN BREF

Parler d’amour avec des mots mais aussi avec un pinceau et de l’encre.
De l’encre pour parler des émotions et des interrogations de l’homme et de la femme d’aujourd’hui.
De l’encre pour dessiner l’indicible et pour comprendre ce qui fait notre monde intérieur, notre foi en la vie et en l’amour,
De l’encre pour que s’opère cette subtile alchimie de la distance et de la proximité afin que chacun puisse laisser voguer son imagination et construire sa propre histoire.

Ce livre est la rencontre d’une artiste peintre et d’un psy, mari et femme dans la vie.

PRÉFACE

Trois petits mots en guise de préface

L’idée est venue comme ça, un jour que nous étions dans le bureau de mon éditeur. Nous regardions ensemble les dessins originaux qu’Huguette avait retenu pour mon livre « Reflet d’infini » plus quelques autres travaux d’elle. Un peu par boutade, un peu par provocation, mon éditeur m’a lancé : « Et si vous inversiez les rôles ? Et si pour une fois, c’était vous, Patrick qui mettiez des mots sur le travail d’Huguette ? 

C’était en 2004. Ça a pris du temps. Huguette travaille vite son art plastique, mais elle le mûrit très lentement. Toute tentative d’ingérence est considérée comme un envahissement et sanctionnée d’une grève de bonne volonté immédiate. Je le sais. Je ne m’y risque pas. J’ai donc attendu. Mais pas sans rien faire. En regardant dans son atelier, le plus petit du monde à ce jour (à peu près de la taille des échoppes des joailliers du Ponte Vecchio à Florence), en regardant dans son atelier, disais-je, j’ai pu voir à la dérobée quelques encres de chine et je m’en faire une idée. Des provisions aussi.

Et puis un jour, elle m’a remis une pile de travaux, haute d’une quinzaine de centimètres, dans un emballage de papier de soie brun un peu froissé, fermé par une ficelle, à la manière des japonais et elle m’a dit : « tiens ! ».

Ça tombait mal, j’étais de mauvaise humeur car j’avais des tas de choses qui n’allaient pas comme je voulais ce jour-là. Alors, j’ai déposé le paquet sur mon bureau, et j’ai dit : « Bon… Merci », sans autre commentaire.

Quand je me suis senti prêt et disponible, j’ai ouvert le paquet. Avec hésitation. Un travail d’artiste, ça ne s’ouvre pas comme une boîte de « raviolis». J’ai d’abord feuilleté à la va-vite ces encres de chine, un peu comme on comptabiliserait les pièces d’une fouille archéologique avant d’en faire l’inventaire détaillé. Par crainte aussi qu’un dessin indésirable qui me plairait moins que les autres ne se soit glissé entre les feuillets. J’y suis revenu ensuite. J’étais en pays connu, je reconnaissais l’écriture. 

Tout artiste possède une écriture ; un monde qui lui est propre et dont il nous donne sa vision. C’est ce qui rend le travail de l’artiste si mystérieux. C’est ce qui le légitime aussi. Un jour, mon philosophe de psy m’a dit : « l’art, c’est la réalité vue au travers d’un tempérament ». Eh bien c’est cela, le travail de l’artiste. Une lecture et une réécriture de la vie vue au travers du prisme de son tempérament.
Dans cette série, Huguette a interrogé les deux éléments que sont l’air et la terre ainsi que la verticale et l’horizontale qui s’y rattachent. Le mot « funambule » m’est tout de suite venu à l’esprit. On imagine des balanciers, des fils, des personnages en suspension. 

Qui dit funambule dit équilibre bien sûr, mais aussi vacillement, vertige. L’existence se dit ici, avec toute sa force et toute sa fragilité. Sa poésie aussi. Les personnages entrent dans le dessin et s’y suspendent comme la cigogne suspend son pas. Va, semblent-ils dire, et sois vigilant sur le chemin. Même si Huguette sait, comme nous le savons nous-mêmes, qu’il n’y a jamais de chemins. Tout au plus des refuges, des lieux de rencontre…

Huguette est une femme très relationnelle. Elle communique vite et facilement avec tout le monde. Petite déjà, elle s’installait sur le balcon de chez elle et parlait avec les passants, en bas. A présent, elle continue, d’une autre manière. Elle nous interpelle et nous parle des sentiments, des émotions, des interrogations, des hésitations de l’homme et de la femme d’aujourd’hui. De leurs doutes et de leur fragilité aussi. Bref de leur humanité première. C’est cette humanité première que j’ai essayé d’accompagner avec mes mots. J’espère ne l’avoir pas trahie…

Patrick Estrade
Janvier 2007

Plus un quatrième…

Des textes qui « illustrent » des dessins et leur donne une certaine lumière, pourquoi pas ? Éclaireur est un mot qui va bien à un psychologue. Mettre des mots sur des images, c’est inhabituel et intéressant. Mais difficile aussi.
Au début, il a eu du mal. Je ne voyais rien venir. Changer le sens de notre collaboration lui a posé problème. Pas facile de produire quelque chose à partir d’une contrainte. 

Huguette Estrade
Janvier 2007

Voir la page Psycho-Ressources de Patrick Estrade
.

Ce texte est la propriété de Patrick Estrade. Toutes reproductions sans l'autorisation de l'auteur est interdite. 
Conception et mise à jour  A. Rioux - PSYCHO-RESSOURCES - Tous droits réservés.