La violence fait des ravages partout ! Au travail. À la maison. Et elle se manifeste de différentes façons : sarcasme, ironie, jugement, critique, intimidation, harcèlement, manipulation, coups, abus, cries, insultes. Peu importe les formes qu’elle prend, elle fait toujours du tort à ceux qu’on aime, détruit nos relations et finit par détruire notre estime de soi. Puisque la violence génère la violence, comment la dénouer et sortir de son cercle vicieux ?
En fait, la violence est l’exercice d’un pouvoir par lequel un individu cherche à contrôler son environnement dans le but de trouver une réponse immédiate à ses besoins, et cela au détriment des autres. Elle est donc une forme de communication non respectueuse et témoigne d’un important désir de pouvoir et d’une grande insatisfaction des besoins de l’individu. Elle est souvent tournée contre l’extérieur, mais peut aussi se retourner contre soi, spécialement lorsqu’un individu ne se respecte pas lui-même.
Les personnes qui font usage de violence sont ravagées par une colère intérieure, issue de nombreux mécontentements, qui est généralement tournée contre l’extérieur. Ces individus souffrent et ont souvent du mal à identifier leur vécu et leurs besoins et à les communiquer de façon responsable à leur entourage. Ce faisant, ils se placent dans des situations problématiques, manquant de sensibilité envers eux-mêmes, et accumulent des frustrations, ce qui les amène finalement à manquer de sensibilité envers les autres. Le cycle classique de la violence est le suivant :
- Refoulement
- Vision partiale et réductrice de la réalité
- Diabolisation de l’autre et recherche de justifications
- Action violente
- Culpabilité, honte et autopunition
- Retour au refoulement
Notons que certains individus passent leur vie à manifester des formes subtiles de violence telles que le sarcasme, le jugement et la manipulation. Ces individus agissent avec violence même s’ils ne sont pas souvent accusés de le faire. Dans leur cas, le cycle de la violence est différent puisqu’ils évacuent leurs frustrations de façon régulière, mais par des moyens détournés. Ils ne parviennent pas plus que les autres à trouver une réponse satisfaisante à leurs besoins. De plus, leur attitude stimule constamment le conflit avec leur entourage.
En conclusion, le cycle de la violence maintient les individus dans un état d’impuissance puisqu’ils n’arrivent jamais à trouver une réponse satisfaisante à leurs besoins. Ce cycle ne peut que se perpétuer tant et aussi longtemps que l’individu ne prend pas conscience qu’il a besoin d’aide.
Mon approche thérapeutique
A priori, mon approche n’est pas confrontante. Elle se veut plutôt compréhensive et acceptante. Elle permet de faire la distinction entre ce que la personne est fondamentalement, et les actions qu'elle pose. Elle amène le client à conscientiser ses gestes de violence, à comprendre son fonctionnement psychique et à mieux repérer les situations qui l’irritent. Par la suite, il apprend à récupérer sa responsabilité et son pouvoir dans sa vie et à trouver d’autres façons de s’occuper adéquatement de ses besoins. Ainsi, mon approche est essentiellement humaniste, mais il y a également un volet éducatif et social.
Je suis intervenant psychosocial pour l’organisme «Après Coup» et j’y anime des thérapies de groupes pour hommes violents. Je sais comment intervenir efficacement pour enrayer toutes formes de violence, des plus directes aux plus subtiles. De plus, j’anime des ateliers sur la communication en entreprise. J'aide des gestionnaires et des employés à trouver des stratégies afin de s’occuper adéquatement de leurs besoins et d'atteindre des résultats. Enfin, je pratique la thérapie individuelle en cabinet. J'y aide des personnes à faire la paix en elles-mêmes et avec leur entourage et à récupérer leur dignité et leur pouvoir de création dans leur vie. |